Route de Vauvert: menaces de poursuite contre RTA

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Le maire Gilbert Goulet et son conseil ont adopté un règlement pour interdire le transport lourd sur la route de Vauvert à la suite de la mauvaise expérience avec Rio Tinto. Un recours judiciaire est même envisagé pour que la multinationale paye les dommages causés par le camionnage.

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À la suite des difficultés rencontrées avec Rio Tinto Alcan, Péribonka interdit le transport lourd sur la route de Vauvert menant au lac Saint-Jean. Un recours judiciaire est même envisagé.

«On veut se protéger. L'an dernier, il y a eu des bris importants sur la route à cause des nombreux camions qui sont passés pour la stabilisation des berges. La compagnie ne veut pas vraiment admettre ses torts», exprime le maire Ghislain Goulet.

Un règlement a donc été entériné et appuyé par la MRC Maria-Chapdelaine pour interdire le camionnage lourd. RTA devra donc trouver une autre solution s'il y a du rechargement à faire dans ce secteur dans le futur.

De son côté, RTA affirme qu'elle n'est pas responsable des dommages qui se sont produits. «La route était déjà affectée par des problèmes d'entretien et de drainage, ce qui avait des effets sur la capacité portante», a indiqué Xuân-Lan Vu, la responsable des communications.

Le maire Goulet n'a pas du tout aimé la manière dont la compagnie a traité le dossier. De plus, aucun règlement sur un montant de dédommagement n'a été conclu.

«On a abusé de nous. Ils ont profité de notre inexpérience. On s'est fié à une poignée de main d'un dirigeant, et là, on ne nous donne pas ce qu'on nous avait promis. Il y a eu 8000 camions qui sont passés. Il y a eu du transport malgré un redoux. Selon une évaluation du ministère des Transports, les travaux pour réparer les secteurs endommagés s'élèvent à 400 000$. L'offre que Rio Tinto nous a faite est ridiculement inférieure», critique le maire.

Ce dernier n'écarte pas la possibilité d'avoir recours aux tribunaux pour être dédommagé convenablement. La municipalité de 500 habitants n'a pas les moyens de payer cette facture.

RTA a effectivement fait une offre pour éviter un recours juridique. «Même si on considère que nous ne sommes pas responsables, on jugeait raisonnable de faire une offre de dédommagement pour éviter des démarches juridiques. Comme la municipalité a refusé notre offre, on va attendre la suite des choses», a mentionné la porte-parole.

Elle a rappelé que la compagnie verse à la localité environ 500 000$ par année pour une taxe réseau. De plus, une somme de 67 000$ a été versée dans le passé à la MRC pour l'entretien des routes.

Comme la municipalité est échaudée par ses relations avec la multinationale, la réglementation va ainsi permettre de se protéger. Dolbeau-Mistassini avait d'ailleurs refusé à RTA l'utilisation d'une route de crainte des conséquences.

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