Armes à feu: un mémoire noyé dans la masse

L'assemblée générale a eu lieu à Alma.... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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L'assemblée générale a eu lieu à Alma.

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Bien que la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs déposera un mémoire contre l'implantation d'un nouveau registre des armes à feu, lors de la commission parlementaire qui débute cette semaine, la section régionale déplore que la concrétisation du projet de loi 64 semble inéluctable.

«On a l'impression que nos commentaires vont être noyés dans la masse, alors qu'environ 90% des intervenants lors des audiences publiques ont un préjugé favorable au registre», commente le président régional de la fédération, Gilles Brassard, après l'assemblée générale de samedi. Une cinquantaine de représentants des associations de chasse et de pêche de la région et de Chibougamau étaient réunis au motel des Cascades, à Alma, afin d'échanger sur leurs préoccupations.

M. Brassard déplore la position du gouvernement et la décision du premier ministre Philippe Couillard d'imposer la ligne de parti à ses députés libéraux. «La candidate Francyne T. Gobeil semblait ouverte à nous écouter, en disant qu'elle voulait exprimer l'opinion de ses électeurs dans Chicoutimi, mais elle a été ramenée à l'ordre assez vite.»

Les membres régionaux de la fédération n'ont pas d'autre moyen de pression envisagé à court terme. «Certains disent qu'ils n'inscriront pas leurs armes au registre, mais ce n'est pas ce que nous recommandons. D'autres pensent aussi à acheter leurs armes dans les provinces limitrophes du Québec, ce qui va affecter l'économie, poursuit Gilles Brassard. Ça va être un fiasco. Comme on est déjà obligé d'avoir un permis, c'est une dépense inutile. On pourrait miser sur l'éducation des pratiques sécuritaires à la place.»

La hausse des tarifs des baux de villégiature et celle des permis de chasse font aussi partie des dossiers portés par la Fédération. Par ailleurs, le président est fier de la collaboration avec le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs pour élaborer des plans de gestion, ce qui permet aux cheptels de bien se porter, et aux chasseurs d'avoir du succès.

Cerfs de Virginie

Les informations sur la chasse au cerf de Virginie à l'arc et à l'arbalète, qui sera permise pour la première fois dans la région du 29 octobre au 3 novembre 2016, ont aussi été transmises aux membres, qui se sont montrés enthousiastes.

«Nous n'avons pas un inventaire précis de la population, mais avec les témoignages de gens qui en ont vu beaucoup, on s'est dit qu'on pouvait essayer ce type de chasse, qui comporte plus de difficultés et qui ne créera pas trop de dommages dans le cheptel. Par contre, l'hiver cette année a causé des contraintes majeures pour l'orignal et le chevreuil. Nous allons voir si la présence s'est maintenue», commente Gilles Brassard.

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