Les travailleurs forestiers pas rassurés, selon le PQ

Les députés du Parti québécois Alexandre Cloutier et... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Les députés du Parti québécois Alexandre Cloutier et Sylvain Gaudreault.

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Les députés péquistes Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier estiment que le gouvernement du Québec n'est pas en mesure de rassurer les travailleurs de l'industrie forestière de la région qui ont lancé un véritable cri du coeur quant à l'incertitude qui guette les usines face au protectionnisme américain et à tous les autres problèmes qui subsistent.

Au cours d'un entretien avec Le Quotidien en fin d'après-midi, mardi, le député péquiste de Lac-Saint-Jean a expliqué que Québec n'était pas en mesure de s'assurer qu'Ottawa défende sa position dans le cadre de la négociation de l'entente sur le bois d'oeuvre résineux. La question a été adressée à la ministre responsable de l'Économie, Dominique Anglade.

«Elle a répondu simplement que le gouvernement du Québec a fait connaître sa position au gouvernement du Canada pour le bois d'oeuvre. Elle n'a pas été en mesure de nous assurer que le gouvernement fédéral allait défendre les intérêts du Québec à Washington», indique le député de Lac-Saint-Jean.

Alexandre Cloutier prend plus qu'au sérieux ce cri du coeur des présidents de syndicat Unifor. Il se rappelle avoir déjà demandé au gouvernement du Québec d'intervenir pour régler des problèmes de très longue date, comme la négociation avec les communautés autochtones qui est toujours au coeur de cette problématique.

«Philippe Couillard est député de Roberval et ce sont des emplois dans son comté qui sont menacés. On ne sait pas si Ottawa va défendre le Québec - qui souhaite le libre-échange - ou la position de l'Ouest canadien, où l'industrie est disposée à accepter une surtaxe sur les exportations. Les députés fédéraux de la région doivent aussi nous faire connaître leur position par rapport à ce qu'Ottawa doit défendre dans le cadre de cette négociation.»

Selon Alexandre Cloutier, une impression générale se dégage de toute la problématique de la crise forestière, et ce, depuis plusieurs mois. Le député de Lac-Saint-Jean ne sent pas que les membres du gouvernement ont une véritable idée de l'urgence d'agir pour apporter des réponses aux travailleurs qui se débattent seuls depuis des mois contre des problèmes relevant en bonne partie de la responsabilité de l'État.

Surtaxe de 17%

Sylvain Gaudreault a repris la balle au bond, pendant la période des questions, et s'est adressé directement au premier ministre Philippe Couillard. Il a demandé au député de Roberval d'énumérer les gestes posés par Québec dans le dossier de l'imposition d'une surtaxe de 17% sur les exportations de papier surcalendré en provenance des usines de Kénogami et Dolbeau-Mistassini. Cette surtaxe imposée par le Département américain du commerce va coûter 30 M$ à ces deux usines.

«Il n'y a rien dans la réponse du premier ministre qui permet d'apaiser les criantes des travailleurs. Le pire, c'est que nous avons l'impression que les membres du gouvernement sont complètement dépassés par cette situation et ne sont plus en contact avec la réalité et surtout la panoplie de problèmes qui menacent l'industrie forestière du Québec en ce moment.»

Sylvain Gaudreault est surtout étonné de constater que le premier ministre du Québec n'ait pas été en mesure de rassurer les représentants des travailleurs des usines de sa propre circonscription.

Tout comme Alexandre Cloutier, il réitère que les problèmes énumérés par les travailleurs dans leur cri du coeur sont connus depuis plusieurs mois, quand ce n'est pas quelques années dans certains cas, et que le gouvernement est toujours incapable d'y apporter des solutions.

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