« Nous nous exposons à des poursuites »

Les techniciens ambulanciers et paramédics aimeraient bien intervenir sur... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Les techniciens ambulanciers et paramédics aimeraient bien intervenir sur toutes les situations d'urgence. Mais ils n'y sont pas autorisés et n'ont pas les équipements nécessaires pour le faire.

Christian Rioux, représentant syndical en santé et sécurité du Syndicat des paramédics du Saguenay-Lac-Saint-Jean et du Nord, a accepté de dévoiler quelques détails sur les procédures à suivre lors des interventions.

Cette sortie survient après les révélations faites sur l'absence d'intervention des paramédics de la Réserve faunique des Laurentides, le 2 mars dernier, lorsqu'un touriste américain est décédé à la suite d'un face à face dans un sentier provincial de motoneige. L'accident est survenu à environ trois kilomètres de l'Étape et les ambulanciers auraient refusé de s'y rendre.

« La première chose qu'il faut savoir, c'est que nous avons des procédures à suivre du ministère de la Santé et des employeurs. Nous n'avons pas le droit d'intervenir si notre santé et notre sécurité sont en péril. Si la vie d'un ambulancier est en danger, nous n'avons pas le droit d'y aller. C'est la simple logique et elle s'applique en même temps à tout le monde », mentionne Christian Rioux.

« De plus, nous n'avons pas l'équipement nécessaire pour intervenir. En fait, nous ne pouvons aller au-delà de la route. Nous n'avons pas de motoneiges, pas de véhicules tout-terrain, ni de traîneau ou de canot de sauvetage. Le gouvernement a fait le choix d'équiper les pompiers et les policiers. Nous faisons des représentations pour avoir des équipements afin de pouvoir intervenir, mais nous n'avons encore eu aucune réponse », reprend M. Rioux.

Les techniciens ambulanciers doivent aussi s'assurer de ne pas mettre la sécurité de qui que ce soit en jeu.

« Et il faut savoir que si nous intervenons à un endroit où nous n'avons pas le droit de le faire, nous nous exposons à des poursuites advenant le cas où nous aggravions le cas d'un blessé. Nous pourrions même recevoir un blâme pour l'avoir fait », indique Christian Rioux.

Projet pilote

Si les ambulanciers ne peuvent intervenir dans les sentiers, Denise Grenier, présidente de la Fédération des clubs de motoneiges du Québec (FCMQ), précise que les 201 clubs de la province peuvent faire certaines interventions, car ils possèdent des traîneaux d'évacuation.

« Ils sont situés à des points stratégiques, placés en fonction des sentiers. Il existe des ententes avec les municipalités ou les pourvoiries », explique Mme Grenier.

« Quant à la formation, nos bénévoles ne la possèdent pas encore. Mais un projet-pilote est en marche afin de leur en donner une afin d'intervenir pour des sorties d'urgence, des manoeuvres d'évacuation, des manoeuvres cardio-respiratoires et les premiers soins notamment », ajoute-t-elle.

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