Définir le consentement

Marilyse Hamelin, Julie Miville-Dechêne et le chanteur Koriass... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Marilyse Hamelin, Julie Miville-Dechêne et le chanteur Koriass ont présenté la conférence Sexe égalité et consentement, mercredi, au Cégep de Jonquière.

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Définir la notion du consentement tout en parlant du sexe égalitaire. Le Conseil du statut de la femme a uni trois personnalités pour élaborer sur le sujet, mercredi midi, à la Salle François-Brassard du Cégep de Jonquière.

Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme, Marilyse Hamelin, journaliste indépendante, et Koriass, rappeur québécois bien connu, ont parlé aux étudiants pendant une heure. La conférence Sexe, égalité et consentement a connu un franc succès puisque la salle était remplie, en grande majorité par de jeunes femmes.

«L'idée n'est pas de faire la morale ou de donner des leçons, mais de dire aux jeunes qu'est-ce que le consentement, qu'est-ce ça prend pour comprendre que la ou le partenaire est consentent», a expliqué Julie Miville-Dechêne, rencontrée avant la conférence. La présidente du Conseil du statut de la femme a fait savoir qu'une adolescente sur cinq est victime de coercition sexuelle, et qu'en général, un adolescent sur 15 en est victime. Les filles seraient donc trois fois plus touchées que les garçons.

Artiste hip-hop, Koriass (Emmanuel Dubois de son vrai nom) a partagé certains passages de sa vie pour faire part de la réalité aux jeunes.

«Mon rôle est de donner une voix masculine à tout ça, et de parler surtout aux garçons parce qu'il y a une réalité qui démontre que ce sont en majorité les hommes qui agressent, a indiqué le populaire chanteur, ajoutant que son allocution était davantage anecdotique qu'académique. On vient aussi briser des mythes autour de la culture du viol et des agressions sexuelles.»

Koriass a également remarqué que le terme «agresseur» n'est pas bien compris par tous les jeunes hommes, car ce terme est associé à la violence et la brutalité.

«Toutefois, un agresseur, ce n'est pas seulement quelqu'un qui sort de nulle part et qui agresse sexuellement, a-t-il nuancé. Il y a un mythe comme quoi un agresseur, c'est un inconnu, mais huit victimes sur 10 connaissent son agresseur.»

«Le consentement, ce n'est pas clair, a pour sa part réagi Marilyse Hamelin, auteure du blogue La semaine rose. Je suis convaincue que plusieurs agressions reposent sur une méconnaissance de ce qu'est une agression, et de ce qu'est le consentement. On vient démystifier, avec espoir, que la prochaine fois va être différente et que des gens vont changer leur approche.»

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