Pas question de changer de stratégie

Francyne T. Gobeil, du Parti libéral, et Mireille... (Photos Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Francyne T. Gobeil, du Parti libéral, et Mireille Jean, du Parti québécois.

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La candidate péquiste, Mireille Jean, et la candidate libérale, Francyne T. Gobeil, ne comptent pas changer leur stratégie de campagne électorale en raison des résultats du sondage Le Quotidien/Énergie-Rouge FM qui annoncent une lutte serrée à l'élection partielle dans Chicoutimi.

L'équipe péquiste accueille le sondage favorablement, sans étonnement. «Naturellement, on est très heureux. Je suis très heureuse de voir personnellement l'adhésion positive de la population à ma candidature avec 39%», a répondu Mme Jean, en marge d'un point de presse, vendredi matin.

«Mais il reste qu'un sondage est un sondage, et vous serez d'accord avec moi que le vrai sondage, il n'est pas aujourd'hui, mais le 11 avril. Entre les deux, on poursuit le travail de terrain», a-t-elle ajouté.

Mireille Jean ne compte pas en outre changer la stratégie de sa campagne, même si son chef Pierre Karl Péladeau (28%) arrive loin derrière le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault (49%), auprès des personnes sondées, lorsqu'elles doivent choisir celui qui est selon elles le meilleur chef d'opposition.

«Le cap est donné. Pierre Karl Péladeau est un homme de grande valeur qui gagne à être connu», répond-elle. Le chef péquiste, qui s'est déplacé deux fois dans la circonscription depuis le début de la campagne, a prévu d'autres passages dans la région d'ici le 11 avril, a-t-elle précisé.

Francyne T. Gobeil

Francyne T. Gobeil, qui arrive deuxième dans les intentions de vote, n'a pas voulu commenter le sondage. «Ça fait trois semaines que je suis sur le terrain. Les sondages, j'y suis habituée. Dans mon ancienne vie, on s'en occupait plus ou moins. Je vais continuer de faire du terrain et aller chercher les électeurs un par un», s'est-elle contenté de répondre, questionnée à l'occasion du lancement de sa plate-forme électorale.

Elle refuse de voir l'élection partielle du 11 avril comme un affrontement en vase clos entre l'équipe électorale de la famille Bédard et celle du maire de Saguenay, Jean Tremblay. «L'organisation de monsieur le maire, c'est municipal. Je peux vous dire que j'ai beaucoup d'aide de Québec et de Montréal [du Parti libéral du Québec]», a-t-elle affirmé.

Au sujet de l'appui public du maire de Saguenay, de sa conjointe et du conseiller Marc Pettersen, elle a toutefois mentionné qu'elle ne pouvait effacer ses 20 dernières années de vie professionnelles. «Tu ne peux pas sortir mon autre vie de la prochaine vie que je vais peut-être entreprendre. Ça, c'est juste avantageux pour les citoyens.»

La candidate de la Coalition avenir Québec, Hélène Girard, a pour sa part refusé de commenter le sondage.

Sondage

Dans les résultats du sondage Le Quotidien/Énergie-Rouge FM dévoilés vendredi, Mireille Jean occupe la tête des intentions de vote avec 39%, une légère avance sur les 33% récoltés par Francyne T. Gobeil, après la répartition des 26% d'indécis sondés. Le sondage réalisé présente une marge d'erreur de quelque 5%.

Ce qu'elles ont dit sur...

Le regroupement des usines de Rio Tinto

«On les rencontre la semaine prochaine, Rio Tinto. On va en savoir plus sur leurs intentions. [...] Ce sont des entreprises privées. Elles font ça pour être plus rentables. Mais nous [la région et les PME] on a besoin d'elles.» - Francyne T. Gobeil

Elle n'a pas voulu se prononcer davantage tant qu'elle n'aurait pas rencontré l'entreprise. La candidate libérale a mentionné avoir reçu un téléphone pour lui annoncer qu'une rencontre aurait lieu. Mme Gobeil n'a pas voulu mentionner de qui provenait cet appel, ni par qui elle serait accompagnée lors de la rencontre.

«Ces décisions [de Rio Tinto] doivent être liées avec l'entente de continuité qui a été signée, dont on ne connaît pas toutes les conditions, malheureusement. Premièrement, ça nous prendrait les conditions de l'entente en question pour faire en sorte que ce soit respecté. [...] Chaque fois qu'il y a une grande décision qui touche comme ça la région, il faut se dire qu'il y a peut-être un danger, alors on s'arrange pour se défendre, pour qu'on ne soit pas pénalisé, ou on regarde si on peut changer le tout sous un angle positif.» -Mireille Jean

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