Le registre divise les électeurs

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En vertu du projet de loi 64, adopté jeudi à l'Assemblée nationale, toute arme à feu sur le territoire du Québec devra être immatriculée avec un numéro unique et devra être inscrite dans un fichier.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

La création d'un registre québécois des armes à feu divise les électeurs dans Chicoutimi. Une majorité de répondants (53,6%) sont en désaccord avec ce projet législatif mené par le gouvernement Couillard, contre 41,5% qui sont favorables, selon un sondage réalisé par Segma Recherche pour le compte du journal Le Quotidien et Énergie-Rouge FM.

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Et ce sont les partisans de la candidate caquiste, Hélène Girard, qui sont les plus fervents opposants à 72%.

«Si on exclut les réponses des sympathisants de la CAQ, le résultat serait vraiment de 50/50. Ce sont les caquistes qui donnent une majorité aux opposants au registre. Ce n'est d'ailleurs par surprenant, car ils sont vraiment mobilisés contre cette idée», pointe Raynald Harvey, président de Segma Recherche.

Ce sont les jeunes de moins de 35 ans qui sont le plus souvent en accord avec le système d'enregistrement, à 53%.

«Difficile de donner l'explication précise. Mais on peut penser que le côté idéaliste et pacifiste des jeunes y est pour quelque chose. C'est le genre de cause que les plus jeunes épousent», constate le sondeur.

Mais même si la création d'un registre québécois fait grand bruit, elle ne devrait pas avoir un impact sur l'issue de la campagne électorale dans Chicoutimi. Les électeurs péquistes et libéraux partagent une opinion similaire et la course semble pour le moment se jouer entre ces deux formations politiques.

«Chez les libéraux et les péquistes, l'opinion est la même. Il n'y a pas de gain ou de perte à faire là-dessus. Ça ne devrait normalement pas avoir un impact sur l'issue du vote», croit M. Harvey.

Jeudi, le chef de la CAQ, François Legault, a annoncé que les députés de sa formation politique auront droit à un vote libre sur la version finale du projet de loi 64 du gouvernement Couillard. Sa candidate dans la région, Hélène Girard, devrait dévoiler sa position officielle sur cette question dans les prochains jours.

Satisfaits du gouvernement Couillard à 35%

(Laura Lévesque) - Le taux de satisfaction à l'égard du gouvernement Couillard frôle les 35% dans Chicoutimi. Un taux plus élevé que la moyenne provinciale de 30%, mesurée en février.

«À Chicoutimi, le résultat est bas, mais il l'est moins qu'ailleurs au Québec», note Raynald Harvey, de la firme Segma Recherche.

Et ce sont les électeurs de moins de 35 ans et ceux de 75 ans et plus qui sont les moins insatisfaits des politiques libérales.

«Les taux de satisfaction sont plus élevés aux extrémités de la pyramide d'âges. Les 75 ans et plus, ce n'est pas surprenant, car c'est la clientèle traditionnelle du parti. Il y a 20 ans, leur clientèle, c'était les 55 ans et plus. Les gens vieillissent. Pour ce qui est des 35 ans et moins, je le comprends moins. Parce que les mesures d'austérité sont généralement moins bien perçues chez les jeunes. Mais je ne dirais pas qu'ils sont satisfaits. Disons qu'ils sont les moins insatisfaits», constate M. Harvey.

Les partisans de Francyne T. Gobeil affichent un taux de satisfaction de 70%, alors que ceux de Mireille Jean se situent à 18%. Pour les autres partis, le niveau de satisfaction est à 30%.

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