Gérald Savard réclame que la part des municipalités soit réduite

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Selon Gérard Savard, les municipalités du Québec ont subi des pertes de revenus en matière d'infrastructures routières depuis qu'en 1993, le ministre Claude Ryan a gelé les montants accordés pour l'entretien des chemins ruraux à 87 M$.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

À l'approche de la présentation des budgets par les gouvernements fédéral et provincial, le préfet de la MRC du Fjord, Gérald Savard, réclame que des sommes soient investies dans les infrastructures municipales avec pour objectifs la relance de l'économie des régions.

Une semaine après avoir rencontré le premier ministre Philippe Couillard en compagnie du député de Dubuc, Serge Simard, le préfet croit qu'il est temps de relancer les économies des régions en proposant que la participation financière des municipalités aux programmes soit réduite à un maximum de 10% des sommes investies plutôt que 33%.

«Il existe 1000 municipalités de moins de 5000 habitants. Il ne faudrait pas qu'elles paient plus de 10% pour les projets présentés. Il faudrait également que le retour de la taxe d'accise sur l'essence puisse être utilisé pour le financement des projets.»

Selon lui, les municipalités du Québec ont subi des pertes de revenus en matière d'infrastructures routières depuis qu'en 1993, le ministre Claude Ryan a gelé les montants accordés pour l'entretien des chemins ruraux à 87 M$. Reprenant les arguments présentés par la Fédération québécoise des municipalités (FQM), M. Savard affirme que l'indexation de cette somme permettrait aujourd'hui de toucher 127 M$ annuellement.

Par ailleurs, M. Savard a fait état de la rencontre qu'il a tenue le 22 février avec le premier ministre Philippe Couillard en mentionnant que les enjeux entourant la concrétisation du projet minier Arianne Phosphate, le développement des parcs éoliens ainsi que le développement de l'industrie de la motoneige et les infrastructures ont été abordés. Aucun engagement précis n'a toutefois été pris par le premier ministre.

Le préfet affirme qu'il est important que le gouvernement soit informé des réalités des milieux ruraux afin de s'adapter et de proposer des solutions adaptées aux milieux.

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Le comptable Éric Dufour constate que les gens d'affaires veulent de plus en plus s'impliquer dans les débats.

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Les propositions d'Éric Dufour

À l'approche du dépôt, par les gouvernements fédéral et provincial, de leur budget respectif, le comptable saguenéen Éric Dufour propose diverses mesures susceptibles d'aider les entreprises oeuvrant en région.

En cette période de consultations prébudgétaires et de contexte économique difficile, M. Dufour constate que les gens d'affaires veulent de plus en plus s'impliquer dans les débats afin que les petites et grandes entreprises puissent participer davantage au développement de la région. C'est pourquoi il verrait d'un bon oeil que les deux paliers de gouvernement abolissent l'impôt des sociétés ayant un revenu de moins de 500 000$ à l'exemple de ce qu'a fait le Manitoba. Toutefois, cette nouvelle mesure ne devrait pas constituer une gratuité d'impôt sans contrepartie puisqu'en retour les entreprises devraient obligatoirement investir les sommes épargnées dans la productivité, l'emploi et l'innovation.

L'autre mesure importante sur laquelle M. Dufour insiste depuis plusieurs années, et qui commence à avoir des effets, concerne la relève entrepreneuriale. Le gouvernement provincial a commencé à bouger l'an dernier en accordant une exonération de gain en capital de 800 000$ en 2017 pour les entreprises oeuvrant dans les secteurs primaire et manufacturier. «Nous demandons que le provincial bouge à nouveau en étendant cette exonération à tous les secteurs d'activité. C'est une mesure qui permettrait, par exemple, au propriétaire d'une épicerie qui vendrait son entreprise 1 M$, que 800 000$ ne soit pas imposé. Dans la région, des propriétaires d'entreprises se font de plus en plus vieillissants. Ce faisant, ils investissent de moins en moins dans leur entreprise. Lorsqu'il y a transfert d'entreprise, ça stimule l'innovation.»

M. Dufour rappelle que le fédéral n'a pas encore bougé pour aider au transfert d'entreprises.

M. Dufour affirme que les milliards de dollars accumulés dans les régimes d'épargne retraite pourraient être utilisés pour investir dans les entreprises, en prévoyant toutefois des mesures pour protéger les REER.

Interrogé sur la restauration de crédits à la transformation de l'aluminium, M. Dufour rappelle qu'il ne reste que des crédits à la recherche et au développement expérimental, ce qui est une mesure particulièrement complexe puisqu'il faut prouver qu'il y a eu bel et bien de la recherche. «Nous recommandons que les deux paliers de gouvernement créent un crédit d'impôt à l'innovation pour aider les PME à augmenter leurs investissements en technologie et ainsi poursuivre leur croissance.»

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