Immigration: une mauvaise décision, dit la CAQ

La candidate caquiste dans Chicoutimi, Hélène Girard... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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La candidate caquiste dans Chicoutimi, Hélène Girard

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La Coalition avenir Québec (CAQ) profite de l'élection partielle dans Chicoutimi pour forcer le premier ministre Philippe Couillard à faire marche arrière dans le dossier de l'immigration. Le parti l'accuse d'avoir décidé d'augmenter de 10 000 le nombre d'immigrants par année au Québec, et ce, sans consultation.

La députée de Montarville, Nathalie Roy, était de passage à Chicoutimi, lundi, pour faire campagne en compagnie de la candidate Hélène Girard. Les politiciennes de la CAQ ont demandé à la candidate libérale Francyne T. Gobeil si elle se sentait à l'aise avec une telle politique qui vise à augmenter le nombre d'immigrants et de les envoyer dans les régions sans donner les moyens aux communautés de les accueillir.

Accusations

Nathalie Roy a rejeté d'entrée de jeu les accusations de Philippe Couillard à l'endroit des députés caquistes qui posent des questions sur le projet de loi en ce moment à l'étude et qui modifiera les règles en ce qui concerne l'immigration. Selon Nathalie Roy, la décision d'augmenter le nombre d'immigrants a été prise par le premier ministre sans aucune consultation.

«C'est troublant de se faire traiter d'intolérants par le premier ministre quand on pose ce genre de question. Notre objectif est de nous assurer que le Québec est en mesure de bien intégrer les nouveaux arrivants et surtout de protéger la langue française», insiste Nathalie Roy.

Le débat que la CAQ souhaite lancer avec cette sortie concerne l'obligation pour les immigrants de suivre des cours de français et d'apprentissage de la culture québécoise lorsqu'ils choisissent de vivre au Québec. Selon la députée, toutes les statistiques confirment que les efforts de francisation déployés en ce moment ne sont pas suffisants pour donner les outils nécessaires aux immigrants qui voudraient vivre à l'extérieur de Montréal.

Les suivis de dossier démontrent que pas moins de 200 000 immigrants qui sont arrivés au Québec depuis 20 ans ne parlent toujours pas le français. Dans cette foulée, 80% des immigrants ne suivent pas la formation sur la culture québécoise. «En 2014, 11% des immigrants qui s'inscrivent à des cours de francisation décrochent avant la fin. Le pourcentage monte à 25% dans des régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean», a déclaré la députée caquiste.

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La députée de Montarville, Nathalie Roy

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De bons éléments

Le projet de loi à l'étude en ce moment comprend de bons éléments, ajoute la députée. Elle revient cependant sur le blocage du premier ministre du Québec à augmenter le nombre de 50 000 à 600 000. Dans les éléments positifs, elle souligne le choix en fonction des besoins de main-d'oeuvre et des critères économiques. 

«Aujourd'hui, la population de Chicoutimi a le droit de savoir ce que pense réellement Francyne T. Gobeil de la hausse de 10 000 immigrants par année. Les électeurs ne sont pas dupes, ils ne tomberont pas aussi facilement dans le piège libéral qui consiste à improviser sur des sujets aussi sensibles tout en taxant d'intolérants ceux qui osent poser des questions légitimes. On ne peut pas augmenter les seuils d'immigration sans que les cours de français et de connaissance des valeurs communes québécoises ne soient rendus obligatoires», a conclu la candidate Hélène Girard.

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