Des candidats prêts à se battre dans Chicoutimi

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

L'assemblée d'investiture visant à déterminer qui sera le prochain représentant du Parti libéral du Québec (PLQ) à l'élection partielle à venir dans la circonscription de Chicoutimi aura lieu aujourd'hui. Francyne Gobeil et Serge Bergeron tenteront de devenir le ou la porte-couleur du parti. L'assemblée d'investiture du Parti québécois (PQ) se tiendra quant à elle le 14 mars prochain. Trois candidats brigueront les suffrages des membres du parti, soit Mario Gagnon, Élise Gauthier et Mireille Jean. Le Progrès-Dimanche présente aujourd'hui un portrait de chacun des candidats dans ces quatre pages.

Mireille Jean (PQ): un retour en politique

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Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

C'est le bon moment. Mireille Jean en est convaincue. L'entrepreneure estime que son parcours et le bagage acquis au fil des ans l'ont préparée à faire le saut en politique provinciale. Ce qu'elle fait aujourd'hui avec la conviction d'être à la bonne place au bon moment.

«Ce que j'ai vécu et la manière que je l'ai vécu m'ont préparée à ça», affirme celle qui a été candidate à la mairie de Saguenay en 2005. «J'avais déjà un bon bagage en 2005, j'en ai encore plus aujourd'hui. J'ai pu acquérir des connaissances dont je pourrai faire profiter la population. J'ai accumulé beaucoup d'expérience en management et en développement international. Mon réseau de contacts s'est développé en politique, en affaire, en matière légale et en matière scientifique», affirme-t-elle. «J'aimerais mettre ce que j'ai acquis au service de la circonscription. Pour moi, c'est l'occasion de redonner à la communauté.»

La candidate à l'investiture estime que l'économie représente le défi actuellement. «Ma grande force est le développement des affaires. Je me sens très à l'aise également dans les autres secteurs comme le communautaire. Le but, c'est de prendre les ressources et de faire le maximum avec.»

Mireille Jean oeuvre dans le domaine de l'entrepreneuriat technologique depuis 25 ans. Depuis 2012, elle dirige le Réseau Photonique du Québec. Elle anime, supporte et fait la promotion de la photonique québécoise partout dans le monde.

Le saut en politique l'amène complètement ailleurs. «C'est un changement de cap, effectivement, mais dans ma vie, j'ai fait des changements de cap souvent. J'aime relever des défis.»

En politique ou en affaires, elle affirme travailler avec le même objectif en tête. «J'ai toujours abordé les choses de façon à avoir un impact sur ma communauté. Je travaille à faire en sorte que les gens autour puissent s'épanouir. La politique va me permettre de le faire encore.»

La décision de se lancer en politique provinciale n'a pas surpris son entourage. «La plupart m'ont dit qu'ils me voyaient là-dedans.»

Des gens du parti ont sollicité Mireille Jean lorsque Stéphane Bédard a démissionné. Sa décision a été grandement réfléchie. Avant d'accepter, elle a sondé ses proches, le parti et le support de la population. «Les trois réponses ont été positives. En deux jours, j'avais amassé toutes les signatures nécessaires. Ç'a confirmé ce que j'avais senti.»

L'expérience politique de 2005 avait également plu à Mireille Jean.

«Je n'ai gardé aucune amertume de la campagne municipale de 2005 que j'ai eu le privilège de vivre. J'ai même été agréablement surprise du plaisir que j'y ai pris. Les candidats ont une relation privilégiée avec la population. Partout, on peut aller parler aux gens. Peu importe leur choix politique, les gens font preuve d'un grand respect. Les élus ont également la légitimité extraordinaire de pouvoir parler au nom d'une communauté.»

Le rythme des campagnes lui sied bien. «C'est intense une campagne. C'est ma vitesse. Je me sens très à l'aise avec ça», assure celle qui a déjà des projets. «Je suis en élection, mais je suis déjà députée dans ma tête. Je le dis avec une certaine humilité, mais je suis confiante», conclut-elle.

Mario Gagnon (PQ): de pompier à politicien

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Anne-Marie Gravel - «Mario va rester Mario», promet Mario Gagnon. Le pompier, celui qui mène la Caserne de jouets de Chicoutimi-Nord et différentes actions caritatives depuis des années, mais aussi l'homme tenace, espère, par la politique, poursuivre son oeuvre.

La candidature de Mario Gagnon à l'investiture du Parti Québécois en a surpris plusieurs. Il l'admet lui-même, bien qu'attiré par la politique, il s'est toujours fait discret sur ses opinions en la matière.

Celui qui est pompier depuis 28 ans doit prendre sa retraite dans deux ans. Le lieutenant au service de sécurité incendie de Saguenay songeait à se lancer alors en politique municipale. «Le synchronisme aurait été bon. Là, j'ai eu une opportunité. Des gens m'ont abordé. Ça m'a poussé à réfléchir. Le synchronisme est moins bon, mais je ne peux pas manquer le bateau», estime-t-il. «J'ai analysé la situation. Je me suis demandé comment aider les gens de Chicoutimi. Le Parti québécois rejoint mon identité, mes valeurs», affirme celui qui affirme n'avoir aucune difficulté à travailler pour un parti. «J'ai toujours travaillé pour un boss. Je vais suivre les lignes directrices, mais j'ai des opinions et je vais les défendre.»

Se mesurer à des candidates qui ont de l'expérience politique ne l'effraie pas. «J'ai tout à apprendre, mais j'apprends très vite, je n'ai pas peur de le dire. Il ne faut pas me sous-estimer.»

Il est prêt à travailler. «Je n'ai jamais compté mon temps. Je travaille déjà sur des dossiers. J'ai de bonnes idées et je ne suis pas quelqu'un qui laisse tomber.»

Le candidat se dit aussi bien entouré. «J'ai des gens d'expérience en politique autour de moi. Je ne suis pas laissé à moi-même.»

Mario Gagnon souhaite continuer à servir les gens, à être près d'eux.

Il a été sur le conseil d'administration de la Maison des sans-abri pendant 10 ans, a oeuvré pour l'Association des grands brûlés pendant huit ans, a organisé des collectes de fonds au profit de la dystrophie musculaire pendant cinq ans. Il a aussi contribué à implanter une ludothèque au Rwanda. La Caserne de jouets de Chicoutimi-Nord, sa plus grande réalisation, permet d'offrir des jouets aux enfants depuis 28 ans. Il a d'ailleurs reçu, pour cette oeuvre, la Médaille de l'Assemblée nationale des mains de Stéphane Bédard. Peu importe les résultats du 14 mars, il poursuivra la mission, en compagnie de ses acolytes.

Mario Gagnon a suivi une formation en gestion en intervention et un certificat en gestion des ressources humaines.

Il est aussi formateur en inspection en bâtiment et en inspection en prévention incendie au Cégep de Chicoutimi depuis sept ans.

Pour lui, la politique est une nouvelle façon de se réaliser. Habitué de travailler avec les personnes de tous les âges et de tous les milieux, il estime qu'il a des choses à apporter dans Chicoutimi.

«Je sais ce que c'est la pauvreté. Je trouve que les personnes âgées sont laissées à elles-mêmes, tout comme les jeunes. Je souhaite organiser des rencontres chaque mois entre des gens de tous les milieux, créer de bons liens. J'ai des idées rassembleuses», affirme celui qui compte travailler avec les élus en place. «Je veux changer la perception des barrières de couleur. Moi, je n'ai pas de barrière.»

Élise Gauthier (PQ): une deuxième tentative

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Anne-Marie Gravel - Élise Gauthier n'a pas été échaudée par la dernière campagne électorale fédérale où elle défendait les couleurs du Bloc québécois dans Chicoutimi-Le Fjord. Au contraire, le travail sur le terrain et la rencontre avec les gens l'ont confortée dans sa volonté de représenter la population.

Élise Gauthier avait à peine terminé son bilan de campagne fédérale que déjà, son nom était évoqué par une station de radio de la région. Des gens de son entourage ont rapidement pris le relais et approché la militante pour sonder son intérêt. Ils ont promis d'être derrière elle. Déjà motivée par l'expérience qui venait de se conclure, elle a amorcé la réflexion. Surtout que, selon elle, le temps presse.

«À mon avis, l'élection de 2018 sera très, très, très cruciale pour l'avenir des souverainistes, ce dont je suis. C'est un projet auquel je crois depuis la première heure où on a entendu parler de souveraineté. J'aimerais être là pour porter les argumentaires de mon parti à la population, mais surtout au départ, j'y vais parce que je veux servir la population.»

Celle qui a été aidante naturelle pendant 18 ans est à l'aise avec les personnes de tous âges. Elle aime s'entourer de jeunes. «J'avais des jeunes dans mon équipe du Bloc et j'en aurai dans mon équipe du Parti québécois. Ils ont une façon différente de voir les choses. Avec eux, j'apprends.»

C'est justement sa carrière d'enseignante qui lui a permis de faire le tour du Québec. Elle a enseigné à Chicoutimi, puis à Amos, Montréal et en Gaspésie. «Comme j'étais seule, j'ai pu faire le tour du Québec et découvrir les différentes mentalités. C'est pour ça que je peux me qualifier de régionaliste. Je ne veux pas dénigrer les grands centres, mais les régions ressources, c'est là où se trouve notre richesse collective. Les régions méritent d'être mieux respectées que ce que fait le Parti libéral. On nous prend pour la vache à lait du Québec et on n'a aucun respect pour les gens de région. Il faut que ça change.»

La candidate à l'investiture se dit grandement préoccupée par la situation économique régionale.

«La situation économique dans la région, j'ose le dire, elle est catastrophique. Il faut absolument essayer autre chose et j'ai des idées à proposer aux gens de Chicoutimi et aux membres», affirme-t-elle. «Je vais arriver avec quelque chose dont on ne parle pas beaucoup, une nouvelle économie, que nous à Chicoutimi, on est très bien placé pour faire avancer. J'arrive avec quelques idées novatrices dont on n'a pas beaucoup parlé jusqu'à maintenant.»

Le travail ne fait pas peur à la candidate, dont le dernier emploi a été attachée politique de Jean-Marie Claveau entre 2012 et 2014.

«Je faisais 60 à 65 heures par semaine.»

Elle se remémore également la campagne référendaire de 1995. «J'ai énormément travaillé, mais je n'ai pas lâché», affirme celle qui se définit comme une battante, assidue et fidèle. «Quand je donne ma parole, on peut compter sur moi», assure celle qui a été active dans les campagnes électorales du Bloc et du Parti québécois au fil des 35 dernières années.

Serge Bergeron (PLQ): de l'expérience en éducation

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Serge Bergeron

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Patricia Rainville - Serge Bergeron a oeuvré toute sa vie dans le milieu de l'éducation. Après avoir travaillé durant 23 ans à Montréal, l'homme de 54 ans, qui est originaire de Chicoutimi-Nord, agit à titre de directeur général de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets depuis 11 ans. Bientôt retraité, il souhaite maintenant servir les citoyens de la circonscription de Chicoutimi, à titre de député libéral.

Serge Bergeron a pris la décision de se porter candidat à l'investiture du Parti libéral dans la circonscription de Chicoutimi un peu avant les Fêtes. Dès l'annonce du départ de Stéphane Bédard, une réflexion s'est amorcée.

«Je prends ma retraite dans quelques semaines et je ne voulais pas être inactif. Je suis en forme et en santé et j'ai vraiment envie de servir les citoyens de la circonscription de Chicoutimi, l'endroit où j'ai grandi», a affirmé Serge Bergeron, qui possède un baccalauréat en adaptation scolaire et une maîtrise en gestion de l'administration scolaire.

Il a quitté la région pour étudier et a finalement travaillé dans le milieu de l'éducation à Montréal durant 23 ans, notamment en tant que directeur d'école. Il a ensuite réélu domicile dans la région, alors qu'il a décroché le poste de directeur général de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets il y a 11 ans.

«Évidemment, l'éducation me tient beaucoup à coeur. Je suis très préoccupé par le taux de diplomation et le décrochage. L'éducation et la santé sont les moteurs de l'être humain», a affirmé Serge Bergeron. La création d'emploi et le taux de chômage font également partie des préoccupations du candidat à l'investiture libérale. «Régionalement, c'est évident que les secteurs de l'aluminium, de la forêt et des petites et moyennes entreprises feront partie de mes priorités», a ajouté celui qui vote libéral depuis qu'il a l'âge de faire un X sur un bulletin de vote.

Serge Bergeron se décrit comme un homme intègre, rigoureux et qui a une bonne capacité à travailler en équipe.

Francyne Gobeil (PLQ): une habituée du monde municipal

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Francyne Gobeil

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Stéphane Bégin - Jamais Francyne Gobeil n'aurait pensé un jour tenter sa chance dans le monde de la politique provinciale, mais le goût de relever un nouveau défi l'a poussée à aller de l'avant.

Candidate à l'investiture du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Chicoutimi, Mme Gobeil n'est pas totalement inconnue du grand public.

«Tu m'aurais parlé de cette éventualité il y a un an seulement et j'aurais dit que ça n'avait aucun sens. Cette possibilité ne faisait pas partie de mes plans. Même lorsque j'ai annoncé mes intentions au maire (Jean Tremblay), il s'est mis à rire. Il n'y croyait pas», lance Mme Gobeil.

Mais les choses se sont bousculées dans Chicoutimi. La circonscription est devenue disponible après le départ de Stéphane Bédard (PQ).

Étant donné que la prochaine élection générale n'aura lieu qu'en 2018, cela signifiait qu'une élection partielle devait se dérouler dans le comté.

«Un soir, j'ai eu une discussion avec mon conjoint et je lui ai dit que j'avais le goût de tenter ma chance. Je me suis donc lancée dans l'aventure», note la femme de 59 ans.

Même si elle n'a jamais fait de politique active à titre d'élue, Francyne Gobeil en connaît un rayon sur le monde municipal et par le fait même sur la politique provinciale.

La candidate à l'investiture côtoie le maire Jean Tremblay depuis 1997 et se trouve dans les officines de l'hôtel de ville depuis les 16 dernières années.

Elle a oeuvré comme chef de cabinet du maire, comme attaché politique et est présentement responsable de l'aide aux organismes de la municipalité.

«Au fil des années, j'ai accompagné plusieurs responsables d'organisme afin de faire cheminer leur dossier à la Ville. J'ai appris comment les choses fonctionnent.»

«J'ai donné un coup de main dans des dossiers pour les entrepreneurs, j'ai appris les rouages du fonctionnement des lois sur les cités et villes, sur la règlementation. Et je veux continuer dans le même chemin en venant en aide aux citoyens, aux organismes et aux entreprises du comté de Chicoutimi», soutient Mme Gobeil.

Celle-ci croit fermement en ses chances de ravir la candidature dans Chicoutimi face à Serge Bergeron.

Elle dit avoir vendu près de 450 cartes de membres (en date de jeudi) et ne craint pas la compétition.

«Tout ce que je sais, c'est que Chicoutimi mérite d'avoir un représentant au pouvoir. Une chance que nous avons Serge Simard au Saguenay. Il a donné un gros coup de main aux dossiers de la Ville», poursuit-elle.

Mis à part le fait de vouloir accompagner les organismes et entreprises de Saguenay pour les faire avancer, Francyne Gobeil n'a pas encore véritablement identifier d'autres priorités.

«Au départ, je travaille pour remporter l'investiture au sein du Parti libéral du Québec. Si cela arrive, je vais mener la bataille pour gagner l'élection partielle dans Chicoutimi. Et ensuite, je verrai ce qu'il y aura à mener au bout», indique-t-elle.

Si Mme Gobeil, propriétaire de la Ferme Tremblay-Gobeil et d'un centre de coupe, devient la candidate du PLQ dans Chicoutimi, elle entend prendre un congé sans solde pour la durée de la campagne électorale.

QS et la CAQ sont prêts

Stéphane Bégin - Deux candidats ont officiellement été annoncés en prévision de l'élection partielle dans la circonscription de Chicoutimi.

La Coalition avenir Québec (CAQ) du chef François Legault a opté pour Hélène Girard afin de représenter les couleurs du parti de la deuxième opposition à l'Assemblée nationale du Québec.

Chez Québec solidaire (QS), les chefs Françoise David et Amir Khadir misent sur Pierre Dostie.

Russel-Aurore Bouchard a songé à poser sa candidature comme candidate indépendante, mais a finalement fait marche arrière.

Pour le moment, il s'agit des seuls candidats connus.

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