Les travaux de la frayère reportés

Les évaluations avaient permis de planifier l'aménagement d'un... (PhotoLe Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

Les évaluations avaient permis de planifier l'aménagement d'un ponceau temporaire avec de la neige et des tuyaux légers. Selon Marc Archer, le cours d'eau en question est beaucoup plus important et nécessitera probablement l'utilisation d'un remblai de pierre temporaire par-dessus les tuyaux et donc une modification au certificat d'autorisation.

PhotoLe Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La Corporation LACtivité pêche du Lac-Saint-Jean a finalement décidé de reporter d'une année le projet de construction d'une frayère artificielle pour l'éperlan arc-en-ciel au sud de l'embouchure de la rivière Mistassini, dans ce qui était autrefois la zone de l'île aux Pins.

Le directeur général de la Corporation LACtivité pêche (CLAP), le biologiste Marc Archer, a confirmé cette information au cours des dernières heures. La décision repose essentiellement sur des problématiques climatiques qui ont donné des conditions de glace difficiles.

L'entreprise responsable des travaux a effectué, la semaine dernière, des sondages sur la bande riveraine du lac Saint-Jean afin de vérifier la capacité portante de la glace. Ils ont rapidement constaté que la glace était mince et surtout friable. La combinaison de ces éléments et le redoux prévu au cours des prochains jours rendent cette opération beaucoup plus difficile et les responsables du projet ont jugé plus sage de reporter les travaux.

Un ruisseau en cause

L'autre problématique concerne un ruisseau qui se jette dans le lac Saint-Jean et que les fardiers doivent traverser. Les évaluations avaient permis de planifier l'aménagement d'un ponceau temporaire avec de la neige et des tuyaux légers. Selon Marc Archer, le cours d'eau en question est beaucoup plus important et nécessitera probablement l'utilisation d'un remblai de pierre temporaire par-dessus les tuyaux et donc une modification au certificat d'autorisation.

Selon le directeur général de la CLAP, cette remise des travaux à l'an prochain permettra de restructurer le projet de façon différente de façon à apporter les correctifs nécessaires pour corriger certains problèmes découverts pendant les tests menés la semaine dernière sur la bande riveraine. «On pense faire le travail en deux étapes. Dans un premier temps, il y aurait le transport de tout le matériel sur un site d'entreposage à proximité de la zone d'implantation et, par après, l'aménagement des 25 îlots qui vont créer les frayères», explique le biologiste.

Puisque le site d'intervention est situé au bout d'une route d'accès temporaire de six kilomètres et que l'équipement lourd doit s'éloigner de la bande riveraine, le délai pour la réalisation des travaux est beaucoup plus restreinte que pour les travaux de stabilisation des berges. Selon Marc Archer, cette fenêtre n'est que de deux ou trois semaines et elle peut être plus hâtive ou tardive pendant l'hiver en fonction des conditions météorologiques.

Pas d'impact sur la pêche

Le report des travaux n'aura pas d'impact à court terme sur la qualité de la pêche du lac Saint-Jean. Marc Archer rappelle qu'il s'agit d'un projet expérimental conçu en fonction des observations et travaux d'études réalisés au cours des dernières années. Il n'y a aucune garantie quant aux résultats de la mise en place de ces monticules de pierres qui offriront aux oeufs d'éperlan une meilleure structure de prise et de stabilité pour l'éclosion contrairement aux grains de sable charriés dans le fond marin par les courants.

Le responsable du volet recherche à l'UQAC sur l'éperlan arc-en-ciel, le docteur Pascal Sirois, avait de son côté déclaré qu'une augmentation de seulement quelques points de pourcentage pour l'éclosion des oeufs d'éperlans allait constituer un gain significatif.

En plus de reposer sur une démarche scientifique initiée il y a dix ans, la CLAP a réussi à créer un partenariat financier de huit organismes et entreprises pour recueillir les 500 000$ nécessaires à la préparation technique et la réalisation des frayères. Ce montant couvre les trois années pendant lesquelles on vérifiera l'efficacité de ce système.

Des travaux ont été retardés en raison de... (PhotoLe Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 5.0

Agrandir

Des travaux ont été retardés en raison de la glace trop friable dans le secteur de Desbiens

PhotoLe Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Rio Tinto aussi victime de la glace trop friable

La société Rio Tinto a égalent été dans l'obligation de composer avec le phénomène de glace friable sur la bande riveraine du lac Saint-Jean. Des travaux ont été planifiés dans le secteur de Desbiens et lors des vérifications initiales, l'entrepreneur a constaté que la glace n'était pas en mesure de supporter la machinerie.

« Cette situation a été provoquée par le gel tardif de la bande riveraine et les redoux. La machinerie lourde ne peut pas circuler facilement et ça occasionne des problèmes. Les travaux pour le site de Desbiens seront quand même réalisés dans quelques semaines puisque nous intervenons sur la bande riveraine», explique la porte-parole Xuan-Lan Vu.

Ce n'est pas la première fois que Rio Tinto fait face à la problématique de glace friable dans le cadre de son programme de stabilisation. Il s'agit d'un phénomène naturel relié aux périodes de gel. En ce moment, l'entreprise réalise des travaux dans d'autres secteurs où elle ne rencontre pas cette situation.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer