Salon des trappeurs: l'achalandage en hausse de 30%

L'organisateur du salon Marc-André Racine, de l'association régionale... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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L'organisateur du salon Marc-André Racine, de l'association régionale des trappeurs.

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Une partie de l'hôtel Le Montagnais s'est transformé en musée biologique le temps d'une fin de semaine, alors que se tenait le 39e Salon provincial de la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ).

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Des kiosques d'accessoires de fourrures, d'outils de piégeage et d'intervenants du milieu étaient présents lors du 39e Salon provincial de la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

L'association régionale, organisatrice de l'événement pour une seconde année par un mandat attribué par la FTGQ, a décidé d'attirer les visiteurs en exposant des animaux naturalisés de la collection du taxidermiste Mario Bilodeau, copropriétaire de Bilodeau inc. à Normandin. D'impressionnants ours polaires, dressés sur leurs pattes, accueillaient les visiteurs lors de leur entrée dans la salle, et ceux-ci pouvaient admirer plusieurs autres animaux boréaux, tels un narval, un caribou ou un loup, et même des espèces plus exotiques comme un léopard.

« Ça nous prenait un élément attractif, et il faut dire que celui-ci est assez spécial à voir, explique l'organisateur Marc-André Racine, lors de la clôture dimanche. On s'est beaucoup amélioré par rapport à l'année dernière, avec une salle plus grande et plus d'exposants. L'achalandage a augmenté de 30 %. »

En 2015, environ 2000 personnes avaient pris part au salon, des trappeurs, des passionnés de la nature, mais aussi un peu de « M. et Mme Tout-le-Monde. » Les gens peuvent ainsi interagir avec des intervenants du milieu et découvrir des facettes insoupçonnées du piégeage.

« Les trappeurs sont très à l'écoute du milieu naturel, assure M. Racine. Ce sont des gestionnaires de l'environnement. Ils savent que s'ils font des dommages à l'habitat, c'est leur activité professionnelle ou de loisir qui va en souffrir. Ils font attention à ne récolter que les surplus de population et entretiennent même leur territoire, en déposant des carcasses pour nourrir les autres animaux. Les pièges utilisés suivent des normes pour que les bêtes meurent le plus rapidement possible. Nous sommes conscients des mouvements d'opposition. »

Une démonstration de dépiautage était aussi offerte durant l'événement, c'est-à-dire la manière de dépouiller l'animal de sa fourrure. Coeur sensible s'abstenir, même si l'activité était réalisée avec respect. Plusieurs kiosques d'accessoires de fourrure étaient installés, tandis que d'autres faisaient la promotion de cette tradition qu'est la trappe. Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs Laurent Lessard a aussi pris part à un banquet organisé samedi et s'est montré impressionné.

Des étudiants de la formation professionnelle en protection et exploitation des territoires fauniques, offerte à La Baie, à Roberval et à Saint-Félicien, en ont aussi profité pour s'immerger dans leur milieu.

L'événement, qui est organisé à 100 % par des bénévoles, se tiendra dans une autre région du Québec l'an prochain.

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