Employés de garage: 178$ par semaine pendant six ans

L'assemblée générale a duré plus de 4h à... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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L'assemblée générale a duré plus de 4h à l'Hôtel Le Montagnais, hier, à Chicoutimi.

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Frédéric Marcoux
Le Quotidien

Les membres du Syndicat démocratique des employés de garage (SDEG-CSD) ont accepté à l'unanimité de payer 178$ par semaine pendant six ans en cotisation pour éponger la dette de 6,2 millions de dollars contractée durant le lock-out.

L'assemblée générale a duré plus de 4h à l'Hôtel Le Montagnais, hier, à Chicoutimi. Le SDEG est maintenant formé de 250 travailleurs contrairement à 450 avant le lock-out. Le syndicat des employés de garage reconnaît que le conflit a fait mal.

«Aujourd'hui, on a obtenu un mandat de regarder la possibilité de convenir à une entente avec le syndicat national des employés de garage dans laquelle le soutien va être d'un plus grand niveau, a avancé Serge Tremblay le trésorier national de la Centrale des syndicats démocratiques. On sort des sentiers battus. On n'est plus dans un syndicat à 250, on pourrait se diriger vers un syndicat national qui constituerait 1500 membres. On va revenir en assemblée générale le 7 mai pour voir l'intérêt ou non de poser ce geste-là. Ça changerait la dynamique régionale d'une façon significative!»

Il précise qu'il s'agirait d'avoir plus d'expertise et plus de moyens pour faire ce qui est «syndicalement souhaitable».

Le temps de tourner la page

Les travailleurs se sont montrés peu bavards à leur sortie. Une travailleuse de Dolbeau-Mistassini, Monique Thibault, a toutefois accepté de dévoiler ses états d'âme, heureuse de pouvoir tourner la page.

«On a eu des réponses à nos questions, on va de l'avant! C'est certain qu'il y a une dette et on va la payer. On n'est passé à autre chose», a-t-elle souligné.

Georges Bouchard tire sa révérence

«J'ai attendu que le conflit se termine pour prendre ma retraite. Je voulais, en tant que président du syndicat partir en ayant laissé une convention collective. Les informations qu'on a, c'est que ce printemps, il y aura encore plus de gens qui vont retourner au travail», raconte Georges Bouchard qui est désormais l'ancien président du syndicat des employés de garage. Le principal intéressé semblait émotif à l'idée de se retirer.

Georges Bouchard est succédé par Gaétan Tremblay, un employé de Duchesne Auto d'Alma qui devient le président par intérim du syndicat.

Gaétan Tremblay nommé par intérim

Gaétan Tremblay reconnaît que le défi est de taille, en tant que nouveau président par intérim du Syndicat des employés de garage. Il veut « changer les mentalités» pour rétablir un lien de confiance entre les deux partis.

« Il faut changer les mentalités des deux côtés. Ce n'est pas parce que tu es un syndiqué que tu as une maladie mentale et ce n'est pas parce que tu es un boss que tu es un chien salle, d'imager Gaétan Tremblay. Il faut changer ces mentalités. Ce qui s'est passé c'est très grave et difficile moralement. Il y a juste le temps qui va réparer les choses. Je ne me chicane pas avec mon boss, on est là pour avancer.»

Le fait de passer d'un syndicat de 450 membres à 250 membres est l'un des défis que devra relever le nouveau président.

«Il faut diminuer les coûts on n'a pas le choix, quand l'argent rentre moins, il faut diminuer et dépenser moins, on n'a pas le choix. Tout va rouler comme sur des roulettes. Il faut prendre le temps de trouver notre rythme.»

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