Du compostage dès 2020 au Lac-Saint-Jean

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Si la RMR va de l'avant avec son plan de gestion des matières organiques, le coût par porte des quelque 50 000 résidences passera de 180 $ à 216 $, dès 2020. C'est ce qui a été dévoilé, jeudi soir, dans la séance de consultations tenue à Alma.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

La Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean prévoit construire une plate-forme de compostage à aire ouverte pour accueillir tous les déchets organiques des quelque 110 000 Jeannois.

Le 1er janvier 2020, tous les citoyens devront jeter leurs matières putrescibles dans un bac brun. Cette nouvelle collecte coûtera 1,8 million $ par année, soit 36 $ de plus par porte.

Il s'agit du scénario proposé par la RMR dans son plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) révisé, présenté publiquement cette semaine dans le cadre de consultations citoyennes. Québec, rappelons-le, force les municipalités à récupérer 100 % des déchets organiques d'ici 2020. 

« Notre proposition de plate-forme à aire ouverte est la solution la plus sécuritaire sur le plan économique. Et c'est ce qui offre un meilleur rendement », a commenté Mathieu Rouleau, directeur général adjoint à la RMR, après avoir présenté le scénario au cours de la séance tenue jeudi à Alma.

La proposition semble avoir été bien accueillie par la trentaine de personnes qui se sont déplacées pour obtenir plus d'informations. Mais les citoyens qui résident tout près du lieu d'enfouissement d'Hébertville-Station se sont montrés inquiets face à la création possible d'un autre site de déchets tout près de leur maison. 

« L'endroit pour accueillir la plate-forme n'a pas été sélectionné. Elle peut être construite n'importe où au Lac-Saint-Jean. Le seul critère, c'est la présence d'un système de traitement des eaux », a expliqué M. Rouleau.

Visage de l'opposition du lieu d'enfouissement d'Hébertville-Station, Paul... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 2.0

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Visage de l'opposition du lieu d'enfouissement d'Hébertville-Station, Paul Morin a déploré le manque de coordination avec Saguenay pour la gestion des matières organiques.

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Odeurs

Ce dernier a également rassuré le même citoyen sur l'odeur qui pouvait se dégager d'un site de compostage. Un site dont la taille peut représenter deux terrains de football ou plus.

« Les odeurs, ça se contrôle. Si on a la bonne recette, le bon dosage, il n'y a pas plus d'odeur qu'un lieu d'enfouissement. Même qu'il y en a moins », a-t-il indiqué. 

Dans la construction d'une plate-forme, la RMR doit respecter plusieurs normes qui ressemblent à celle d'un lieu d'enfouissement. Mais l'organisation n'a pas à traverser un processus d'audiences publiques.

Certains citoyens se sont aussi questionnés sur l'absence d'un plan commun avec Saguenay pour la gestion des déchets organiques. Visage de l'opposition du site d'enfouissement à Hébertville-Station, Paul Morin a tenu à critiquer cet aspect.

« Comment se fait-il qu'on n'ait pas un plan régional? On a encore l'impression d'être guidés par les aléas politiques des élus en place et non par le souci environnemental », a soupiré M. Morin. 

Le directeur général de la RMR a précisé que chaque territoire devait présenter son PGMR, mais qu'un arrimage des mesures serait possible.

« Un comité de coordination sera formé. Parce qu'on a tous le même objectif, réduire l'enfouissement », a insisté Guy Ouellet. 

Biométhanisation

Quant à la biométhanisation, la RMR n'écarte pas cette technologie pour transformer les matières en énergie. Mais le traitement du compost, par le biais d'une plate-forme à aire ouverte par exemple, est une étape nécessaire à la biométhanisation.

« On commence par détourner les matières, voir le tonnage, s'il est suffisant. Et ensuite on prendra une décision», a laissé tomber M. Ouellet. 

Maintenant que les consultations sont terminées, la commission indépendante analysera tous les mémoires reçus et rendra son rapport en mai prochain. Mais déjà, les commissaires ont confirmé que des recommandations allaient être formulées, dont demander à la RMR de viser des cibles plus audacieuses que celles fixées par le gouvernement sur le plan notamment du recyclage.

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