Remac aux enchères

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Une centaine d'entrepreneurs et représentants d'entreprises de construction ont pris place, mercredi, dans l'atelier principal de Remac Industries du boulevard du Royaume. Ils y étaient pour miser sur les 800 lots d'équipements mis aux enchères dans le cadre de la faillite de cette PME qui a constitué l'un des joyaux de la Vallée de l'aluminium.

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Une centaine d'entrepreneurs et représentants d'entreprises de construction ont pu miser sur les 800 lots d'équipements mis aux enchères.

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Cette vente aux enchères s'inscrit dans le suivi de la liquidation des avoirs de Remac qui a été dans l'obligation de mettre un terme à ses opérations en raison d'un problème majeur survenu pendant un contrat réalisé pour le compte de la municipalité de Saint-Eustache. Les dépassements de coût de l'ordre de 1,5 million$ ont obligé Remac Industries à faire appel à la compagnie de Caution Intact assurance qui a assumé les coûts pour compléter les travaux.

Lors de la proposition aux créanciers, le président de Remac, André Poulin, a eu la surprise de voir la compagnie de caution déposer une nouvelle réclamation de 700 000$ en plus d'une poursuite civile de 3 millions$. Il n'avait plus de marge de manoeuvre pour relancer l'entreprise, malgré des ententes avec des institutions financières et les fournisseurs de la région.

L'entreprise Talbot et associés, Encanteurs et Évaluateurs a dirigé la vente de mercredi. Selon son président Normand Talbot, l'encan devait permettre de générer des ventes d'environ 500 000$ avec 800 lots regroupant surtout des outils et du matériel servant à la production d'ouvrages mécaniques. Le plus important lot était constitué d'un tour informatisé pour la production de pièces sur mesure. L'encanteur espérait obtenir 40 000$ pour cette pièce de choix.

«Ça fait partie de l'économie. Ça permet à des entreprises de faire l'achat d'outils et de matériel de bonne qualité à un prix très intéressant. Nous avons aussi envoyé aux centres de récupération le matériel qui ne pouvait être vendu aujourd'hui», a indiqué Normand Talbot.

Locaux loués

L'atelier industriel ne restera pas longtemps vide. Il a été acheté par l'homme d'affaires Richard Potvin. Il est déjà loué par la firme Lajoie-Somec, une filiale de Canmec. Selon Richard Potvin, l'entreprise a besoin de l'atelier pour réaliser des sections de cheminée destinées au chantier de la cimenterie McInnis à Port-Daniel-Gascons en Gaspésie. Depuis la vente de son entreprise Soudogaz, Richard Potvin se spécialise dans l'achat d'immeubles industriels pour la location.

Réalisations

• Pyramide des Ha! Ha! à La Baie

La structure en aluminium est décorée d'environ 3000 panneaux de signalisation « Cédez le passage » a été réalisée en commémoration du déluge de 1996, où la population baieriveraine avait fait preuve de solidarité.

• Passerelle du Circuit des bâtisseurs

La plus longue passerelle d'aluminium pour piétons et cyclistes au monde est située à Chandler en Gaspésie. Les trois sections mesurent 142 mètres. La passerelle a coûté 2,6 millions $ et fait partie intégrante du Circuit des bâtisseurs.

• Des dents à l'aluminerie Pechiney

Remac avait obtenu un contrat à l'aluminerie Pechiney, de Saint-Jean-de-Maurienne (France), pour la fabrication de dents ultrarésistantes servant à mélanger le brai et le coke.

• Des quais pour le Grand Nord

Des quais, des pontons et des passerelles avaient été conçus pour Povungnituk, un village du Grand Nord québécois situé au nord du 60e parallèle.

• Une passerelle dans le parc de la Gatineau

Une passerelle en aluminium d'une dimension de 74 pieds sur 12 de largeur trône dans le parc national de la Gatineau.

• À la marina de Saint-Félicien

À Saint-Félicien, Remac avait conçu un système de quais flottants et d'atténuateurs de vagues en aluminium. Le contrat consistait à réaliser deux unités de quais flottants tout en aluminium de deux mètres de largeur par dix mètres de longueur, des plateformes, ainsi que quatre quais secondaires de 7,5 mètres de longueur. Un contrat semblable avait été réalisé à Roberval.

• Un brise-lames de 100 pieds

Remac a conçu un brise-lames en acier de 26 000 livres à la marina de Roberval. L'imposant équipement de 100 pieds par 20 pieds protège les bateaux de plaisance des imposantes vagues du Piékouagami.

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