Graphic Packaging: l'usine mise en vente sur le site de RE/MAX

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«La vente de l'usine Graphic Packaging sur le site de RE/MAX, c'est comme se retrouver à l'émission Bye Bye Maison avec comme animateur Philippe Couillard qui rate encore une occasion de prendre les devants dans ce dossier.»

Le député de Jonquière à l'Assemblée nationale fulminait, hier. Il a relevé sur le site internet de l'agence immobilière la mise en vente par Bay Shore Groups, de l'ancienne cartonnerie de Jonquière, rachetée de Graphic Packaging au coût de 5 M$ et aujourd'hui offerte au premier venu qui sera en mesure de faire un chèque de 8,4 M$. Il s'agit selon le député de Jonquière d'un triste spectacle.

«On se rappelle qu'il y a quelques mois encore, 150 personnes travaillaient dans cette usine. Aujourd'hui, on la met en vente comme un bungalow derrière le centre d'achat sans que personne ne dise un mot. Il faut aussi lire la présentation de cette annonce pour comprendre que la région n'a plus un très grand avenir économique», ajoute le député péquiste qui compte bien revenir à la charge auprès du gouvernement dans cette fermeture qualifiée de «sauvage de la cartonnerie».

Le propriétaire souligne dans la description du site industriel le fait qu'il s'agit d'un terrain bien situé, qui pourrait être transformé en site d'enfouissement, terrain de camping, golf ou hôtel.

Le député péquiste rappelle qu'il s'agit d'une quatrième occasion manquée par le gouvernement du Québec dans cette affaire. La première, toujours Sylvain Gaudreualt, a eu lieu quand l'entreprise américaine a procédé à la fermeture des installations sans même en informer les ministères à vocation économique du gouvernement du Québec. La seconde occasion a eu lieu lorsque le gouvernement n'a pas écouté les travailleurs qui voulaient avoir leur mot à dire dans la survie des installations. La troisième occasion est celle d'un comité mis en place par le gouvernement et qui n'a toujours pas donné signe de vie ou identifié de projet de relance pour la machine à carton.

La mise en vente du site au cours des dernières heures constitue le quatrième rendez-vous manqué pour Sylvain Gaudreault. Le seul fait de réclamer plus d'argent pour la revente de l'usine que ce que le repreneur a payé à Graphic Packaging ne fait que diminuer les chances d'une relance des activités de production de carton ou d'un autre produit, selon le député.

Le terrain est présenté comme un site industriel de plus de 168 acres possédant une vue spectaculaire. Selon le vendeur, le site possède un potentiel illimité allant d'un site d'enfouissement à des développements résidentiels sur des terrains dont le zonage est industriel.

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