Boutros Boutros-Ghali: un grand personnage lié à la région

L'ancien secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, qu'on... (Archives Le Quotidien)

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L'ancien secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, qu'on voit assis en compagnie de l'ancien recteur Michel Belley, avait reçu un doctorat honoris causa de l'UQAC. À l'arrière, on reconnaît l'ancien recteur Bernard Angers, feu Paul-Gaston Tremblay, de la Fondation de l'UQAC, l'ancien évêque du diocèse, monseigneur Jean-Guy Couture, et le notaire Gaétan Boivin, de la fondation.

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Le décès de Boutros Boutros-Ghali a des répercussions jusqu'au Saguenay-Lac-Saint-Jean. L'ancien secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU) avait été honoré par l'Université du Québec à Chicoutimi, en 2007, et le recteur de l'époque, Michel Belley, garde un excellent souvenir du diplomate qui s'est éteint mardi à l'âge de 93 ans.

M. Boutros-Ghali avait reçu un doctorat honoris causa en même temps que l'ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard. M. Belley n'avait que de bons mots pour l'homme d'État né au Caire en 1922.

«C'était un grand personnage qui a dominé la scène mondiale à plusieurs égards, a-t-il évoqué à propos de celui qui a été secrétaire général de l'ONU de 1992 à 1996. Il a connu une carrière absolument intéressante. J'ai le souvenir de lui comme étant une personne affable, mais aussi une personne dotée d'une très grande culture, d'une grande ouverture. Son départ nous attriste.»

En plus de son mandat à l'ONU, M. Boutros-Ghali a également été le premier secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie, de 1997 à 2002.

«Lors de son passage, il s'est montré très disponible et, de notre côté, on était honorés que quelqu'un de sa trempe puisse recevoir cet hommage, a ajouté Michel Belley. On jugeait que c'était une belle occasion de reconnaître la carrière de quelqu'un qui a fait preuve d'audace. Il a mené une vie très exposées, y compris à des menaces importantes. Il devait toujours faire attention, peu importe où il allait, et il nous disait qu'il avait apprécié son voyage dans la région puisqu'il se sentait en sécurité. Il a eu des responsabilités tellement grandes et il a pris des décisions qui n'ont pas toujours fait l'unanimité.»

Boutros Boutros-Ghali a été le seul secrétaire général de l'ONU à rester en fonction seulement quatre ans. Les États-Unis avaient alors bloqué le renouvellement de son mandat.

Héritage universitaire

Un autre lien unit la région à l'Égyptien. Plusieurs professeurs de l'UQAC ont enseigné à l'Université Senghor, à Alexandrie en Égypte, dont Michel Belley.

«C'est son université et c'est son oeuvre à lui qui a permis d'implanter cette institution en Égypte, a-t-il mis en contexte. C'était une très petite université, mais j'ai énormément apprécié la qualité des étudiants qui s'y retrouvaient. La seule activité était en quelque sorte d'étudier et c'était des étudiants de très haut niveau et extrêmement travaillants. Chaque fois que j'y suis allé, j'ai été impressionné.»

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