Les fondations des hôpitaux travailleront de concert

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Le directeur général de la Fondation de ma vie, Martin Gagnon, croit que les fondations hospitalières devront unir leurs forces pour maximiser les retombées des activités de financement.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Une rencontre a récemment eu lieu impliquant la présidente-directrice générale du CIUSSS, Martine Couture, et les directions des fondations dans le but de discuter de nouvelles façons de faire. Des initiatives concertées, notamment au chapitre des activités de financement, pourraient être envisagées.

«Notre statut n'est pas remis en question et il n'est pas question de fusion, d'intégration ou de disparition. Mais on est en train de s'organiser. À l'usage, on veut faire les choses de façon plus stratégique. On est à se demander comment on peut faire les choses différemment. Comment l'un peut-il aider l'autre», dit le directeur général de la Fondation de ma vie, Martin Gagnon. Il signale que le premier jalon de ce nouvel esprit de concertation sera franchi avec l'arrimage du calendrier des événements. Les fondations veulent éviter le chevauchement de leurs activités de financement.

Dans cette philosophie de partage et d'échange se trouve également la volonté de tenir des collectes de fonds conjointes, dont les profits pourraient être répartis entre le Saguenay et le Lac-Saint-Jean.

«Au lieu de faire six petits événements semblables, est-ce que ce serait possible d'en faire deux gros? Moins d'énergie serait dépensée dans l'organisation de l'événement et il y aurait un plus grand retour sur l'investissement. C'est vraiment une question de mettre en commun les forces de chacun. Tout ça est à bâtir. On va vivre de précédents, mais je sens l'ouverture dans la cordialité des échanges», poursuit Martin Gagnon. Une deuxième rencontre réunissant les directions de fondations et la PDG du CIUSSS aura lieu prochainement.

Protection des acquis

L'une des préoccupations majeures de l'Association des fondations d'établissements de santé du Québec (AFESAQ), dans la foulée de la création des CISSS l'an dernier, était de voir des équipements achetés par une fondation pour un hôpital précis se retrouver ailleurs sur le territoire. Le directeur de la Fondation de ma vie indique que la protection des acquis a provoqué un certain mouvement de repli et qu'il s'agit là d'une question sensible.

«Le sentiment d'appartenance de la population à l'égard d'un établissement doit être maintenu. C'est un élément important pour toutes les fondations hospitalières de la région», croit Martin Gagnon. Le DG est d'avis que même si la Fondation de ma vie demeure la plus importante en région en termes de permanence et de financement, «Chicoutimi ne sera jamais capable de faire mieux que Dolbeau» pour le milieu dolmissois.

Malgré le contexte économique difficile, la Fondation de ma vie a bien tiré son épingle du jeu en 2015, avec des recettes de 2,7 millions$. Fait intéressant: l'organisme philanthropique a reçu un don majeur à la fin de l'année, lequel a eu un impact considérable sur le budget. En vertu d'un accord conclu avec le donateur, la Fondation ne touchera jamais au capital et seuls les intérêts iront dans ses coffres. Ce type de don pérenne planifié constitue un élément de grande valeur pour les fondations hospitalières et, selon Martin Gagnon, «ça ouvre la voie à quelque chose de nouveau». Le nom du donateur en question sera dévoilé cet automne.

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