Une oeuvre pour rappeler les liens entre civils et militaires

Le caporal Jean-Guy Blanchette, le colonel Darcy Molstad... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le caporal Jean-Guy Blanchette, le colonel Darcy Molstad et le maire de Saguenay, Jean Tremblay, ont dévoilé une gravure sur verre réalisée par le caporal Blanchette.

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Normand Boivin
Le Quotidien

Le commandant Darcy Molstad et le maire Jean Tremblay ont dévoilé une gravure sur verre réalisée par un artiste de la base, le caporal Jean-Guy Blanchette. On y voit un avion de chasse stylisé dont la voilure est remplacée par les ailes d'une alouette - l'emblème de l'escadron 425 - , les armoiries de la base et sa devise « Défendez le Saguenay », ainsi que la silhouette d'un militaire au salut dans laquelle on a découpé une femme brandissant un bébé.

« Cette image va rappeler aux voyageurs que les militaires sont toujours prêts à servir la région et le pays, de même que le sacrifice consenti par leurs familles - les militaires sans uniforme - qui restent derrière à les attendre », a expliqué le colonel Molstad.

La gravure sur verre réalisée par le caporal... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 3.0

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La gravure sur verre réalisée par le caporal Blanchette.

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Celui-ci a rappelé que depuis près de 50 ans, les militaires offrent à la région un aéroport de qualité avec des pistes bien entretenues jour et nuit 365 jours par année, un service de déglaçage des avions, des radars et une tour de contrôle qui guide les aéronefs volant à vue et aux instruments.

D'ailleurs, 75 % des mouvements annuels à l'aéroport -  30 000 décollages et atterrissages sur 40 000 - ont été faits par des aéronefs civils.

Faisant écho à ces propos, Jean Tremblay a mentionné que les maires d'autres villes dotées d'aéroports se montrent souvent jaloux des infrastructures dont jouit Saguenay gratuitement.

« Lorsque la base a fait refaire l'asphalte de la piste par Alfred Boivin au coût de 18 M$, j'étais content de ne pas hériter d'une partie de la facture », a avoué le maire, ajoutant que la relation entre la ville et Bagotville est unique.

« En plus de jouir d'un tel aéroport, les militaires sont là quand on a besoin d'eux comme lors de l'incendie du pont Dubuc et au Déluge de 1996. Nous sommes privilégiés », a conclu M. Tremblay, déplorant seulement le fait qu'il aurait bien aimé que l'oeuvre puisse décorer l'hôtel de ville.

La plus belle paye pour le caporal Blanchette

Technicien en structures d'aéronefs, le caporal Jean-Guy Blanchette a reçu la plus belle paye quand on a dévoilé son oeuvre mardi : l'admiration de ses pairs. Car sa passion d'artiste, il la vit bénévolement, pour l'amour du travail bien fait.

Quand il n'est pas en train de réparer et peindre la cellule d'un CF-18, il manipule son pinceau à jet d'oxyde d'aluminium pour graver le verre.

Il a mis environ quatre mois pour réaliser l'oeuvre qui va trôner dans l'aérogare de Bagotville, une commande qu'il doit à la réputation d'artiste qu'il traîne au sein de l'Aviation royale canadienne.

Il réalise son modèle sur ordinateur avant de se mettre au travail de gravure.

Dans sa conception, l'un des défis fut de réaliser un avion qui réussirait à traverser l'épreuve du temps. « Je ne pouvais pas faire un CF-18, car ils ne seront bientôt plus là. Il fallait un modèle qui ne fait référence à aucun chasseur en particulier, d'où les ailes d'oiseau à la place de celles d'un avion. »

Originaire de Chandler, le caporal Blanchette écoule la cinquième année de son second séjour à Bagotville.

Celui qui compte 34 ans dans les Forces a réalisé un premier passage de 10 ans au Saguenay, puis a servi à Comox, en Colombie-Britannique, pendant neuf ans, avant de revenir à Bagotville.

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