Frais de déplacement du MTQ: Serge Simard scandalisé

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Le député libéral de Dubuc, Serge Simard

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Le député libéral de Dubuc à l'Assemblée nationale Serge Simard a demandé au ministère des Transports du Québec de lui fournir toutes les explications en lien avec une politique interne de frais de déplacement qui constitue un avantage pour les firmes de génie-conseil montréalaises qui veulent obtenir des contrats dans les régions du Québec.

C'est le député péquiste de Jonquière à l'Assemblée nationale Sylvain Gaudreault qui a été le premier à soulever cette directive interne du ministère. Il a dénoncé cette façon de faire qui aura un impact pour les firmes régionales de génie-conseil pour l'obtention de contrats de surveillance de chantier.

Au cours d'une entrevue accordée au Quotidien vendredi, le député de Dubuc a confirmé que cette directive interne du ministère soulevait des questions sur le traitement équitable des entreprises pour l'octroi de contrats gouvernementaux. Le ministère des Transports du Québec a expliqué au député que ce document découlait d'une entente concernant les travaux de génie-conseil entre les provinces. Il n'avait toutefois pas obtenu toutes les informations en lien avec cette nouvelle directive.

«J'ai été très clair avec le ministère des Transports. Ils doivent me donner des explications additionnelles. On peut comprendre qu'il y a des réalités sur les contrats entre les provinces, mais ça ne doit pas se traduire en fin de compte par des politiques qui font en sorte de désavantager les entreprises de notre région ainsi que celles des autres régions du Québec qui ont aussi le droit d'obtenir des contrats dans d'autres régions et même à Montréal», précise le député de Dubuc.

Selon le contenu de cette directive, une firme de Montréal qui dépose une soumission pour des travaux de surveillance de chantier au Saguenay-Lac-Saint-Jean a le droit de charger, en plus de son prix, des sommes pour le kilométrage (540 kilomètres, aller seulement). Le nombre de kilomètres passe à 790 pour la Côte-Nord. En retour, une entreprise de la région qui voudrait soumissionner pour un contrat dans la grande région de Montréal pourrait charger au gouvernement, en plus du prix de la soumission, seulement 70 kilomètres de transport.

«Lorsque la région a bénéficié de crédits d'impôt particuliers pour soutenir le développement d'entreprises dans des domaines spécifiques, il y a eu des critiques et on a immédiatement parlé de concurrence déloyale provoquée par les crédits d'impôt. Il a fallu discuter avec les autres régions pour régler le problème. Ce qui est bon pour les autres régions doit l'être pour nous également.»

Serge Simard a demandé au ministère des Transports qu'on lui fasse un suivi de cette situation la semaine prochaine. Il ne pouvait hier prendre des engagements, mais affirme qu'il fera tout en son pouvoir pour s'assurer que les entreprises des régions du Québec aient accès aux contrats gouvernementaux selon des règles équitables pour tout le monde. Serge Simard ne voudrait pas que les grands travaux prévus dans le cadre du Plan Nord deviennent inaccessibles pour les firmes régionales en raison de directives administratives spécifiques comme celle sur les frais de kilométrage.

Le Quotidien a contacté jeudi le cabinet du ministre des Transports Jacques Daoust. L'attachée de presse du ministre, Mélissa Turgeon, a répondu par courriel que son patron n'intervenait pas dans le choix des firmes de génie-conseil. À deux reprises elle a renvoyé Le Quotidien à la direction des communications du ministère des Transports qui n'a toujours pas retourné les appels du journal pour expliquer cette directive interne.

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