Des autochtones bloquent la route 167

Des autochtones de Mashteuiatsh et Obedjiwan ont réalisé... (Archives Le Quotidien, Louis Potvin)

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Des autochtones de Mashteuiatsh et Obedjiwan ont réalisé un blocus partiel de la route 167 dans la réserve faunique Ashuapmushuan.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Une vingtaine d'autochtones de Mashteuiatsh et Obedjiwan ont réalisé un blocus partiel de la route 167 dans la Réserve faunique Ashuapmushuan, lundi.

Le porte-parole du groupe, Michael Cleary, demande au premier ministre Philippe Couillard de ne pas signer le traité parce qu'il ne respecte pas la volonté de certains autochtones. «On dit que les consultations vont avoir lieu après la signature. Ça ne marche pas comme ça, il faut que les négociations se fassent avant sinon on va perdre des droits ancestraux. C'est illégal la façon de faire. Ils ont l'intention de réglementer la chasse sur le territoire en nous obligeant à avoir des permis et enregistrer nos prises. Pour les Innus, c'est sacré la cérémonie de la chasse, ça va venir éteindre nos droits», a-t-il déclaré. 

Lundi matin, dès l'aube, une vingtaine d'autochtones se tenaient sur le bord de la route et ralentissaient la circulation pour signifier leur présence. Le tout s'est fait dans le calme. Des policiers ont surveillé les agissements en assurant la sécurité des opposants et des automobilistes.

À quelques mètres de la route, deux tentes ont été aménagées. Quelques-uns ont passé la nuit pour bien marquer leur volonté d'empêcher la signature du traité.

François Awashish craint que sa famille et d'autres... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 4.0

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François Awashish craint que sa famille et d'autres clans attikameks perdent des droits. Il compare la signature de traité de Mashteuiatsh et des deux autres communautés comme une 2e Convention de la Baie-James.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

La famille Awashish, qui compte plus de 1200 membres à Obedjiwan, craint de perdre des droits si cette entente est signée. «Nous, on a peur que ça ressemble à une deuxième Convention de la Baie-James et qu'on perde des droits importants. On ne veut pas que ça se signe. Et on demande l'intervention de Philippe Couillard. Aussi, une mise en demeure a été envoyée au conseil de bande de Mashteuiatsh pour les empêcher de signer le traité», a indiqué François Awashish.

Selon les opposants, l'entente occasionnerait des zones de chevauchement entre nations. Les Atikamekws, qui ne sont pas inclus dans ce projet, subiraient des désagréments si le territoire du Nistassinan était protégé et que des modifications étaient appliquées sur la manière de chasser, trapper et pêcher.

Michael Cleary demande que Philippe Couillard ne signe... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 5.0

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Michael Cleary demande que Philippe Couillard ne signe pas le traité d'autonomie gouvernementale parce qu'il violerait, selon lui, les droits ancestraux des familles qui pratiquent la chasse, la trappe et la pêche sur le territoire du Nistassinan.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

La démarche pourrait prendre de l'ampleur. Une marche symbolique a eu lieu sur la Côte-Nord, ce week-end. Un jeune de Betsiamites s'est déplacé. Ancré dans les traditions, il a repris son nom donné par un shaman plutôt que celui de l'était civil, soit Otcekipanckw Pishshsish. Il craint de perdre sa culture.

Michael Cleary informe que d'autres actions sont à prévoir. Le groupe n'entend pas se rendre aux réunions mensuelles du conseil de bande pour essayer de discuter. «On l'a déjà fait. Et il n'y a pas grande ouverture. Ce n'est pas très transparent comme démarche. Le droit de parole est très limité», déplore-t-il.

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