Sondage Le Quotidien/Énergie-Rouge FM

Sondage: le PQ en avance dans Chicoutimi

Mireille Jean, avec le chef du Parti québécois,... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Mireille Jean, avec le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Une lutte serrée se dessine entre les candidates péquiste et libérale dans Chicoutimi. À deux semaines du scrutin, Mireille Jean du Parti québécois détient une légère avance (39 %) sur sa rivale Francyne T. Gobeil qui récolte 33 % des appuis. La caquiste Hélène Girard arrive plus loin derrière avec 17 % des intentions de vote, révèle un sondage mené au cours des derniers jours par la firme Segma Recherche pour le compte du journal Le Quotidien et Énergie-Rouge FM.

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Mais si le Parti libéral du Québec (PLQ) n'avait pas été éclaboussé par l'arrestation de Nathalie Normandeau, Mireille Jean et Francyne T. Gobeil seraient nez à nez, constate Raynald Harvey, président de la firme de sondage.

«Ceux qui disent que l'affaire Normandeau n'a pas eu d'impact, ils ont tort. On l'a clairement vu dans les premiers jours du sondage. C'était un mauvais départ pour Francyne T. Gobeil dans les intentions de vote. Elle était loin de la péquiste. L'effet s'est toutefois atténué. Et dans les derniers jours du sondage, c'était pratiquement au coude à coude entre les candidates péquiste et libérale. Ce qui me fait dire que même s'il y a un écart de six points, qui est un écart au-delà de la marge d'erreur, ça va être une lutte qui s'annonce serrée», commente le président de Segma Recherche.

Francyne T. Gobeil, avec le chef du Parti... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Francyne T. Gobeil, avec le chef du Parti libéral, Philippe Couillard.

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Les autres formations politiques devront rivaliser d'imagination pour se faire davantage remarquer dans cette élection partielle. Pierre Dostie de Québec Solidaire, Alex Tyrrell du Parti vert et Catherine Tremblay-Bouchard d'Option nationale récoltent respectivement 7 %, 3 % et 1 % des intentions de vote.

Mais les dés sont loin d'être jetés. Parce que ces résultats sont obtenus après répartition de 26 % d'indécis, un pourcentage relativement important même pour un début de campagne.

La candidate plus populaire que le chef

La majorité des électeurs dans Chicoutimi préfèrent la péquiste Mirelle Jean, mais ils n'ont pas le même sentiment envers Pierre Karl Péladeau. À la question «Parmi les chefs des trois partis d'opposition, qui fait le meilleur travail actuellement?», 49% des répondants ont choisi le dirigeant de la CAQ, François Legault, loin devant le chef péquiste qui obtient 28%. Ce dernier est lui-même chauffé par Françoise David qui récolte 24%.

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«Ces résultats traduisent les problèmes que M. Péladeau traîne depuis sa nomination comme chef. Plusieurs observateurs trouvent que sa courbe d'apprentissage est un peu lente. Même chez les gens qui vont voter pour le Parti québécois, la plupart ne le désignent pas comme le meilleur chef de l'opposition. C'est une façon d'analyser la popularité du chef auprès de ses partisans», note Raynald Harvey.

En effet, moins de la moitié des partisans de Mireille Jean (47%) estiment que M. Péladeau est celui qui fait le meilleur travail d'opposition à l'Assemblée nationale.

Les rumeurs de froid entre Stéphane Bédard et le chef pourraient avoir contribué à cette perception. Pierre Karl Péladeau, rappelons-le, a offert le poste de leader parlementaire à Bernard Drainville plutôt qu'au vétéran de Chicoutimi qui avait occupé ces fonctions.

«Ça peut être une piste d'explications. Ça peut avoir joué sur la popularité du chef dans Chicoutimi. Mais le point principal, c'est réellement sa performance en tant que chef de l'opposition. Elle n'est pas tout à fait au point», mentionne M. Harvey.

La popularité de François Legault n'est pas étrangère à l'arrestation de l'ex-ministre libérale Nathalie Normandeau et de proches du Parti québécois.

«Il est celui qui a joué le plus fort sur l'arrestation de Mme Normandeau. Pierre Karl Péladeau a une position inconfortable. Il y a quand même deux péquistes qui ont été arrêtés. Il est donc dans une maison de verre. Il ne peut pas se mettre à lancer des roches, alors que Legault en profite et c'est bénéfique pour lui», remarque le sondeur.

La performance de François Legault ne se traduit toutefois pas dans les intentions de vote pour la circonscription de Chicoutimi.

«La CAQ dans la région, pour toutes sortes de raisons, ça n'a jamais vraiment levé. Je pense que la région est encore généralement péquiste. Les libéraux, ça fait quelques fois que ça passe proche dans Chicoutimi. Là, il y a la tentation du pouvoir. C'est une partielle, ça peut donc devenir un choix facile pour des électeurs. La présence du premier ministre dans la région est aussi un atout pour Mme Gobeil.»

Avec un taux de vote inférieur à des élections générales, la force des machines politiques fera la différence dans cette partielle, croit Raynald Harvey.

«Si les résultats demeurent aussi serrés que dans les derniers jours, le principal enjeu, à mon avis, sera la capacité à mobiliser des gens pour aller voter. Dans une élection partielle, le taux de participation est moins élevé, moins de 40%. Il y a moins d'intérêt de la part de la population, car le vote n'est pas pour choisir le gouvernement. Donc si une équipe réussit à faire sortir 500 électeurs de plus que l'autre parti, ça peut faire une différence. Dans les élections générales, avec des taux de 70%, la machine a moins de poids. Dans une partielle, elle en a davantage.»

Méthodologie

Le sondage a été effectué du 18 au 23 mars 2016 par entrevues téléphoniques auprès de 400 répondants. L'échantillon a été généré aléatoirement parmi tous les numéros potentiellement actifs dans la circonscription et les répondants ont été joints sur leur ligne téléphonique résidentielle ou sur leur téléphone mobile.

Les données d'ensemble ont été pondérées sur la base du recensement de 2011 en fonction du sexe et de l'âge des répondants.

La marge d'erreur échantillonnale frôle les 5 %.

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