Des pilotes chinois entraînés à Saint-Honoré

L'aéroport de Saint-Honoré... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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L'aéroport de Saint-Honoré

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

L'Aéroport de Saint-Honoré pourrait recevoir, à compter de la mi-mai, une nouvelle clientèle d'apprentis-pilotes d'origine chinoise. Ces derniers ont été recrutés par l'école de formation Cargair Aviation, présentement installée à l'Aéroport de Saint-Hubert, dans la région de Montréal.

Selon les informations obtenues, une rencontre a été tenue dans les derniers jours entre le maire de Saint-Honoré, Bruno Tremblay, et Josée Prud'homme, propriétaire de Cargair Aviation. Cette dernière souhaite déménager une dizaine d'avions destinés à la formation ainsi qu'une partie de ses activités dans la région parce que les autorités de l'Aéroport de Saint-Hubert souhaitent procéder à la réfection de l'une de ses pistes principales à compter de l'été. «Ils sont venus nous rencontrer. Il s'agit d'une compagnie indépendante et on n'a aucun droit de regard là-dessus mis à part le fait que s'ils devaient construire un nouveau bâtiment, ils devraient obtenir des permis. On n'a pas décidé grand-chose.»

Selon les informations obtenues par M. Tremblay, il serait question de former à Saint-Honoré une centaine d'étudiants chinois par année. Il n'était pas en mesure de préciser s'il s'agirait d'une formation de pilotes privés ou professionnels. L'ajout de cette formation augmenterait d'environ 12 000 le nombre de mouvements au-dessus de l'aéroport qui s'ajouteraient aux 67 000 à 68 000 déjà enregistrés par la présence des compagnies aériennes privées comme Exactair et le Centre québécois de formation en aéronautique (CQFA) du Cégep de Chicoutimi.

Le choix de Saint-Honoré serait justifié par le fait que cet aéroport est l'un des seuls au Québec à disposer d'une tour de contrôle opérée par Nav Canada, comme c'est le cas pour les aéroports Pierre-Elliott-Trudeau, une exigence de la part des Chinois.

Du côté du CQFA, le directeur de l'enseignement, David Gagnon, a lui aussi entendu parler du projet d'école de formation pour la formation de pilotes chinois par Cargair, et n'y voit pas d'inconvénients particuliers. «On se tasserait un peu et on se pilerait un peu plus sur les pieds, mais c'est possible de recevoir une telle école. Le ciel canadien est assez grand pour ça. Ce n'est pas quelque chose d'impossible. Le contrôle aérien devra s'ajuster», commente M. Gagnon.

Ce dernier ne voit pas dans l'installation de Cargair Aviation une source de concurrence puisque le CQFA est une école de formation publique.

Du côté de Cargair Aviation, il n'a pas été possible de parler avec le directeur des opérations, Daniel Adams, afin de connaître plus de détails concernant les activités prévues à Saint-Honoré.

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