Pas de processus public pour le vérificateur général

Le maire de Saguenay Jean Tremblay.... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le maire de Saguenay Jean Tremblay.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le maire de Saguenay ne lancera pas un processus d'embauche public pour dénicher un nouveau vérificateur général. Le conseil exécutif a d'ailleurs déjà trouvé le remplaçant de Rina Zampieri qui termine son mandat non renouvelable de sept ans le 31 avril. Les conseillers seront appelés à voter sur cette candidature à la prochaine séance du conseil.

«Le comité exécutif a fait son choix. Le mois prochain, vous aurez une proposition», a confirmé le maire Jean Tremblay, en pleine réunion du conseil, tenue lundi midi.

Une façon de faire qui choque la conseillère indépendante, Julie Dufour. Cette dernière aurait souhaité que le nouveau vérificateur général soit nommé à l'issu d'un processus transparent et public.

«C'est par souci de transparence, d'équité. On parle d'un poste névralgique. Et là, on va avoir une personne qui a été choisie on ne sait trop comment par on ne sait trop qui», a dénoncé Julie Dufour.

Des raisons qui n'ont pas fait broncher le maire.

«On n'a pas senti le besoin de le faire. On ne l'a jamais fait. Mais vous allez voir, vous allez être contente», a-t-il répondu à la conseillère.

Cette dernière, rappelons-le, avait tenté d'annuler la décision du conseil d'embaucher Sylvie Jean au poste de vérificatrice générale adjointe. En se basant sur un avis juridique, Julie Dufour avait qualifié cette nomination d'illégale. Cette sortie, effectuée au mois de novembre dernier, n'a pas été suffisante pour renverser la décision.

La chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD)... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 2.0

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La chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD) Josée Néron.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

L'ERD demande la diffusion des séances

L'Équipe du renouveau démocratique (ERD) exige le retour de la diffusion des séances du conseil municipal sur les ondes de la télévision communautaire. La chef du parti a déposé une résolution en ce sens qui sera débattue à la prochaine réunion du conseil, prévue en avril. En plus de la télévision, l'ERD souhaite que les séances soient web-diffusées en direct sur le site Internet de la Ville de Saguenay.

« On sait que depuis quelques années, on n'a plus accès à ce service. C'est à mon avis un droit fondamental pour les citoyens qui veulent nous suivre. Oui, on a accès aux journaux et à la radio. Mais plusieurs personnes sont très politisées et très intéressées à voir comment les débats se font au conseil », pointe Josée Néron, la chef de l'ERD.

Les gens peuvent regarder les séances du conseil, en différé. Mais ce n'est pas tous les citoyens qui ont accès à la technologie nécessaire pour écouter ces séances, pointe la conseillère.

« Une personne qui veut regarder le conseil doit avoir un ordinateur ou aller à la bibliothèque. Ou, il peut demander qu'on lui envoie un CD du conseil. C'est plus compliqué qu'avant, surtout si on se compare avec d'autres villes. À certains endroits, ils vont jusqu'à diffuser en direct, sur le Web et à la télé », constate Mme Néron.

UMQ assurances

L'assurance pour protéger les élus de Saguenay contre des propos diffamatoires sur les médias sociaux coûtera près de 11 000 $ par année. Lors de sa réunion du 28 janvier, rappelons-le, le comité exécutif a accepté que la Ville confie à l'Union des municipalités du Québec (UMQ) le mandat de préparer en son nom un appel d'offres afin d'adjuger un contrat d'achat en commun d'une assurance offrant cette protection.

« C'est une prime très raisonnable. Ça ne servira pas pour poursuivre des gens. C'est une assurance à titre défensif. Il y aura une ligne 24 heures sur 24 pour ceux qui souhaitent se défendre contre certaines attaques, que ça soit via les réseaux sociaux ou par téléphone », a précisé le conseiller Luc Boivin.

« Il faut dire que si on se compare à d'autres villes, c'est tranquille ici. Oui, il y a des gens qui disent des niaiseries. Mais on fait de la politique, il ne faut pas être trop sensibles », a ajouté le maire, assurant que cette protection sera utilisée uniquement dans des cas extrêmes.

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