Trottier propose de certifier les organisations écologiques

L'ancien député péquiste Denis Trottier... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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L'ancien député péquiste Denis Trottier

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Une certification pour assurer la crédibilité des grandes organisations écologiques. C'est ce que propose l'ancien député péquiste et responsable de la Forêt dans le gouvernement de Pauline Marois, Denis Trottier, pour mettre fin aux attaques de Greenpeace contre l'industrie forestière.

Ce dernier était l'invité du Cercle de presse du Saguenay pour faire part de ses réflexions concernant l'avenir de l'exploitation de cette ressource, deux ans après la tenue du grand sommet régional sur la forêt.

« Si c'est bon pour les industriels, pourquoi ne serait-ce pas bon pour les organisations écologiques qui sont de grandes entreprises? Au début des groupes écologiques, on ne voyait que des bénévoles. Mais aujourd'hui, certaines sont des "business". Elles aiment ça certifier les autres, ça devrait leur faire plaisir d'être certifiées. J'ai même une suggestion pour le nom, la CCE, la certification de crédibilité environnementale. Si une grande organisation écologique se faisait prendre par exemple à propager de fausses informations, elle risquerait de perdre sa certification », suggère l'ancien député de Roberval, qui compte travailler sur cette suggestion dans les prochains mois.

Même s'il a perdu ses élections contre Philippe Couillard, Denis Trottier n'a pas arrêté le travail sur le terrain. Il continue de défendre ardemment la filière forestière, parce que les libéraux n'ont pas réussi à améliorer la situation. Au contraire, ils semblent avoir empiré les choses, croit l'ancien député.

« J'ai accepté de perdre mes élections contre Philippe Couillard. Mais j'aurais au moins aimé que ça donne quelque chose. Est-ce que les choses ont changé ? Malheureusement, la présence du premier ministre n'a pas été déterminante ni miraculeuse. Et ce que l'on verra plutôt bientôt, c'est une nouvelle vague de consolidation des entreprises qui ne fonctionnent pas à pleine capacité. D'après ce que j'ai entendu, il y aura une nouvelle ronde de fermetures d'usines et encore une fois des pertes d'emplois par centaines voir par milliers », prévient M. Trottier.

La filière forestière a besoin d'un investissement massif, insiste l'ex-député, dénonçant du même coup l'aide substantielle offerte à Bombardier.

« Je comprends que c'est une entreprise importante pour le Québec, mais en terme d'emplois, le monde forestier est tout de même 3 et même 4 fois plus grand. Je me demande parfois si Bombardier était au Saguenay-Lac-Saint-Jean, plutôt que dans la région de Montréal, si le soutien aurait été le même? Québec a annoncé moins de 250 millions sur 5 ans. Quand on compare cela avec le deux milliards de la Caisse de dépôt et le 1,3 milliard du gouvernement dans Bombardier pour un total de 3,3 milliards, c'est peu. Pour relancer le monde forestier, il faudra de l'argent, une vision à long terme et une passion. Sincèrement je ne vois aucun des trois à l'horizon », déplore-t-il.

Mais il n'y a pas que l'industrie forestière qui écope. La région est attaquée de toute part depuis l'arrivée des libéraux, clame le péquiste.

« Il n'y a jamais eu autant d'attaques contre les régionaux, sur le plan de la forêt, il ne se passe rien. Mais on passe au "bat" dans tout. Ça n'a jamais été aussi tranquille au niveau économique que présentement », plaide-t-il.

« Il y aussi ce qui se passe avec Rio Tinto. Serge Simard désapprouvait les récentes décisions de Rio Tinto. Et il avait raison. La compagnie avait 10 000 jobs pour de gros privilèges. Là, elle a 3500 emplois et elle veut garder les mêmes privilèges. Ça ne marche pas. Mais son premier ministre lui a dit de rester tranquille. Il va falloir un moment donné se tenir debout. Ce n'est pas vrai qu'on va accepter qu'une grande multinationale supprime les emplois et qu'on va lui dérouler le tapis en plus. Il y a un bout d'être colonisés! »

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