La capacité à innover menacée

La ministre du Développement économique régional Lise Thériault... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La ministre du Développement économique régional Lise Thériault en compagnie du député de Dubuc Serge Simard et le recteur de l'UQAC Martin Gauthier.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le développement économique du Québec passe notamment par l'innovation. Mais cette capacité à innover est menacée, selon la vice-présidente à l'enseignement et à la recherche de l'Université du Québec, Lyne Sauvageau, de passage cette semaine Saguenay pour l'événement Savoir Affaires.

Cette dernière a profité de la présence de la vice-première ministre, Lise Thériault, vendredi à Chicoutimi, pour rappeler l'importance des études supérieures pour la prospérité économique du Québec. Une flèche doucement lancée, quelques mois après l'annonce des compressions budgétaires affectant les universités. Et cette dernière n'a pas contredit Mme Sauvageau.

«Les universités font plus que former les gens dans leur domaine. On les aide à devenir des acteurs de changement», a d'emblée lancé Mme Sauvageau, dans son discours clôturant l'événement Savoir Affaires. 

«Je crains maintenant qu'on perde cette capacité à innover. Il faut absolument accentuer les efforts pour ramener les gens aux études supérieures», a-t-elle insisté, après avoir rappelé la piètre performance du Québec en matière de nombre de diplômés universitaires.

Le Canada affiche le meilleur résultant en ce qui concerne les diplômes de niveau postsecondaire, dont les formations professionnelles. Mais le pays et la province chutent rapidement en matière d'éducation supérieure.

«Nous sommes en retard lorsqu'on se compare avec les autres pays membres de l'OCDE. Ce sont toutes nos capacités à innover pour le futur qu'on joue», a martelé Mme Sauvageau.

Présente à Chicoutimi dans le cadre de Savoir Affaires, la vice-première ministre donne raison à Mme Sauvageau. Mais Lise Thériault rappelle que les compressions dans le milieu universitaire étaient inévitables.

«Je pense que c'est correct qu'on puisse profiter de la présence d'un politicien pour passer des messages. Ce que je lui ai répondu c'est que le mot innovation qui revient à l'intérieur du ministère (Économie, de la Science et de l'Innovation) ce n'est pas pour rien. La ministre Dominique Anglade, ma collègue, croit énormément à l'innovation. Son bagage fait en sorte que l'innovation sera placée au coeur de la prochaine stratégie gouvernementale. J'ai donc assuré à Mme Sauvageau que son message allait être transmis à ma collègue. Parce qu'il est évident que si le Québec veut tirer son épingle du jeu dans une économique mondiale qui est en mouvance, il faut faire preuve d'innovation. Et lorsqu'on regarde le génie des jeunes participants à Savoir Affaires, ça ne fait que confirmer les propos de Mme Sauvageau», a d'abord exprimé la ministre, dans un point de presse tenu à l'issu de l'événement. 

«Il faut également comprendre qu'on avait des choix à faire. Il y a de jeunes générations qui nous suivent. On ne voulait pas continuer d'alourdir la dette des jeunes. Le gouvernement a pris des décisions pas toujours faciles. Mais on est capable de s'assumer dans nos choix», a ensuite affirmé Mme Thériault.

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