Onde de choc à Alma

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La mort de Thierry Leroux était sur toutes les lèvres, lundi, au collège.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le décès de Thierry Leroux secoue le Collège d'Alma et son département de techniques policières. Le jeune homme de 26 ans serait le premier policier gradué de l'établissement jeannois à mourir en service.

«C'est une onde de choc chez nous. C'est la première fois qu'un jeune qui a suivi sa formation ici perd la vie en service. C'est le premier qu'on perd. Il est sorti en 2012, donc c'est récent. Et Thierry, c'était un jeune avec un leadership incroyable, super sympathique. Tout ce qu'il voulait, c'était de travailler dans la police. C'était sa passion», décrit Serge Girard, responsable du département de techniques policières à Alma. 

Les élèves ont tenu une minute de silence dans certaines classes, lundi matin. Le personnel et les jeunes avaient une pensée pour la famille du policier décédé lors d'une intervention effectuée dans la communauté de Lac-Simon. «Toutes nos pensées vont à sa famille. Perdre un enfant de cette façon, c'est impensable», exprime M. Girard.

La mort de Thierry Leroux était sur toutes les lèvres, lundi, au collège. Mais son tragique décès ne semble pas avoir découragé les futurs policiers rencontrés par Le Quotidien. 

«On sait dans quoi on s'embarque dès le début. Donc, non, ça ne me fait pas plus peur», lance une jeune élève.

«C'est toujours triste ce genre d'histoire, mais on connaît les risques», ajoute son amie, qui souhaite toujours devenir policière.

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Serge Girard est responsable du département de techniques policières au Collège d'Alma.

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Hommage à un fils

(Julien Renaud) Michel Leroux, le père de Thierry, ce jeune policier abattu dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une intervention à Lac-Simon, s'est rendu sur les lieux de la tragédie, lundi. Malgré la douleur, il a décidé de faire le long trajet séparant Saguenay et la communauté autochtone afin de rendre hommage à son fils.

« Il n'y a pas plus grand sacrifice au monde que de donner sa vie pour aider autrui. C'est ce qu'il voulait faire et c'est ce qu'il a fait. C'est pour lui autant que pour tous les corps de police que j'ai accepté de faire cet hommage-là, parce que c'est épouvantable », a-t-il partagé, la voix empreinte d'une souffrance profonde, à l'occasion d'une brève entrevue accordée aux médias.

Michel Leroux habite à Chicoutimi, alors que son fils résidait à Alma depuis plusieurs années.

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