Sucre d'or: projet d'hébergement touristique de 2 millions $

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Les frères Néron ont acheté l'érablière et la cabane à sucre il y a huit ans.

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L'érablière au Sucre d'or de Laterrière a un projet d'hébergement touristique de 2 millions $ qui vise à attirer les motoneigistes et les touristes européens sur son site.

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La fin de semaine de Pâques en est une des plus achalandées à la cabane à sucre.

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Sylvain Néron, copropriétaire de l'érablière au Sucre d'or, pose ici avec son fils Vincent. Le frère de Sylvain, André Néron, aussi copropriétaire, est absent de la photo.

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Les copropriétaires de l'entreprise familiale, les frères Sylvain et André Néron, comptent construire une petite auberge de 12 à 15 chambres près de la cabane à sucre. Le tout pourrait aussi prendre la forme de quelques petits chalets.

Les frères Néron souhaitent aussi bâtir deux chalets d'observation directement dans l'érablière. Les petites installations offriront un hébergement proche de la nature observer les animaux sauvages.

Ils comptent commencer à défricher le secteur visé pour l'auberge dans les prochains mois. Les propriétaires espèrent que leur projet d'hébergement touristique pourra être inauguré à l'été 2017.

Depuis trois ans, l'érablière accueille les motoneigistes, qui sont maintenant nombreux à arrêter au relais de motoneige pour un repas. C'est en constatant l'intérêt des motoneigistes pour l'endroit, ainsi que le nombre grandissant de touristes européens qui désirent visiter l'érablière, que l'idée d'offrir de l'hébergement leur est venue.

« Il y a une diversité d'espèces dans l'érablière, et elles sont facilement observables avec la forêt clairsemée. C'est de toute beauté, nous avons une douzaine d'orignaux, des ours noirs, des oiseaux de proie, c'est magnifique », souligne Sylvain Néron, rencontré lundi à l'érablière familiale, située sur le chemin de la Chaîne, près du village.

Cette beauté sauvage l'émerveille depuis que lui et son frère ont acheté l'érablière il y a huit ans. Il raconte avec fascination la fois où il a vu une femelle orignal réussir à passer avec souplesse sous le système de tubulure, ou cette autre fois où un rapace a plongé devant lui sur un petit rongeur, « comme dans les films ».

À vrai dire, l'ancien chasseur a maintenant remisé son arme. « La dernière fois que j'ai tué un orignal, je l'ai regardé, et je me suis dit que c'était la pire erreur de ma vie », laisse-t-il tomber.

« On ramollit en vieillissant! » ajoute-t-il en riant. Il ne chasse même plus lui-même les écureuils. Les petits animaux aiment bien ronger le système de tubulure et sont reconnus pour causer des maux de tête aux acériculteurs.

Sylvain Néron souhaite maintenant faire découvrir cette faune aux touristes. « Nous recevons plusieurs touristes européens qui souhaitent découvrir la forêt. Ils aiment venir voir les couleurs de l'automne. Pour plusieurs Français, voir un orignal, c'est un rêve. »

Le producteur estime que 15 000 à 17 000 personnes visitent l'érablière chaque année. L'érablière au Sucre d'or mise sur la manne touristique pour ouvrir maintenant ses portes pendant les quatre saisons.

Que ce soit pour une visite du site, un repas, un événement spécial, les frères Néron accueillent touristes et visiteurs locaux pendant toute l'année.

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Sylvain Néron, copropriétaire de l'érablière au Sucre d'or, prend plaisir à répondre aux questions des visiteurs.

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Les frères Néron ont investi quelque 700 000 $ dans les trois dernières années pour acheter un évaporateur et les équipements nécessaires à la production de sirop d'érable.

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De quoi assouvir une soif du dépassement

Ancien courtier d'assurances, Sylvain Néron a tout laissé tomber, à la recherche de nouveaux défis. Et avec la nouvelle érablière familiale, les deux frères propriétaires n'en manquent pas.

«Des fois, je me demande pourquoi je travaille 90 heures par semaine, et ce que ça me donne de faire tout ça», laisse tomber le copropriétaire de l'érablière au Sucre d'or de Laterrière.

Pourtant, il ne cesse d'élaborer des projets, de penser à ajouter tel bâtiment, tel équipement ou à travailler sur sa mise en marché. C'est que Sylvain Néron est un passionné, et son nouveau métier d'acériculteur semble lui convenir à merveille.

Lui et son frère ont investi quelque 700 000$ dans les trois dernières années pour s'équiper d'un système de production et de transformation de la sève en sirop d'érable. Près de 5800 entailles sont maintenant réalisées dans l'érablière.

Dans le nouveau bâtiment qui abrite l'évaporateur et les différents équipements, situé à l'arrière de la cabane à sucre, l'entrevue avec Le Quotidien s'est rapidement transformée en petite conférence, M. Néron n'a pas hésité à répondre aux questions de la dizaine de visiteurs qui s'y trouvaient et qui se sont joints à nous.

Il leur a fait visiter les installations, expliqué le processus de transformation et a partagé différentes anecdotes, visiblement heureux de partager son savoir.

Mise en marché

L'érablière au Sucre d'or en sera cette année à sa troisième saison de production de sirop d'érable. Les quelque 16 000 livres de sirop d'érable sont utilisées pour les besoins de la cabane à sucre. Quelques produits sont vendus dans des commerces locaux. Certains restaurants achètent aussi du sirop d'érable.

Les propriétaires travaillent à la mise en marché du produit en conserve.

«C'est compliqué: il faut aller chercher les quotas et il y a plusieurs éléments à considérer», précise M. Néron.

Il s'attend à ce que la saison, quelque peu en retard cette année, débute dans les prochains jours. Pour favoriser la coulée, la température doit être douce le jour et froide la nuit.

Le producteur s'attend à connaître une saison semblable à celle de l'an dernier.

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