La chapelle Saint-Andrew sera reconstruite

L'église évangélique Saint-Andrew, à Kénogami, a été la... (Photo Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais)

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L'église évangélique Saint-Andrew, à Kénogami, a été la proie des flammes en septembre dernier. L'immeuble sera reconstruit au même en droit, un projet de 325 000$.

Photo Le Progrès-Dimanche, Mariane L. St-Gelais

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'église Saint-Andrew, incendiée en septembre dernier par une main criminelle, sera reconstruite.

La petite chapelle évangélique située au 3848 du Roi-Georges, dans le secteur Kénogami, est la propriété de l'Alliance chrétienne et missionnaire, un mouvement possédant 430 églises au Canada et une trentaine au Québec. Son pasteur, Douglas Schroeder-Tabah, se réjouit de l'implication de la Ville dans ce dossier. Si tout va comme prévu, un tout nouveau temple ouvrira ses portes à la fin de l'été.

Douglas Schroeder-Tabah a récemment appris que la compagnie d'assurances accepte de défrayer les coûts d'une construction neuve, un projet dont la facture totale atteindra 325 000$. S'il a momentanément été question d'ériger la nouvelle bâtisse sur les assises existantes, cette option a été écartée, vu l'âge vénérable des fondations et les changements architecturaux proposés. Il faut dire que la chapelle avançait considérablement en âge au moment de l'incendie. Le temple était déjà présent sur le territoire de Jonquière, possiblement dans le rang Saint-André, avant d'être déménagé en 1926. Voisin du Club de curling de Kénogami, la chapelle a longtemps appartenu à la communauté anglicane de l'endroit.

Saguenay a accepté de payer les honoraires de l'architecte Luc Fortin, qui a dessiné les plans au coût de 4200$. L'immeuble avait été cité patrimonial par Saguenay il y a quelques années, mais ses propriétaires n'étaient pas tenus de respecter l'architecture originale. Cela dit, le pasteur Shroeder-Tabah et les citoyens du secteur souhaitaient recouvrer un bâtiment évoquant celui d'autrefois.

«J'aime dire que dans la vie, il y a la loi et il y a la grâce. On n'a aucune obligation légale de faire ça comme ça. Mais nous croyons que les gens autour aimeraient un bâtiment qui ressemble à une chapelle. On est bénis de posséder des terrains qui ont un droit acquis d'avoir un lieu de culte. Tant qu'à reconstruire, on va avoir quelque chose de blanc, possiblement fait de bois», explique le pasteur, qui est également propriétaire du commerce Spécialité matelas et futons.

L'arrondissement de Jonquière a également donné son aval au projet de construction, tributaire de quelques modifications cadastrales.

Cloche

Le futur temple possédera un clocher. Cela dit, la cloche de la chapelle, récupérée après l'incendie, ne pourra y trouver refuge. Les standards d'ingénierie d'aujourd'hui ajouteraient des coûts considérables au projet, une somme que la petite communauté religieuse ne peut pas se permettre de payer. Douglas Shroeder-Tabah songe toutefois à en faire un monument qui pourrait être érigé devant le lieu de culte. Des vitraux d'origine, des portes et des bancs d'église ont aussi pu être récupérés. Ces éléments riches en histoire seront fort probablement mis en valeur dans le bâtiment neuf, où les organismes seront les bienvenus.

«Nous abordons le projet comme si on construisait un centre communautaire. Notre vision est que c'est une église de paroisse. Elle doit être ouverte à tous. Que l'on soit religieux ou non, il y a un sentiment d'appartenance à cette chapelle pour son historicité. La population est en accord avec le projet de construction. Ce bâtiment manque aux gens et j'ai vu des étincelles dans les yeux de citoyens des alentours qui attendent qu'elle soit reconstruite», poursuit le Montréalais d'expression anglaise qui a choisi de s'établir en région il y a plusieurs années avec son épouse Judith.

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