Se diversifier et rester aux aguets

Éloïse Harvey, vice-présidente développement corporatif du Groupe Ceger... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

Éloïse Harvey, vice-présidente développement corporatif du Groupe Ceger

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le contexte économique difficile fait en sorte que les activités du Groupe Ceger sont présentement en décroissance, ce qui incite la direction à tenter de trouver une nouvelle voie afin d'assurer son avenir.

Lors d'une conférence prononcée devant 76 membres de la Chambre de commerce du Saguenay, mercredi, Éloïse Harvey, vice-présidente développement corporatif du Groupe Ceger, qui englobe les activités de Cegerco (construction), Cegertec WorleyParsons (ingénierie), Cegerdev (immobilier) et Mecfor (fabrication), a rappelé que l'entreprise, dont le chiffre d'affaires consolidé était de 200 millions$ en 2014, souligne son 40e anniversaire.

Traçant un historique du développement de Ceger, Mme Harvey a mentionné que l'association entre Cegertec et le géant WorleyParsons visait à ce que l'entreprise de génie puisse se tailler une place dans la gestion de projet dans les secteurs de l'exploitation du pétrole, du gaz et des mines. «WorleyParsons nous apportait l'expertise dans la gestion de projet. Dès les premiers mois, on a pu obtenir le contrat de conception de l'étude de faisabilité pour Arianne Phosphate en étant allé chercher des experts australiens du secteur minier. Dans l'année et demie suivante, on a décroché un contrat en ingénierie de 80 M$ dans le cadre d'un projet minier dans le nord. Si on avait pu garder le climat économique d'avant 2012... Il y a eu la Commission Charbonneau qui a touché toutes les firmes d'ingénierie de la province et la baisse du prix des ressources. Il est difficile de dire aujourd'hui si l'alliance entre Cegertec et WorleyParsons se traduit par des résultats gagnant-gagnant», déclare Mme Harvey.

Éviter la dépendance

Mme Harvey mentionne que dans les dernières années, Groupe Ceger a tenté de diversifier ses activités afin d'éviter une trop grande dépendance envers des clients comme Alcan à l'époque. «On s'est dit qu'on pourrait continuer de travailler dans le développement de véhicules spécialisés dans le secteur des alumineries en allant chercher des contrats chez Alcoa, Kayser, Péchiney, mais les consolidations et les acquisitions dans le secteur de l'aluminium nous ont ramenés à la même situation», avoue-t-elle.

Cette volonté de diversification des activités de Ceger est toujours présente, doublée par la volonté de faire travailler les quatre entités du groupe en synergie. «Nous avons mis en place un comité de travail dont le mandat est de gérer les quatre entités. On tente de se diversifier, mais il faut être aux aguets.»

Pour illustrer cet effort de diversification, elle précise que Mecfor a déposé une soumission de plusieurs millions$ auprès de la Société de transport de Montréal (STM) pour la fourniture de véhicules électriques spécialisés pour l'entretien des rails du métro de Montréal.

Interrogée sur l'intention du gouvernement Trudeau d'injecter plusieurs milliards de dollars en infrastructures, Mme Harvey ne croit pas qu'il y ait beaucoup de répercussions positives en raison du caractère fortement industriel des autres entreprises du Groupe Ceger.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer