De miraculé à premier porte-parole masculin

Deux ans après avoir traversé une épreuve unique... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Deux ans après avoir traversé une épreuve unique avec le diagnostic de trois cancers primaires, Frédéric Maltais affirme avoir pris le contrôle de sa santé.

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Pour la première fois de son histoire, le Relais pour la vie de Saguenay a un homme comme porte-parole officiel. Son passé récent a de fortes chances d'apporter de la lumière au bout du tunnel pour ceux et celles qui apprennent chaque jour être atteints de cette maladie terrifiante.

Frédéric Maltais était loin de se douter, en mai 2012, que sa vie allait être bouleversée pendant 18 mois quand il a constaté, en prenant sa douche, qu'il avait un testicule plus gros que l'autre. Une visite chez le médecin plus tard, et ce chargé de projet chez Hydro-Québec entrait sans le savoir dans un cycle où on lui diagnostiquerait trois cancers différents.

«Ils n'ont jamais vu ça à la Société canadienne du cancer», indique aujourd'hui celui qui n'avait que 42 ans quand on lui a fait un premier diagnostic de cancer du testicule.

Frédéric Maltais a finalement été opéré une première fois pour l'ablation du testicule atteint. Dans son lit d'hôpital, le chirurgien lui apprenait qu'il devait se soumettre à une seconde intervention chirurgicale puisque le deuxième testicule était atteint. «J'étais sous l'effet des médicaments et en me disant que l'opération avait bien été, le médecin m'a informé que j'avais une masse de sept centimètres sur un rein», reprend le porte-parole de l'événement.

Le 18 juillet, il subissait l'ablation du second testicule. Après un repos de deux mois, Frédéric Maltais se rendait à Québec pour subir l'ablation du rein par laparoscopie. L'analyse de la masse confirmait qu'il s'agissait bien d'un cancer. Dans ce lot de mauvaises nouvelles, les médecins constataient que les deux premiers cancers n'avaient pas encore migré vers d'autres organes comme c'est le cas assez régulièrement.

La chimiothérapie sera nécessaire pour s'assurer que les cellules cancéreuses étaient hors de combat dans le corps de ce gaillard de 250 livres. «C'est la pire période. Tu reçois des traitements et tu es de plus en plus malade sans savoir si tu vas guérir», se rappelle Frédéric Maltais.

Cancer colorectal

En se soumettant à une nouvelle série de tests pour le suivi des différents traitements, les médecins identifient un nodule dans le colon transversal. En raison de son historique médical, les médecins en arrivent à la conclusion que l'opération est nécessaire. Cette fois, Frédéric Maltais va demeurer six heures sur la table d'opération alors que l'intervention devait en durer quatre. Le chirurgien lui retire une partie de l'intestin contenant le nodule. Les analyses confirment que le nodule est en fait un cancer colorectal de niveau 1 qui ne nécessitera heureusement pas de chimiothérapie ni de radiothérapie.

Il faut ajouter à ce récit d'autres incidents associés aux chirurgies comme une hémorragie interne grave nécessitant une nouvelle opération. Frédéric Maltais a aussi eu des problèmes avec les réactions aux médicaments.

Pendant tout ce temps, il a gardé espoir. Il dit ouvertement avoir la foi et surtout s'être mis dans la tête qu'il devait, pendant cette épreuve, gérer sa santé comme il le faisait à titre de gérant de projet.

À chacune des nouvelles, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, Frédéric Maltais et sa conjointe Claudine Saint-Pierre ont expliqué à leurs deux enfants la situation et ce que ça représentait. Aujourd'hui, Frédéric Maltais estime avoir eu le soutien sans faille de sa famille et de ses proches pour réussir à traverser cette période de sa vie où il s'est senti placé sur une sorte de voie d'évitement.

Implication

Frédéric Maltais a donc accepté de devenir le porte-parole pour cet événement majeur pour le soutien à la lutte au cancer. Aujourd'hui, il veut démontrer que malgré la maladie, il est possible de reprendre sa santé en main et de vaincre la maladie quand elle est prise à temps.

«Il ne faut pas avoir peur des examens. Il est aussi important que les gens sachent qu'il est possible d'éviter le cancer quand on adopte de saines habitudes de vie avec une bonne alimentation et de l'exercice», plaide ce miraculé qui a perdu pas moins de 40 livres alors qu'il se prépare à une seconde participation à la course des Pichous.

En plus de son rôle de porte-parole pour la marche du 3 juin, Frédéric Maltais donne des ateliers pour la Société canadienne du cancer qui portent sur ces éléments et surtout sur la prévention.

Quant à la grande marche à laquelle il invite toute la population, le porte-parole soutient qu'il faut en profiter pour rendre hommage aux victimes du cancer et se rappeler leur combat, pour penser en second lieu aux survivants, et finalement, pour rendre gloire à ceux et celles qui ont obtenu des victoires contre la maladie.

Les personnes qui désirent avoir des informations sur la marche du 3 juin peuvent consulter le site relaispourlavie.ca ou contacter le 418 543-2222.

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