Claveau et fils s'inscrit au registre des lobbyistes

Le Camping Jonquière intéresse le privé

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La firme Claveau et fils aimerait acquérir le Camping Jonquière. La compagnie s'est inscrite au Registre des lobbyistes du Québec dans le but de négocier avec la Ville.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le Camping Jonquière pourrait passer aux mains du privé.

L'entreprise Claveau et fils a approché la Ville pour négocier avec elle en vue de l'acquisition des terrains. Ceux-ci sont situés sur des terres publiques intramunicipales (TPI), dont la gestion a été confiée à Saguenay par le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec en vertu d'un bail emphytéotique.

Le 17 mars dernier, le directeur général de Claveau et fils, Éric Claveau, s'est inscrit au Registre des lobbyistes du Québec, une démarche nécessaire lorsqu'un promoteur privé souhaite effectuer des représentations auprès d'un palier de gouvernement pour mousser certains dossiers. L'objet de la demande d'inscription est « l'attribution d'un contrat, autrement que dans le cadre d'un appel d'offres public, d'une subvention ou d'un autre avantage pécuniaire, ou l'attribution d'une autre forme de prestation déterminée par règlement du gouvernement ».

Le document public, consulté par Le Quotidien, fait état du désir de la compagnie oeuvrant dans le domaine de la construction de « négocier pour l'achat (contrat d'achat) du terrain de camping "Le Camping Jonquière", appartenant à la ville de Saguenay ».

Le directeur des communications de la Ville, Jeannot Allard, confirme qu'« une ou des entreprises a (ont) approché la Ville pour entreprendre des discussions au sujet du Camping Jonquière ». C'est le conseiller municipal de La Baie et vice-président du comité exécutif, Luc Boivin, qui a reçu le mandat d'analyser le dossier. Il confirme le tout, mais précise qu'il s'agit d'une offre non sollicitée.

« Tout ça est vrai. Il y a des gens sérieux qui ont manifesté un intérêt. La moindre des choses, c'est qu'on les écoute. Ce sont des gens sérieux, des gens qu'on connaît. C'est une grande forme de respect de les rencontrer », dit Luc Boivin. L'échevin a avisé la direction du camping jonquiérois de sa rencontre prochaine avec les représentants de Claveau et fils.

Le 16 décembre dernier, le comité exécutif de Saguenay a octroyé un mandat à la firme d'évaluation Brisson Tremblay Fleury et associés pour l'évaluation de trois lots situés sur le périmètre du Camping Jonquière.

Éric Claveau n'a pas rendu l'appel du Quotidien. La firme jonquiéroise a déjà été inscrite au Registre des lobbyistes du Québec pour un autre dossier dans le secteur de Lac-Kénogami. Elle avait mandaté Julien Morin, de sa filiale Gestion EG, pour piloter le projet de construction de 18 unités de condominiums sur les terrains du centre de plein air Cépal.

Christine Boivin déplore la façon de faire de la Ville

La conseillère de Lac-Kénogami déplore le fait que le comité municipal des terres publiques n'ait pas été mis au parfum du dossier. Christine Boivin siège à ce comité présidé par Luc Boivin.

La responsable du quartier #1 dit avoir appris la nouvelle de l'intérêt que voue l'entreprise Claveau et fils au Camping Jonquière par l'entremise des médias. Elle estime que la Ville n'a pas agi dans les règles de l'art.

«Comment se fait-il que cette question ne soit pas passée par le comité multiressources (TPI) où siègent une douzaine de personnes, dont plusieurs élus? Le comité ne s'est pas réuni depuis avant les Fêtes et pendant ce temps, l'exécutif mandate quelqu'un dans ce dossier-là. Est-ce qu'on pourrait travailler dans les règles de l'art?», se questionne Christine Boivin.

Au-delà de la vente possible des actifs, la conseillère en appelle à plus de transparence et de cohésion dans la gestion de dossiers aussi importants pour la Ville et pour ses citoyens.

«L'exécutif a voté pour mandater un élu. Est-ce qu'il y a eu une résolution pour ça? Le président du comité TPI doit convoquer une rencontre le plus rapidement possible et la question du camping doit être à l'ordre du jour», poursuit-elle.

Luc Boivin a appelé le président du C.A, Raynald Harvey, pour l'informer qu'il rencontrerait les gens de Claveau et fils au cours des prochains jours.

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