Des coupes dans deux CHSLD

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La présidente du syndicat Martine Côté

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Le Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Centre de santé Chicoutimi (FIQ) dénonce fermement les nouvelles compressions annoncées lundi matin par la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS).

Deux CHSLD de Chicoutimi subiront des coupes. Une situation que la FIQ juge inacceptable. 

Martine Côté, présidente de la FIQ, est «ulcérée». Lundi matin, la direction du CIUSSS a rencontré les représentants syndicaux afin de les informer de nouvelles compressions. 

Huit lits seront fermés au CHSLD Beaumanoir entraînant la perte d'un poste d'infirmière, un poste d'infirmière auxiliaire et un poste d'infirmière de soir. Au CHSLD de la Colline, 15 lits de transition seront transférés au privé. Au final, un poste de préposé aux bénéficiaires sera ajouté. 

La direction devait rencontrer les employés mercredi afin de les informer de la nouvelle, mais Martine Côté a refusé d'attendre. «J'ai informé mes gens tout de suite après l'avoir appris», confirme-t-elle. 

La FIQ s'oppose fermement aux nouvelles compressions. 

«Comment peut-on couper des postes et réorganiser le travail d'une équipe quand les gens sont déjà à bout de souffle? Tout a déjà été réorganisé plusieurs fois. Ça m'enrage de voir que personne de cette direction n'est capable de voir que ça va se détériorer. Je suis ulcérée que personne ne soit capable de dire à la direction qu'on ne peut plus et qu'on ne veut pas. Les soins sont déjà précaires», affirme-t-elle. 

«C'est une décision du CIUSSS prise dans le seul but d'économiser 250 000$. L'austérité budgétaire se répercute dans nos milieux et c'est notre devoir, comme professionnelles en soins, de dénoncer l'inacceptable», estime-t-elle. 

Martine Côté juge inacceptable que le personnel déjà surchargé doive subir les effets de nouvelles coupes. 

Elle s'inquiète également des conséquences de cette décision sur les bénéficiaires. 

«Les professionnelles en soins, tout comme les familles de Chicoutimi ayant un parent hébergé, en font le constat quotidien: les patients en CHSLD sont de plus en plus mal en point et ils ont besoin de soins infirmiers actifs. Ce sont les professionnelles en soins qui peuvent prévenir les chutes, évaluer les plaies et ajuster les traitements selon l'évolution de la santé mentale et psychologique», insiste-t-elle. 

Si ma mère était dans un CHSLD, je serais inquiète. Pas parce que les gens manquent de volonté, mais parce qu'ils ne peuvent tout faire. Les gens sont surchargés.»

Le responsable des communications du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région a refusé de commenter la nouvelle lundi. «Nous allons commencer par informer nos employés. Ils n'ont pas tous été rencontrés encore», a affirmé Marc-Antoine Tremblay.

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