Niveau du lac: le Comité fait ses suggestions

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Le Comité des parties prenantes aux audiences du BAPE proposera de varier le niveau du lac Saint-Jean en fonction des saisons. Ci-haut, l'évacuateur de crue de la centrale Isle-Maligne.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le niveau du lac Saint-Jean ne devrait pas grimper à plus de 15 pieds à l'automne, 16,5 pieds à l'hiver, 16 pieds au printemps et 15,5 pieds en été. Mais il ne devrait pas non plus descendre en bas de 14 pieds en période estivale. C'est ce qu'exigera le Comité des parties prenantes aux audiences du BAPE, prévues cette année dans le cadre du renouvellement du Programme de stabilisation des berges de Rio Tinto.

Formé il y a près d'un an par les trois MRC jeannoises, ce comité regroupe des représentants de plusieurs secteurs qui sont concernés de près ou de loin par le plan d'eau, notamment des riverains, pêcheurs, navigateurs, environnementalistes et travailleurs. Le groupe a dévoilé mardi ses demandes par le biais du nouveau site Internet unlacpourtous.com, créé pour informer et interagir avec la population au sujet de l'avenir du lac Saint-Jean

Le décret, renouvelé en 2006, permet à Rio Tinto de maintenir le niveau du lac à un maximum de 17,5 pieds. L'entreprise s'est toutefois engagée à ne pas dépasser 16,5 pieds. Un engagement respecté pour le moment.

Ce n'est cependant pas la première fois que le milieu exige une diminution du niveau pour limiter les dommages chez les riverains et une augmentation à l'automne pour faciliter la navigation. Mais avec le décret qui se termine à la fin de 2016, les intervenants estiment avoir plus de chances de se faire entendre.

Nouvelles stations

En plus d'abaisser le niveau maximal permis, le Comité des parties prenantes réclamera l'ajout de nouvelles stations bathymétriques et anémométriques pour mesurer plus adéquatement le niveau. Car la compagnie se base principalement sur la station de Roberval. Même si le niveau est respecté à cet endroit, ça ne veut pas dire que c'est le cas ailleurs sur le lac Saint-Jean, selon le groupe, dont l'analyse repose sur le vécu et l'expérience des citoyens et des utilisateurs du plan d'eau.

« Le milieu se prend en main et il est essentiel que les citoyens disposent d'une information factuelle à ce sujet, d'où la nécessité du site Web unlacpourtous.com », a souligné le président du Comité et préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis.

Son collègue de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, invite la population à se mobiliser en appuyant cette démarche collective via ce nouveau site web. Une section est réservée à cet effet.

« Les gens sont invités à appuyer ce projet collectif et à participer à cette importante étape puisqu'en 2016, une commission du BAPE se tiendra au sujet de notre lac et concernera l'ensemble de la population régionale », a insisté M. Boivin.

Sur le site Internet, les citoyens pourront découvrir des renseignements sur la démarche citoyenne en cours, l'histoire du lac, le développement durable régional et les enjeux économiques, environnementaux et sociaux. Le site Web propose un blogue afin de suivre les actualités régionales en lien avec ce projet collectif.

« Il s'agit d'une source d'information régionale illustrant les attentes des gens d'ici. Les gens s'attendent à la tenue d'audiences publiques sur une gestion durable du lac Saint-Jean et non pas uniquement sur un programme de stabilisation de ses berges comme ce fut le cas par le passé », a ajouté la préfète de la MRC du Domaine-du-Roy, Ghislaine Hudon.

RTA va étudier le scénario

Rio Tinto Alcan demeure neutre devant la proposition du Comité des parties prenantes de moduler le niveau du lac selon les saisons. Sans rejeter cette suggestion, la direction de l'entreprise rappelle que six scénarios sur la gestion du plan d'eau ont été analysés dans l'étude d'impact déposée en octobre dernier au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

« On a pris acte de cette proposition. On voit qu'elle est basée davantage sur des perceptions que sur des éléments techniques et des analyses environnementales. On va regarder de plus près ce scénario. Mais l'étude d'impact que nous avons faite avec le comité technique a analysé six scénarios en tenant compte des impacts environnementaux, sociaux et économiques. L'étude sera dévoilée par le ministère lorsqu'il la jugera recevable », précise Xuân-Lan Vu, responsable des relations médias chez Rio Tinto Alcan.

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