CLSC et GMF: le processus est bien amorcé dans la région

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Même si le gouvernement du Québec vient tout juste de demander aux CIUSSS de déplacer des professionnels de CLSC vers les Groupes de médecine familiale (GMF), ce n'est pas d'hier que le Saguenay-Lac-Saint-Jean a amorcé le processus. Et selon les personnes impliquées dans le dossier, les effets semblent davantage positifs que négatifs.

Interrogé sur le sujet, le directeur des services multidisciplinaires du CIUSSS de la région, Serge Lavoie, a indiqué que le changement s'est entamé en 2010.

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Serge Lavoie voit plusieurs bons côtés au déplacement des professionnels des CLSC vers les GMF.

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« C'est un processus d'amélioration, a assuré M. Lavoie. On va mesurer les résultats et on va s'ajuster en continu. Le défi dans tout ça, et on ne se mettra pas de lunettes roses, est de continuer à desservir le client qui ne fait pas partie d'un GMF. Il va encore avoir accès à des services et pour nous, ça va être de trouver un équilibre entre les clients d'un GMF et ceux qui sont en quelque sorte orphelins. »

Serge Lavoie a tenu à préciser que les professionnels qui ont été ou qui seront déplacés vers les GMF demeurent à l'emploi du CIUSSS.

« On parle bien de décentralisation et non de transfert, a-t-il nuancé. Nos professionnels demeurent rattachés au CIUSS et aux services d'origine. Ils vont continuer de donner les mêmes services, mais dans un lieu qui est plus près des gens. C'est d'ailleurs l'un des principaux objectifs. »

Parmi les bons côtés de ce changement, Serge Lavoie dénote une diminution du temps d'attente dans les services généraux, passant de six mois à deux semaines, selon lui. Il remarque aussi que la clientèle masculine est plus encline à aller chercher de l'aide de différents professionnels, par exemple un psychologue, lorsque celui-ci se trouve à proximité de son médecin.

« On doit essayer de rendre plus facile l'accès aux services et ainsi enlever les traditionnels couloirs d'urgence », a illustré Serge Lavoie, qui participera à des rencontres provinciales pour discuter du modèle utilisé au Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Ça n'a pas été facile de convaincre les GMF, mais aucun ne reviendrait en arrière aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Pierre Dostie désapprouve

Longtemps impliqué dans le réseau régional de la santé et maintenant candidat pour Québec solidaire en prévision des élections partielles dans Chicoutimi, Pierre Dostie ne voit pas la décision du gouvernement du même oeil. Selon lui, il s'agit d'un pas de plus vers la privatisation du réseau de la santé.

« Les GMF sont des systèmes parallèles mis en place pour favoriser la pratique dite privée de la médecine, a exprimé M. Dostie par voie de communiqué. Cet acte radical laisse entrevoir la vision axée sur la maladie, et ce, au détriment des services publics qui eux privilégient une approche préventive. Le gouvernement doit cesser de prétendre améliorer le suivi des patients et leur accès aux services médicaux avec cette approche. »

Serge Lavoie a réitéré que le terme « privatisation » ne s'appliquait pas au processus amorcé il y a plus de cinq ans dans la région.

« Si on parlait de privatisation, on parlerait de transfert d'argent du réseau vers les cliniques, mais ce n'est pas ça du tout, a réagi le directeur des services multidisciplinaires du CIUSSS de la région. On garde le contrôle de nos employés, on s'entend sur une offre de services commune et ils demeurent des employés du réseau de la santé, de façon à ce qu'on soit capable de s'ajuster aux différentes fluctuations. »

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