Hausse de 10% de la clientèle au Zoo de Saint-Félicien

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien a connu une hausse de sa clientèle de 10%, en... (Archives Le Quotidien)

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Louis Potvin
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Le Zoo sauvage de Saint-Félicien a connu une hausse de sa clientèle de 10%, en 2015. Les 162 280 visiteurs ont permis au site touristique de dégager un surplus de 172 523$.

Le nombre de visiteurs atteint permet de revenir à niveau satisfaisant. Ce sont 15 035 de personnes de plus qu'en 2014 qui ont franchi les guichets.

«Les nouveautés expliquent en partie cette remontée. Nous avions atteint un creux de vague et nous pensons connaître une autre hausse de visiteurs en 2016. Nos nouveautés comme la maternité et l'Expérience nocturne de Moment Factory unique à la région devraient attirer. Aussi, le prix de l'essence et la valeur du dollar canadien devraient être un avantage pour nous», a souligné la directrice générale Lauraine Gagnon lors d'un point de presse tenu mercredi.

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Le président Réjean Lavoie rappelle l'importance du plan de développement «On ne peut pas capitaliser que sur nos acquis. Il faut concrétiser notre ambitieux plan de développement axé sur l'expérience client et le bien-être des animaux. Ce plan vise à consolider notre leadership dans un secteur extrêmement compétitif soumis à de nombreuses variables, dont les conditions climatiques et l'état général de l'économie.»

Pour réussir à bien se tirer d'affaire, le zoo doit attirer plus de 150 000 visiteurs, selon le directeur financier Louis Bouchard. «Dix mille visiteurs apportent des revenus d'environ 200 000$. Nous avons des coûts fixes peu importe le nombre de visiteurs. À partir d'un certain nombre, nous réalisons des profits», a-t-il mentionné lors d'un point de presse.

Ce résultat porte donc le surplus accumulé à 383 000$. Dans le budget d'exploitation de 5,8 M$, plus de 900 000$ ont été injectés pour l'aménagement de jeux d'eau.

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Moins d'Européens

La clientèle européenne a connu une baisse de 7,6% en 2015. Une situation qui n'est pas jugée dramatique par Lauraine Gagnon. «On ne sait pas pour quelle raison. Il y a des années où il y a des baisses sans vraiment d'explication. Par contre, ce bassin de visiteurs représente encore 30% de notre clientèle, ce qui est très élevé dans le domaine touristique», souligne la directrice générale. Au total, ce sont 48 655 visiteurs qui provenaient de l'Europe. Le nombre d'Américains a connu une hausse de 87%, mais comme ça ne représente que 368 personnes, leur apport est négligeable. La clientèle régionale a cru de 11%, tandis que celle provenant des autres régions du Québec a bondi de 26%.

Signe que les Européens aiment visiter le zoo, 514 d'entre eux ont vécu l'expérience Dormir avec les caribous. «C'est 96% de la clientèle qui provient de l'international pour cette activité. C'est un produit chouchou que les voyagistes vendent très bien», mentionne Lauraine Gagnon. Pas surprenant que le plan de développement prévoit des aménagements pour accroître la proximité des visiteurs avec les bêtes présentes dans les Sentiers de la nature.

Des critiques injustifiées

Le maire Gilles Potvin juge que les critiques envers la subvention accordée par le gouvernement du Québec au Zoo de Saint-Félicien sont injustifiés.

«Je pense que les gens ont mal saisi toute l'importance économique que représente le tourisme dans la région et le Québec. C'est la seule industrie sur laquelle on a un contrôle. On ne déménagera pas demain matin le zoo ailleurs comme on peut déplacer la production du bois ou de l'aluminium, il faut se diversifier», a-t-il illustré.

De son côté, la direction ne veut pas faire de commentaires sur les critiques. «Le plan de développement va générer de l'économie et créer des emplois. Nous, on va travailler à le mettre en oeuvre et s'assurer d'accueillir le plus de visiteurs possibles pour que la région en entier profite de ces investissements», a répondu la directrice générale Lauraine Gagnon

Gilles Potvin lance un appel à la mobilisation régionale. «C'est un exercice de solidarité. Le zoo occupe une place primordiale. Il peut devenir la référence des zoos dans le monde. S'il devient plus fort et plus attractif, c'est toute la région qui va en bénéficier. Aussi, ça va peut-être faire taire les groupes écologistes qui critiquent l'industrie forestière. Le zoo est l'endroit qui fait la démonstration depuis 55 ans que la cohabitation de l'homme, de la faune et de la nature est possible.»

Saint-Félicien accorde 500 000$

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Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, a remis un chèque de 500 000 $ au Zoo sauvage de la part des citoyens pour aider le site touristique à concrétiser son plan de développement. Lauraine Gagnon et Réjean Lavoie ont accepté le chèque avec plaisir.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

La Ville de Saint-Félicien accorde 500 000$ sur cinq ans au Zoo sauvage de Saint-Félicien.

«Nous voulions être les premiers à donner le signal et démontrer notre support indéfectible au zoo dans le cadre de sa campagne de financement. C'est un effort important, car ça représente une somme de 50$ par habitat», a mentionné le maire Gilles Potvin.

Il indique qu'en plus, le site touristique bénéficie d'un crédit de taxe annuel d'environ 500 000$ par année. «On l'assume parce que le zoo représente des retombées économiques importantes pour la ville et l'ensemble de la région. J'espère que, justement, la région sera solidaire et supportera économiquement le zoo également», a-t-il lancé comme message.

Le maire demande qu'une partie du fonds de développement de la défunte Conférence régionale des élus soit versé au zoo.

Le président du zoo, Réjean Lavoie, a mentionné que deux présidents de campagne seront nommés ; un pour la région et l'autre pour le Québec. Le conseil d'administration se donne 18 mois pour amasser les 6,5 millions $ représentant la contribution du milieu afin d'obtenir le 26 millions $ promis par Québec.

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