La prison complique l'accueil des sans-abri

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Le directeur général de la Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi, Michel Saint-Gelais

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Le déménagement de la prison régionale à Roberval complique la tâche des intervenants de la Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi. La communication est déficiente, estime le directeur général Michel Saint-Gelais.

«Depuis le déménagement, nous avons rencontré plusieurs problèmes, puisque certains détenus ont comme ordonnance de se présenter à la Maison d'accueil lorsqu'ils sont libérés. Auparavant, nous étions mis au courant par la prison de Chicoutimi, mais, depuis le déménagement, ça ne va pas vraiment bien. Nous avons dû refuser une dizaine de détenus libérés, qui avaient pourtant une ordonnance de la Cour, car on ne nous avait pas informés et nous étions complets», explique Michel Saint-Gelais.

Par exemple, si un détenu de la prison de Roberval comparaît au Palais de justice de Chicoutimi et est libéré sous conditions de se présenter à la Maison d'accueil de la rue Lafontaine, l'individu n'a d'autre choix que de s'y rendre. Toutefois, depuis le déménagement de la prison, la direction n'est pas, la plupart du temps, avertie.

«Le gars arrive chez nous avec son ordonnance, sans ses effets personnels, qui sont toujours à la prison de Roberval. Le gars nous dit qu'il doit vivre quelque temps à la Maison d'accueil, mais nous n'avons plus de place, étant donné que personne ne nous a informés de la situation. Il ne sait pas non plus comment aller chercher ses effets personnels à la prison, alors ce sont des intervenants de chez nous qui doivent aller les chercher. Ça engendre des déplacements et des coûts. Depuis le déménagement des détenus à Roberval, nous avons eu une dizaine de cas du genre. Il n'y a aucune communication», explique le directeur général Michel Saint-Gelais.

«J'ignore comment on peut régler ce problème, mais il devra être réglé rapidement. Ça ne peut pas continuer comme ça», ajoute M. Saint-Gelais, estimant que le déménagement s'est fait peut-être un peu trop rapidement et que certains problèmes n'avaient pas été envisagés.

Étant donné que certains ex-détenus n'ont pas de domicile fixe, l'ordonnance de se présenter à la Maison d'accueil pour sans-abri est régulièrement prononcée au Palais de justice de Chicoutimi.

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