Pierre Dostie dit non au deuxième pont

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Pierre Dostie

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le candidat de Québec Solidaire à l'élection partielle dans Chicoutimi, Pierre Dostie, prône une restructuration de l'économie vers des technologies vertes. Il propose l'amélioration du financement du transport en commun électrifié, l'abandon de projets comme celui de l'usine de liquéfaction de GNL Québec ainsi que la construction d'un deuxième pont sur le Saguenay, ce dernier projet étant une incitation à utiliser encore davantage l'automobile.

En conférence de presse, M. Dostie a mentionné qu'il est temps de remettre en question la consommation des combustibles fossiles en investissant une somme de neuf milliards$ sur cinq ans pour développer des véhicules de transport en commun électriques, ce qui permettrait de créer 40 000 emplois dans la province. «Ici, au Saguenay, il y aurait amélioration de la flexibilité du service de transport en autobus dans des secteurs qui ne sont pas couverts. Ce neuf milliards$ est le même montant que le gouvernement veut mettre dans le fond des générations.»

Il ajoute qu'au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les citoyens investissent 21% de leurs revenus, soit un milliard$, pour leurs déplacements, l'achat et l'entretien de leur automobile. Du total, 750 millions$ sont drainés vers l'extérieur de la région. «Si on avait la possibilité de réduire de 14% les distances parcourues ainsi que la valeur des automobiles achetées de 5000$, on pourrait diminuer la sortie d'argent à 500 millions$.»

Un autre dossier qui intéresse M. Dostie a trait à la biométhanisation des matières putrescibles, qui permettrait de capter les gaz produits et de les brûler dans les moteurs de voitures, un projet d'actualité puisqu'à compter de 2022, les municipalités auront l'obligation de traiter ces matières.

En ce qui concerne le projet d'usine de liquéfaction du gaz naturel, M. Dostie s'y oppose puisqu'en plus de favoriser la consommation de combustibles fossiles, il pourrait constituer un risque pour la sécurité maritime. Selon lui, un bateau effectuant le transport de gaz liquéfié doit conserver une zone de sécurité de deux kilomètres autour de lui, ce qui serait difficile à mettre en application compte tenu de la largeur du Saguenay et de la présence pendant certaines périodes de bateaux de croisière.

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