Exportation de luzerne: des Chinois interessés

Des investisseurs chinois auraient approché quelques agriculteurs de... (Archives courtoisie)

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Frédéric Marcoux
Le Quotidien

Des investisseurs chinois auraient approché quelques agriculteurs de Saint-Prime au Lac-Saint-Jean dans le but d'acquérir leurs terres pour exporter de la luzerne séchée par bateau en Chine, selon ce qu'a révélé au Quotidien le président de la Fédération régionale de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Yvon Simard.

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Yvon Simard est loin d'être rassuré par le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis. 

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L'entreprise Mapleville, qui a à sa tête des dirigeants d'origine chinoise, aurait approché quelques agriculteurs de la région, ainsi que l'entreprise Éco-Luzerne d'Hébertville-Station, a partagé Yvon Simard, mercredi soir, au téléphone. Le journaliste du Quotidien a tenté sans succès de rejoindre Éco-Luzerne.

«Je sais qu'ils (les dirigeants d'origine chinoise) ont contacté les dirigeants d'Éco-Luzerne pour voir ce qui en était avec la luzerne dans la région. S'ils ne pouvaient pas s'entendre avec eux pour la production», relate Yvon Simard.

«Garder le contrôle de nos terres»

La situation inquiète l'UPA qui souhaite favoriser l'occupation des terres par des agriculteurs québécois avant d'ouvrir la porte à des investisseurs étrangers, soutient Yvon Simard.

«Pour ce qui est de l'UPA, on ne trouve pas que c'est une bonne affaire. Le modèle d'affaires comme organisation, ce sont des familles qui sont implantées dans les régions. Ça occupe le territoire et les petites municipalités. Les Québécois, si on veut l'autosuffisance alimentaire, il faut garder le contrôle de nos terres.»

Loin d'être rassuré

Yvon Simard est loin d'être rassuré par le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis. Ce dernier croit que la loi qui limite l'achat de terres par des étrangers à 1000 hectares par année sera suffisante pour contrer cette réalité de plus en plus présente dans les régions.

«Pierre Paradis croit que ça va contrer ce phénomène, mais je ne suis pas de cet avis, soutient-il. Il peut y avoir des prête-noms. M. Paradis nous a dit que non, mais je suis très sceptique! Ce que Mapleville a acheté en Abitibi, c'est plus que 1000 acres.»

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