L'UQAC gérée comme un «Walmart»

Normande Truchon (employés de soutien), Richard Perreault (chargés... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Normande Truchon (employés de soutien), Richard Perreault (chargés de cours), Gilles Imbeau (professeurs), Manon Bouchard (professionnels) et Annie Maisonneuve (étudiants employés) unissent leur voix pour dénoncer la gestion du recteur Martin Gauthier.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les professeurs, les chargés de cours, les employés de soutien et les étudiants à l'emploi de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) reprochent au recteur Martin Gauthier de gérer l'établissement comme un « Walmart ».

Réunis en conférence de presse, mercredi, les différents présidents syndicaux ont rappelé les impacts des récentes coupes du gouvernement Couillard sur l'établissement. Mais ils ont surtout déploré l'attitude du recteur qui se contenterait d'appliquer ces compressions sans défendre son établissement, estiment les présidents syndicaux.

« M. Gauthier applique scrupuleusement et avec créativité toutes les demandes de coupes exigées par le gouvernement », peut-on lire dans la lettre signée par les différents représentants syndicaux.

« Oui, les universités continuent à fonctionner, mais il y a un prix à payer. Les services s'en font ressentir. On n'est pas une usine pour faire des boulons. On forme des gens, la relève de demain », a d'emblée lancé Gilles Imbeau, président du syndicat des professeurs de l'UQAC.

Pour répondre aux restrictions budgétaires imposées par Québec, la direction de l'UQAC n'aurait pas comblé une trentaine de postes. Les classes ont été regroupées, mettant ainsi plus de pression sur le personnel enseignant.

Quant aux relations avec la direction, elles seraient plus tendues que jamais, selon les syndicats.

« Le climat s'est dégradé. Les gens sont moins heureux. Les sourires sont moins là. Les relations de travail sont tendues. Elles sont plus entrepreneuriales qu'humaines », a décrit M. Imbeau, craignant que ces réaménagements deviennent permanents.

Les présidents syndicaux ont aussi accusé la direction de bâillonner le vice-recteur à l'enseignement, à la recherche et à la création, Mustapha Fahmi. Ce dernier aurait été volontairement écarté du comité de pérennisation qui se penchera sur les finances et l'avenir de l'UQAC.

« Si ce n'est pas du bâillon, je me demande ce que c'est », a commenté Richard Perreaut, président des chargés de cours, estimant que ce comité a été formé pour assurer la pérennité des « coupes ». 

En plus de retarder les travaux du comité de pérennisation, les organisations syndicales demandent au recteur de condamner publiquement toutes restrictions budgétaires imposées par Québec. Les représentants exigent aussi que la direction pige dans les revenus engendrés par l'enseignement à l'international pour assurer la pérennité des activités de l'UQAC.

À l'invitation de la direction, les syndicats rencontreront le recteur jeudi pour clarifier la situation. Martin Gauthier commentera cette sortie à l'issue de sa rencontre avec les représentants syndicaux. Mais la direction, incluant M. Fhami, s'est dite surprise des propos tenus par les différentes organisations.

À la suite de la conférence de presse à laquelle elle prenait part, la présidente du syndicat des professionnels, Manon Bouchard, a admis à ses membres que les propos étaient « tranchants ».

« Il faut se rappeler que le but était de brasser la cage et susciter des réactions », a-t-elle écrit dans une correspondance envoyée à tous ses membres mercredi après-midi.

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