Refuge des animaux de Chicoutimi

Micropuces pour animaux: logistique complexe

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Pour moins de 600$ d'investissements, le propriétaire du Refuge des animaux de Chicoutimi vient de s'équiper d'un système de micropuces pour ses animaux entrants et sortants.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Le 24 février dernier, soit deux jours après l'annonce de son nouveau service, Marc Villeneuve recevait une lettre de l'Ordre des médecins vétérinaires stipulant qu'au Québec, l'implantation des micropuces doit être faite par un vétérinaire. La logistique complique les choses au niveau financier et l'initiative risque de tomber à l'eau.

Pourtant, au Québec, plusieurs éleveurs implantent eux-mêmes les micropuces pour retracer les bêtes ayant été adoptées à leur élevage, si ces dernières sont retrouvées errantes ou volées. Au Lac-Saint-Jean, le refuge Kioki du Cégep de St-Félicien utilise aussi cette technique depuis 2002. «Encore aujourd'hui une femme de Saguenay est venue nous confier un chien qu'elle avait elle-même micropucé», relate Stéphanie Fortin, employée au refuge de Chicoutimi.

«Nous vendons nos micropuces à des clients de partout, y compris au Québec, qui font par eux-mêmes l'implantation. Au Club Canin Canadien, plusieurs éleveurs québécois font aussi leur implantation», précise Maggie Whitcroft de Microchip4Solutions Inc., basé en Ontario. Microchip4Solutions confirme qu'en Ontario tout le monde peut implanter lui-même les micropuces à ses animaux de compagnie et le kit, moyennant un investissement d'environ 600$, vient avec un guide d'instruction. «Il n'y a aucune loi qui stipule que seul le vétérinaire a le droit d'implanter des puces», poursuit madame Whitcroft dans un courriel adressé au Refuge des animaux de Chicoutimi. La SPCA Saguenay avait aussi étudié l'utilisation de ce système sans aller plus loin.

L'efficacité de la micropuce

La micropuce est pourtant un outil qui a fait ses preuves pour freiner les propriétaires irresponsables et les voleurs d'animaux. D'ailleurs, d'ici deux ans, les propriétaires de chats et chiens de Montréal seront obligés de faire stériliser leurs bêtes et de les munir d'une micropuce d'identification.

Pas plus grosse que la taille d'un grain de riz, la micropuce est implantée en quelques secondes, à l'aide d'un outil, sous la peau du cou du chat ou du chien. «Quand on trouve un animal errant, qui porte sa médaille, c'est beaucoup plus rapide de retrouver la famille. La micropuce ne serait pas plus efficace que les médailles, mais elle aurait une autre utilité», explique le propriétaire du Refuge des animaux de Chicoutimi.

La micropuce permettrait en effet de responsabiliser les propriétaires et de mieux gérer les chats et chiens qui arrivent au refuge errants et dont on ne détient aucune information. Grâce à un cette technologie, même sans médaille, les endroits munis du scanneur peuvent retracer à qui appartient l'animal. «Étant universelle, la micropuce peut être scannée n'importe où dans le monde», poursuit monsieur Villeneuve.

Pour à peine une trentaine de dollars, Marc Villeneuve souhaitait aussi offrir le service aux propriétaires d'animaux qui voudraient micropucer leur animal. C'est l'idéal pour les animaux qui n'aiment pas avoir de collier. C'est aussi une double sécurité si jamais ce dernier perd sa médaille. Des démarches sont entamées du côté du Refuge pour faire l'implantation des micropuces en toute légalité.

Comme la science avance toujours, il est probable que d'ici quelque temps, on puisse même implanter des micropuces munies d'un GPS! Les applications cellulaires devraient suivre!

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