La saison de moto approche

Le président du Club moto Saguenay, Réjean Lemieux,... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le président du Club moto Saguenay, Réjean Lemieux, et le président de l'Association mototourisme de Jonquière, Gaétan Girard, entourent Marlène Bilodeau, une adepte de la motocyclette depuis plus de 30 ans

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Qui dit arrivée du beau temps, dit arrivée des motocyclettes et autres véhicules à deux roues sur le réseau routier du Saguenay-Lac-Saint-Jean. En ce sens, les cinq clubs de motocyclistes de la région se frottent les mains à l'idée de lancer la nouvelle saison.

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Chaque début de saison dans les clubs de motos du Saguenay est marqué par un rappel des techniques de conduite et des règles de sécurité. 

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Au Saguenay, deux associations affiliées à la Fédération motocycliste du Québec (FMQ) se lient afin de faire de l'année 2016 un franc succès, soit l'Association mototourisme de Jonquière et le Club moto Saguenay. 

Avec ses routes sinueuses agrémentées de décors enchanteurs, il faut dire que la région est une place de choix pour les amateurs de moto.

«Il y a un beau réseau routier ici et on est privilégiés, soutient le président de l'Association mototourisme de Jonquière, Gaétan Girard. On a accès à plusieurs routes qui nous permettent de sortir de la région. Il faut dire que plus la route est tortueuse, plus c'est agréable de rouler en moto.»

En théorie, il est légalement possible de rouler à moto sur les routes de la province depuis le 16 mars. La date visée par les clubs régionaux est toutefois le début avril.

«Il y a un bel échange avec les autres associations de la région, partage M. Girard. Durant l'hiver, on planifie notre saison dans le but d'aller rouler l'été et de ne pas avoir à tout prévoir au fur et à mesure. On se rencontre aussi régulièrement pour jaser, tout simplement. On est de véritables passionnés.»

Un endroit prisé

Tout au long de la saison, des motocyclistes d'ailleurs au Québec et du Canada viennent faire leur tour au Saguenay ou au Lac-Saint-Jean. Selon les adeptes rencontrés, une simple balade se transforme souvent en leçon d'apprentissage.

«Chaque route a son histoire, mentionne Réjean Lemieux, président par intérim du Club moto Saguenay. Si tu es sensible à découvrir ton coin de pays, tu peux apprendre plein de facettes sur les différents villages. Les habitants sont toujours très intéressés à venir te partager l'histoire de leur patelin.»

Le Club moto Saguenay et l'Association mototourisme de Jonquière regroupent environ 60 membres chacun. Une fin de semaine de recrutement est prévue à Place du Royaume de Chicoutimi, les 22 et 23 avril, afin de se faire connaître des amateurs de moto.

«C'est l'occasion de s'afficher afin de pouvoir recruter des membres, explique Gaétan Girard. Personnellement, je trouve vraiment intéressant pour un motocycliste de se joindre à l'un de nos clubs. Oui, on se rassemble pour avoir du plaisir, mais c'est bien de pouvoir apprendre les différentes techniques de conduite et règles de sécurité, particulièrement pour les nouveaux propriétaires.»

Un peu comme à l'image d'un club cycliste, les clubs de motocyclettes se rassemblent quelques fois par semaine afin de rouler ensemble vers un point déterminé. La sécurité est toutefois la priorité, selon Gaétan Girard.

«Partir à 15, ce n'est pas sécuritaire, donc on part plutôt en groupe de trois, affirme le président de l'Association mototourisme de Jonquière. Les plus rapides sont à l'avant, les plus lents à l'arrière. Ça permet une plus grande liberté de rouler avec des gens qui ont tendance à rouler à notre rythme.»

Une journée de rafraîchissement se tient en début de saison avec les membres, afin de rappeler les principaux principes de base. Une activité qui demeure essentielle, au dire des amateurs.

«C'est un peu comme un sport de saison, la première sortie de la saison est toujours un peu plus ardue, souligne Gaétan Girard. C'est toujours bien de se rafraîchir la mémoire avec une session de réhabilitation.»

Les membres de clubs de motocyclette se rassemblent... (Photo courtoisie) - image 2.0

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Les membres de clubs de motocyclette se rassemblent régulièrement au cours de la saison. 

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Une popularité constante

Bien qu'il coûte plus cher de mettre une moto sur la route qu'un automobile, le prix fluctue selon la grosseur de moteur de l'engin.

Selon les chiffres de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), le prix pour immatriculer une moto dotée d'un moteur de 401 cm3 et plus est de 567,23$, en baisse d'un peu moins de quatre dollars comparativement à 2015. Pour les motos qui ont un moteur de 125 cm3 ou moins, les tarifs sont passés de 249,85$ en 2015, à 243,41$ cette année. Les propriétaires de motocyclettes munis d'un moteur entre 126 et 400 cm3 sont ceux qui doivent débourser davantage d'argent comparativement à l'an dernier. En 2016, ils devront payer 407,36$, une hausse de près de 50$.

Toujours selon les données obtenues par la SAAQ, 5879 motocyclettes de type promenade étaient en circulation au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pour le Québec en entier, ce nombre s'élevait à 168 701.

«Le prix d'immatriculation n'est pas un facteur dans le recrutement de nouveaux membres, car bon an mal an, il y une hausse de 8 à 10% du nombre d'inscriptions dans nos clubs, indique Gaétan Girard. Certains se joignent à nous, mais d'autres quittent également. Il y a toujours un certain roulement. La promotion du club est un autre facteur. Certains sont plus agressifs sur les tarifs.»

Outre les deux clubs de Jonquière et de Chicoutimi, trois autres associations affiliées à la Fédération motocycliste du Québec sont présentes dans la région. Il s'agit des Copains de la moto (Alma), de l'Association motocycliste du Lac-Saint-Jean Est ainsi que celle de Chibougamau-Chapais.

Une dizaine d'activités regroupant les cinq clubs régionaux sont organisées chaque saison.

Marlène Bilodeau s'est procurée une Harley Davidson il... (Photo courtoisie) - image 3.0

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Marlène Bilodeau s'est procurée une Harley Davidson il y a quatre ans

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Surprise par l'effet Harley Davidson

Marlène Bilodeau est restée bouche bée quant à l'effet provoqué par l'achat de sa nouvelle moto. Propriétaire d'une Harley Davidson depuis quatre ans, la dame a immédiatement senti une effervescence autour de son engin.

«Lorsque j'ai acheté ma Harley, tout le monde s'est mis à me parler et à me demander des informations sur ma moto, fait savoir Mme Bilodeau, fière propriétaire du modèle Softail Deuce 1450 cc. Je suis pourtant la même personne, mais je ne me suis jamais autant fait interpeller que depuis que je me déplace en Harley Davidson. C'est le jour et la nuit.»

La motocycliste avoue que la conduite de la célèbre marque revêt un cachet particulier. Celle qui fut propriétaire de différentes marques de motocyclettes est aujourd'hui ravie de s'être tournée vers la Harley Davidson, un manufacturier qui a fait de réels efforts pour attirer la gent féminine.

«Ils offrent l'esthétique, l'ergonomie, des habits ajustés, en plus de motos avec plus d'options, c'est-à-dire qu'elles peuvent être moins lourdes, en plus des suspensions surbaissées qui rendent les selles plus basses», énumère Marlène Bilodeau.

La dame fait de la motocyclette depuis plus de 30 ans. C'est toutefois l'an dernier qu'elle a décidé de se joindre à l'Association mototourisme de Jonquière. Elle est loin de regretter sa décision, en plus d'être responsable du recrutement des nouveaux membres.

Et comme le hasard fait bien les choses, l'actuelle campagne de recrutement se déroule sous le thème «Les femmes et la moto». Il est possible d'obtenir des informations en communiquant avec Mme Bilodeau par courriel (marlenebilodeau@hotmail.com) ou par téléphone (418 820-3003).

Mythes à détruire

Malgré tous ces beaux efforts pour faire une plus grande place à la femme motocycliste, certains mythes demeurent. Mythes qui doivent être détruits sur-le-champ, selon Marlène Bilodeau.

«On entend souvent dire que les femmes sont de simples passagères, qu'elles conduisent moins bien ou encore qu'elles roulent moins vite, note-t-elle. La femme est de plus en plus présente et elle est acceptée dans le monde de la moto. Entre 2010 et 2014, il y a eu une hausse de 30% des femmes propriétaires de motos, selon les statistiques de la SAAQ. Ces chiffres parlent d'eux-mêmes.»

Selon les chiffres compilés par l'Association mototourisme de Jonquière, 24 000 femmes sont propriétaire d'une motocyclette.

À l'Association mototourisme de Jonquière, 11 des 58 membres étaient des femmes, ce qui représente le cinquième du nombre total des membres.

«On est un groupe de motocyclistes passionnés par les paysages et de lieux à visiter, témoigne Mme Bilodeau. On privilégie l'esprit de groupe, l'harmonie et l'estime d'autrui. On se joint à différentes causes, comme la fibrose kystique. Certains de nos membres s'impliquent également dans la patrouille à motos pendant le Grand Prix cycliste de Saguenay.»

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