Mireille Jean interpelle son adversaire

Mireille Jean représente le PQ aux élections partielles... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Mireille Jean représente le PQ aux élections partielles dans Chicoutimi.

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La candidate du Parti québécois dans Chicoutimi, Mireille Jean, demande à son adversaire libérale, Francyne T. Gobeil, de s'engager dans le dossier d'un bloc cellulaire à Chicoutimi.

Mme Jean a effectué une sortie, mardi après-midi, après que le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, ait amené le dossier lors de la période de questions à l'Assemblée nationale du Québec.

«L'occasion est belle avec cette élection partielle de discuter de ce dossier. On sait depuis le début que l'absence d'un bloc cellulaire à Chicoutimi était pour soulever une problématique sur les coûts, les délais et la logistique. Pourtant, la solution du Parti québécois à l'époque avait rallié le Lac-Saint-Jean et le Saguenay et les diverses parties», commence par dire Mme Jean.

«Je demande à Mme Gobeil si elle prend des engagements pour solutionner une problématique dans Chicoutimi. Est-ce qu'elle va demander au député de Roberval et premier ministre de faire en sorte d'envisager la construction d'un quartier cellulaire? M. Couillard dit attendre les demandes de Mme Gobeil pour passer à l'acte de ce qu'il pourrait faire pour le comté de Chicoutimi. C'est le temps qu'elle fasse la demande», ajoute la candidate du PQ dans Chicoutimi.

Sans dire que ce dossier sera l'enjeu central des prochaines semaines, Mme Jean estime qu'il est tout de même important.

Elle croit aussi qu'il serait préférable d'avoir une voix de plus du PQ au parlement pour défendre le dossier, plutôt que d'avoir une députée libérale qui va plier l'échine devant une action du premier ministre.

«Nous allons crier haut et fort pour être entendus et trouver des solutions pour faire avancer les choses», indique-t-elle.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, avait lancé les hostilités mardi à Québec en questionnant le député de Roberval sur le sujet.

Il a rappelé qu'au moment de la décision de construire une prison à Roberval, l'ancien gouvernement libéral n'a pas réfléchi aux conséquences néfastes que les nombreux déplacements et les pertes de temps auraient sur l'administration de la justice.

«En 2013, le Parti québécois avait corrigé la situation en annonçant la construction d'un centre à proximité du Palais de justice de Chicoutimi pour 20 prévenus. Et en 2014, le gouvernement actuel a mis la hache dans ce compromis qui pourtant satisfaisait autant le Lac-Saint-Jean que le Saguenay. Est-ce que le premier ministre peut reconnaître que la meilleure solution était celle du Parti québécois et s'il va rétablir un centre pour les prévenus à Chicoutimi?», a questionné le député de Jonquière.

À cette question, le chef du gouvernement a réaffirmé son intention de ne pas dédoubler les installations et que les avocats avaient la possibilité de discuter avec leurs clients par le biais de la visioconférence en raison des nouvelles technologies.

«De plus la distance entre Roberval et Chicoutimi n'est pas stratosphérique. Mais nous allons écouter les revendications des avocats criminalistes», a répondu M. Couillard.

«Un coup de poignard», estime la CAQ

(Laura Lévesque) - De jeunes militants ont goûté au coup bas du monde politique. D'un commun accord, le Parti libéral, la Coalition Avenir Québec et le Parti québécois avaient décidé ne pas participer à la Foire aux partis, organisée mardi par le MAGE-UQAC. Mais l'équipe de la candidate péquiste, Mireille Jean, s'est présentée à l'événement. Un «coup de poignard», selon Jeff Simard de la CAQ, qui a dénoncé publiquement l'attitude du parti.

«J'ai été lâchement trahi par des gens que je considérais jusqu'ici comme des amis. Le PLQ, la CAQ et le PQ avaient décidé de boycotter l'événement dû au manque de collaboration de la part du MAGE-UQAC, l'organisateur de l'événement. Or, le Parti québécois a trahi sa parole et s'est présenté tout de même avec sa candidate Mireille Jean», a déploré le jeune militant caquiste, également responsable de l'activité pour le parti.

Lorsqu'ils ont eu vent de la présence de représentants péquistes à l'UQAC, la CAQ a aussitôt dépêché des membres sur place.

Du côté du Parti québécois, on assure que l'équipe de Mireille Jean était de bonne foi. Un problème de communication au sein des militants serait à l'origine du malentendu.

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