Ententes de RTA: les péquistes doutent

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Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault

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Les députés péquistes Sylvain Gaudreault et Alexandre Cloutier ne sont plus convaincus que la multinationale Rio Tinto Alcan (RTA) respecte toujours l'entente de continuité intervenue en 2006 avec Québec sur le maintien des emplois et des activités au siège social de Montréal, après la suppression de 200 autres postes de cadres dans les bureaux de la métropole et dans la région.

L'opposition a récupéré la nouvelle publiée mercredi dans Le Quotidien et mis au défi le gouvernement de démontrer que RTA lui avait transmis cette information et qu'il avait répondu à cette nouvelle en lien avec les ententes contractuelles. Il est tout à fait justifié de questionner le gouvernement sur cette situation qui s'ajoute à un chapelet de nouvelles économiques désastreuses depuis l'élection des libéraux, estime Sylvain Gaudreault.

«Nous savons que depuis l'acquisition, il y a eu une diminution du nombre de personnes ainsi que du rôle de ces personnes rattachées au siège social et c'est ce que nous soulevons. Il appartient au gouvernement de vérifier ces éléments», reprend le député de Jonquière qui a tenu un point de presse en compagnie d'Alexandre Cloutier et du critique en matière d'économie, Nicolas Marceau.

L'affaire a donné lieu à des échanges musclés entre le critique péquiste et le ministre des Finances, Carlos Leitao. M. Marceau a reproché au ministre de ne pas jouer son rôle en matière de protection de sièges sociaux et des ententes. Il a ainsi reproché au gouvernement d'avoir lamentablement échoué de ce côté.

Couillard à la rescousse

Le ministre a fini par indiquer qu'il ne s'agissait pas «d'une catastrophe» comme le député Marceau le laissait entendre. Le premier ministre Philippe Couillard, également ministre responsable de la région, est venue en aide à son ministre des Finances en rappelant le sauvetage du centre d'électrolyse et les investissements de RTA au Québec.

«Avant de prendre la décision de modifier ses politiques quant au maintien de son siège social et de sa principale place d'affaires au Québec, aviser le gouvernement par écrit de ses intentions et des motifs [les justifiant]. [...] Le gouvernement doit considérer l'information fournie par Alcan pendant une période n'excédant pas 35 jours, après quoi il doit communiquer sa position à Alcan», fait état l'entente intervenue juste avant la transaction avec RTA. De plus, toujours selon les termes de l'entente évoquée par l'Opposition officielle, Québec doit «dans son analyse juger si la décision n'aura pas un impact net négatif, direct ou indirect, envers la santé économique ou les perspectives économiques ou sociales du Québec».

Les péquistes considèrent que la stratégie du gouvernement libéral en matière d'économie ne tient pas la route et a des conséquences dramatiques pour les régions. Alexandre Cloutier et Sylvain Gaudreault n'ont toujours pas digéré que le gouvernement applaudisse la vente de Rona à un géant américain.

L'entreprise conserve toujours le mutisme quant aux chiffres précis pour la suppression des postes de cadres. Porte-parole de RTA dans la région, Xuân-Lan Vu a indiqué qu'il s'agissait d'une question de gestion interne et que les personnes concernées étaient informées lorsque les décisions étaient prises. La multinationale n'a pas contesté ou apporté de correction quant aux chiffres avancés par Le Quotidien.

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