Manifestation contre le registre: peu de chasseurs se déplacent

Ginette Maltais de la boutique Arc-en-flèche de Saint-Bruno,... (Photo Le Progrès-Dimanche, René Bouchard)

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Ginette Maltais de la boutique Arc-en-flèche de Saint-Bruno, le citoyen Fernand Trudel et Éric Lapointe, propriétaire de la boutique Chasse et pêche de Chicoutimi, ont pris part à une manifestation contre le projet de Loi 86 sur le registre des armes à feu. Ils sont accompagnés de Claude Patry, Russel-Aurore Bouchard et Gilles Brassard, président régional de la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec.

Photo Le Progrès-Dimanche, René Bouchard

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Malgré l'engouement légendaire pour la chasse au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en dépit d'une météo plutôt clémente, moins d'une centaine de personnes ont pris part à une manifestation contre le registre des armes à feu, hier après-midi. Le rassemblement avait lieu devant le bureau du député Alexandre Cloutier à Alma, en plein coeur de la région.

Les organisateurs de l'activité de mobilisation se sont cependant montrés satisfaits du nombre de personnes présentes. Le groupe était principalement formé de chasseurs, d'agriculteurs et de membres de clubs de tir.

L'invitation leur avait été lancée par la Fédération régionale des chasseurs et pêcheurs (FCPQ). Une manifestation du genre avait lieu devant le bureau de Pierre Karl Péladeau à Saint-Jérôme. Le faible taux de participation ici en région est d'autant plus étonnant que l'historienne Russel-Aurore Bouchard, bien connue pour ses prises de position dans le dossier des armes à feu, et l'ex-député de Jonquière, Claude Patry, étaient les ténors de la manifestation.

Fausse route

Sur le coup de 13h, le président régional de la FCPQ, Gilles Brassard, est monté à bord de la boîte arrière d'une camionnette pour prendre la parole. Il a réitéré la position de son association, selon laquelle le gouvernement Couillard fait fausse route avec le projet de Loi 86.

«Mettons notre argent et nos efforts ailleurs, comme en éducation et en santé mentale par exemple. Ce registre est un non-sens. On veut une commission parlementaire et on veut être entendus», a-t-il martelé. Gilles Brassard estime que si la création d'un registre provincial semblait faire l'unanimité à l'Assemblée nationale avant les Fêtes, certains députés exprimaient déjà un malaise dès leur retour des vacances.

Patry et Bouchard persistent

L'ex-bloquiste Claude Patry entend continuer de militer contre l'adoption du registre, un combat qu'il mène aux côtés de Russel-Aurore Bouchard.

Fidèle à ses habitudes, l'historienne et auteure était très en verve lorsqu'elle s'est adressée aux manifestants. Elle a qualifié de «véritable folie» l'intention de Québec de créer un registre des armes d'épaule.

«On est tannés de subir l'injustice à partir de Montréal. On est en train de nous sortir du bois, nous les Canadiens-Français et les Métis. On veut nous imposer des lois pour nous déposséder de nos armes à feu. Ça me fait mal qu'on ne soit plus rien comme peuple aux yeux du gouvernement du Québec. C'est nous autres qui l'avons bâti ce pays-là!», a-t-elle insisté.

Tandis que l'historienne poursuit sa réflexion au sujet d'une éventuelle candidature dans Chicoutimi, où des élections partielles auront lieu ce printemps, elle a invité son collègue Claude Patry à briguer à nouveau les suffrages dans Jonquière aux prochaines élections provinciales, mais cette fois comme candidat indépendant.

Mme Bouchard confirme que sa décision de se présenter ou non n'est pas encore prise. Hier, sur sa page Facebook, elle a rappelé que le dossier des armes à feu n'est pas le seul élément qui l'inciterait à faire le saut en politique.

«Si j'y vais, c'est pour m'impliquer corps et âme dans tous les dossiers sensés nous concerner», a-t-elle exprimé.

Chasseurs

Propriétaire de la boutique Chasse et pêche de Chicoutimi, Éric Lapointe a indiqué que la proposition de créer un registre provoque de l'insécurité chez ses clients et que ceux-ci estiment que les mécanismes déjà en place sont suffisants. Des propos endossés par Fernand Trudel, un manifestant qui détient une arme depuis 50 ans et qui se sent brimé par le projet de Loi.

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