Cas d'abus sexuels ou physiques

«Les gens n'osent pas dénoncer»

Sonia Boivin, directrice de la protection de la... ((Archives Le Quotidien))

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Sonia Boivin, directrice de la protection de la jeunesse pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Les employés de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) veulent bien intervenir dans des cas d'abus sexuels ou physiques, mais encore faut-il qu'ils en soient informés.

Sonia Boivin, directrice de la protection de la jeunesse pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, a accepté d'expliquer la mission et le rôle de son organisme, mais a refusé, pour des raisons de confidentialité, de commenter de façon précise le dossier de l'homme de Saguenay qui a fait cinq enfants à la fille de sa conjointe.

«La DPJ intervient dans les dossiers d'abus sexuels et d'abus physiques. Malheureusement, il existe la loi du silence dans ce genre d'affaires. C'est souvent l'Omertà. Les gens n'osent pas dénoncer», a mentionné Mme Boivin, lors d'un entretien avec Le Quotidien.

«Car pour intervenir, nous devons d'abord et avant tout avoir de l'information. Il est difficile d'intervenir si nous ne sommes pas au courant. Pourtant, la population a l'obligation de dénoncer les cas d'abus physiques ou sexuels. Il y a une responsabilité de l'entourage de le faire. Dès le moment où il y a un signalement, nous allons faire une évaluation et les interventions requises auprès de la famille, de la police et des autres intervenants», précise Mme Boivin.

Cette dernière précise que le rôle de la DPJ est de s'assurer que les enfants soient protégés, et ce, peu importe l'âge des parents. Il faut toujours être vigilants.

«Les enfants de la société doivent être protégés. Il faut s'assurer que la sécurité et le développement des enfants ne soient pas compromis. Si jamais ces aspects le sont, il faut s'assurer que ça cesse et que ça ne recommence plus.»

«Et ce n'est pas parce que la maman est rendue à plus de 18 ans que nous nous en lavons les mains. Et même si notre rôle n'est pas de nous occuper des adultes, nous travaillons tout de même en collaboration avec les policiers, le CIUSSS, les intervenants sociaux et les maisons pour les femmes victimes de violence», précise Sonia Boivin.

Mailloux

Quant à la suggestion du psychiatre Pierre Mailloux d'éliminer les DPJ au Québec, Mme Boivin ne s'en fait nullement avec une telle affirmation.

«Seulement en vous parlant de notre rôle qui est de s'assurer que la sécurité et le développement des enfants ne soient pas compromis et d'éviter que ça se reproduise, je crois que ça donne la réponse.»

«À la DPJ, nous sommes centrés sur le bien-être des enfants. Ce n'est pas la même chose que d'être penchés sur la sécurité de la société. Les policiers sont un incontournable. Mais la DPJ a une mission particulière et spécifique avec des obligations légales afin de protéger les enfants», a mentionné la directrice de la protection de la jeunesse.

Mme Boivin souligne que de tous les cas retenus, la DPJ en retrouve un peu plus de 23 pour cent d'abus physiques et environ cinq pour cent d'abus sexuels.

Quant aux dénonciations, il est possible de le faire au 418-543-3006 ou au 1-800-463-9188.

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