PKP sur le terrain avec sa candidate

Pierre Karl Péladeau et Mireille Jean ont tenu... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

Pierre Karl Péladeau et Mireille Jean ont tenu un point de presse, vendredi, dans le local électoral de la candidate.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

Après Philippe Couillard et François Legault, c'était au tour de Pierre Karl Péladeau de se déplacer dans la région, vendredi, pour mousser la candidature de Mireille Jean à l'élection partielle dans Chicoutimi.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau,... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 1.0

Agrandir

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, et la candidate Mireille Jean ont été accueillis par les applaudissements de la centaine de militants présents pour le 5 à 7 de lancement de la campagne dans Chicoutimi.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Rencontre avec les militants, tournée au centre commercial et au centre-ville: le chef du Parti québécois a passé quelques heures sur le terrain pour montrer son appui à la candidate péquiste qui affrontera notamment la libérale Francyne T. Gobeil et la caquiste Hélène Girard.

«Ceux qui prétendent qu'il faut voter du bon bord (du côté du pouvoir), je pense qu'ils font une grossière erreur. Car le gouvernement de Philippe Couillard a abandonné les régions depuis deux ans. Le Québec n'appartient pas qu'au centre urbain. Il n'y aurait pas de Québec moderne s'il n'y avait pas eu les régions pour le construire. Le développement de nos régions, ça passe par le développement économique. Et Mireille est certainement une femme avec le profil adéquat. C'est une femme entrepreneure, déterminée, courageuse, qui s'est battue pour son entreprise et qui va se battre pour sa région et sa nation», a insisté le chef péquiste, dans un point de presse tenu vendredi après-midi dans le local de campagne de Mme Jean. 

Le passage de Pierre Karl Péladeau dans la région a également donné l'occasion aux péquistes de se montrer unis. Stéphane Bédard, qui a démissionné de son rôle de député à l'automne, a accompagné le chef dans sa visite à Saguenay. De fortes rumeurs de tension entre les deux hommes ont circulé à la suite de cette démission. «C'est surtout et avant tout les libéraux qui se font faits les porte-parole de cette théorie dont on sait aujourd'hui qu'elle est fumeuse», a répondu le chef péquiste, questionné à ce sujet. 

Stéphane Bédard a quant à lui rappelé que ce sont des raisons familiales qui ont motivé son départ. «J'ai toujours été un fier militant du Parti québécois. J'ai quitté pour les raisons que j'ai déjà expliquées. Si ma femme et mes enfants étaient là, ils pourraient en témoigner. Ce fut une décision sage dans le contexte familial. Mais je suis resté un loyal défenseur du parti, de son chef et, aujourd'hui, de Mireille Jean, qui incarne bien les valeurs que j'ai essayé de porter pendant les 17 ans que j'ai été au parti», a exprimé M. Bédard, qui a notamment occupé le poste de chef par intérim lors du départ de Pauline Marois. 

La circonscription de Chicoutimi est aux mains des péquistes depuis les années 70. Mais Mme Jean ne tient rien pour acquis. «C'est une élection qui n'est pas gagnée. On a du travail à faire. Tout le monde va mettre la main à la pâte», a-t-elle assuré. 

La candidate compte miser sur son expérience dans le monde des affaires pour convaincre les électeurs. «J'ai déjà commencé à aller à la rencontre des gens et ce qu'ils veulent, c'est une personne qui parle de développement économique dans un contexte où c'est réalisable. Le profil que je propose, une femme d'expérience en affaires, ça réconforte la population. Je ne m'improvise pas là-dedans», a rappelé Mme Jean, qui a oeuvré dans le monde de la haute technologie.

Sylvain Gaudreault et Stéphane Bédard étaient aussi présents... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

Agrandir

Sylvain Gaudreault et Stéphane Bédard étaient aussi présents au local électoral de Mireille Jean.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Une centaine de militants au lancement

(Myriam Gauthier) - Une centaine de militants et personnalités politiques ont pris part vendredi soir au lancement de la campagne électorale de la candidate péquiste dans Chicoutimi, Mireille Jean, en présence du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.Le chef a fait son entrée peu avant 18h30 dans la salle du Montagnais en compagnie de la candidate, sous les applaudissements des militants qui l'attendaient pour le 5 à 7 de lancement de la campagne électorale. Accompagné des députés de Jonquière, Sylvain Gaudreault, de Taschereau, Agnès Maltais, et de Gaspé, Gaétan Lelièvre, il a pris une dizaine de minutes pour parler aux militants qui venaient à sa rencontre avant le début des allocutions.

Plusieurs personnalités de la famille souverainiste régionale se trouvaient sur place. Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean, Marc-André Bédard, ancien ministre de la Justice, ainsi que les anciens députés Robert Bouchard et Jean-Marie Claveau étaient du nombre.

Le pompier et coordonnateur de la Caserne de jouets de Chicoutimi, Mario Gagnon, candidat défait à l'investiture péquiste de lundi, était aussi présent. Mireille Jean a d'ailleurs souligné sa présence lors de son allocution, et il a été invité par les députés à se joindre sur la photo prise à la fin de l'événement partisan.

Les régions

Pierre Karl Péladeau, accompagné sur scène par Mireille Jean et les députés présents, s'est adressé aux militants. Le chef péquiste a déploré les compressions budgétaires du gouvernement libéral en santé et en éducation et soutenu l'importance des régions et de ses citoyens, qui sont «ce que nous avons de plus précieux au Québec».

Il a félicité le travail de chacun des députés présents et a terminé en soulignant le bagage entrepreneurial de Mireille Jean, avant de lui céder la parole. La candidate a remercié les députés de leur présence, oubliant toutefois le nom de la circonscription d'Agnès Maltais et de Gaétan Lelièvre.

Dans son allocution, Mireille Jean a souligné que le «respect de la place des régions» au Québec ferait partie de ses priorités, pour assurer l'occupation du territoire régional et le maintien d'infrastructures modernes.

Elle a souligné que les libéraux travaillent en faveur des péquistes par leurs «politiques dévastatrices» et qu'ils étaient ainsi leur meilleur allié. Elle a toutefois mis en garde les militants, en leur rappelant l'importance de faire sortir le vote lors d'une élection partielle.

«Il ne faut pas sous-estimer la tendance de l'élection partielle: le taux de votation, qui est plutôt bas, et surtout au Parti québécois. En fait, on est notre pire ennemi actuellement [...].»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer