Appel à la communauté pour la persévérance scolaire

Le thème cette année des Journées de la... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Le thème cette année des Journées de la persévérance scolaire est «Soyez un superhéros: la persérance scolaire, c'est l'affaire de tous»

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les Journées de la persévérance scolaire ont été lancées, lundi, à l'école La Source de Saint-Honoré, en présence d'une centaine d'enfants, sous le thème «Soyez un superhéros: la persévérance scolaire, c'est l'affaire de tous». Le thème de cette semaine d'activités vise à souligner le travail de toutes les personnes qui jouent un rôle important dans la réussite scolaire de l'enfant.

Cette neuvième édition des Journées de la persévérance scolaire se veut l'occasion pour tous les organismes oeuvrant auprès des jeunes de lancer un appel à la communauté en général et plus particulièrement aux élus et gens d'affaires. C'est ce qui explique que le point de presse pour le lancement régional s'est déroulé en présence du préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, et du porte-parole régional pour la semaine, Nicolas Martel, maire de Desbiens et directeur adjoint d'un établissement d'enseignement de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean.

«Ce sont des acteurs importants de la société qui ont un rôle central à jouer dans la mise en place de conditions favorables à la persévérance et à la réussite scolaires. Le choix de notre porte-parole régional incarne cette volonté de mettre en lumière les réalisations des élus et de rappeler l'importance de leur implication», a déclaré la directrice régionale du Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CRÉPAS).

Le maire de Desbiens est de son côté convaincu que la réussite scolaire peut s'appuyer sur un travail de collaboration entre l'école, la communauté et la famille avec, évidemment, le support constant des enseignants et des parents. La municipalité de Desbiens a à son actif un projet important qui permet d'amener les jeunes à travailler très tôt sur des thèmes qui vont un jour ou l'autre contribuer à la réussite scolaire des jeunes.

Le projet Communauté éducative développé à Desbiens permet à 35 jeunes de 3 à 12 ans de participer à des activités éducatives, dont des sorties de groupes dans des attraits régionaux. L'objectif est de maintenir une offre d'activités éducatives et surtout de semer cette idée dans d'autres municipalités afin de faire de la région une grande communauté éducative.

Le président de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Antonin Simard, a abondé dans le même sens lorsqu'il a réitéré que la réussite scolaire était une oeuvre collective. «Il est important d'agir tôt et d'agir ensemble auprès des enfants pour avoir un réel impact sur leur parcours scolaire», a enchaîné le président Simard.

Le préfet Gérald Savard a de son côté souligné l'importance de la présence des écoles dans chacune des municipalités de la MRC du Fjord-du-Saguenay. La réussite des jeunes et leur qualification à la fin des études constituent des éléments centraux essentiels au développement socioéconomique des communautés.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est identifié comme un leader québécois en matière de persévérance scolaire depuis plusieurs années. Selon la directrice régionale du CRÉPAS, le taux de décrochage à 11% et de diplomation à 78,2% placent encore la région en tête de peloton dans la province. Le taux moyen de décrochage est de l'ordre de 17,8% et la diplomation chute à 73%.

Il est donc important, selon la directrice régionale du CRÉPAS, Isabel Auclair, que l'accent soit mis pendant toute la semaine sur les personnes qui font la différence dans l'éducation des jeunes et surtout leur réussite scolaire. Les élèves sont aussi invités à souligner l'apport de ces personnes qui ont un jour contribué à leur réussite.

Le président de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 4.0

Agrandir

Le président de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Antonin Simard, la directrice régionale du CRÉPAS, Isabel Auclair, le maire de Desbiens, Nicolas Martel, et le préfet de la MRC du Fjord, Gérald Savard, ont procédé au lancement de la 9e édition des Journées de la persévérance scolaire.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Le CRÉPAS discute de son financement avec Québec

Le Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CRÉPAS) travaille toujours en collaboration avec le gouvernement du Québec pour résoudre son problème de financement après les coupes draconiennes dans les subventions gouvernementales.

Interrogée à ce sujet en marge de la conférence de presse sur le lancement de la 9e édition du lancement des Journées de la persévérance scolaire, la directrice Isabel Auclair est demeurée prudente dans ses commentaires. «Nous travaillons avec le comité de discussion du gouvernement», a simplement déclaré la directrice générale.

Le CRÉPAS disposait d'aides gouvernementales et de financement privé (la famille Chagnon), totalisant 800 000$. Ce budget permettait à l'organisme de remplir son rôle qui consiste à encadrer les activités réalisées un peu partout sur le territoire pour permettre de contrer le décrochage scolaire.

La concrétisation des compressions budgétaires déjà annoncées par Québec, lesquelles font en ce moment l'objet de négociations, va provoquer une diminution du budget de fonctionnement de l'ordre de 70%.

Alors que plusieurs organismes procédaient au lancement de la semaine de la persévérance scolaire et de la lutte au décrochage scolaire, le député de Lac-Saint-Jean à l'Assemblée nationale, Alexandre Cloutier, rappelait les engagements du gouvernement du Québec.

«Cinq mois plus tard, les sommes se font toujours attendre et les conséquences continuent de se faire sentir sur le terrain. Les Journées de la persévérance scolaire sont une occasion unique de sensibiliser nos jeunes à l'importance de décrocher un diplôme. Malheureusement, cette année, dans plusieurs régions du Québec, aucune activité ne sera organisée, car plusieurs organismes ont vu leur budget diminuer de façon alarmante ou sont carrément fermés», a déclaré Alexandre Cloutier en point de presse à Québec

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier... (Archives Le Quotidien) - image 5.0

Agrandir

Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier

Archives Le Quotidien

La priorité doit aller à la lutte au décrochage, dit le PQ

(Presse Canadienne) QUÉBEC - Le nouveau ministre de l'Éducation, Pierre Moreau, doit en priorité réinvestir dans le financement des organismes qui luttent contre le décrochage scolaire, selon le député péquiste Alexandre Cloutier.En congé de maladie depuis son assermentation à titre de ministre de l'Éducation, le 28 janvier dernier, M. Moreau doit en principe reprendre ses activités professionnelles mardi.

Sur sa table de travail, les dossiers seront nombreux, avec notamment la consultation à mener sur son projet de loi controversé portant sur la gouvernance scolaire, mais c'est plutôt la question de la persévérance des jeunes susceptibles de décrocher qui doit de toute urgence retenir son attention, a indiqué le porte-parole péquiste en éducation, en point de presse lundi, entouré de représentants d'organismes qui se sont fait couper les vivres.

Car l'engagement du gouvernement Couillard d'éliminer le déficit n'a pas épargné les nombreux organismes chargés en régions d'élaborer des projets destinés à retenir les jeunes à l'école, organismes qui ont subi d'importantes coupes budgétaires au point de mettre en péril leur survie.

M. Cloutier estime que l'existence même du réseau de soutien à la persévérance scolaire est menacée par ces compressions, d'où l'importante de procéder à un coup de barre, a-t-il souligné à l'occasion des Journées de la persévérance scolaire.

Le Québec fracasse des records de décrochage, depuis des années. Seulement 73 pour cent des jeunes atteignent l'âge de 20 ans avec en poche un diplôme d'études secondaires.

Cette année, Québec a pris la décision, notamment, de mettre fin au programme Réunir Réussir, qui a injecté 50 M$ en cinq ans dans différentes régions. Le programme était financé par Québec et la Fondation Chagnon, à parts égales.

De plus, l'abolition cumulée des Conférences régionales des élus (CRÉ) et des Forums jeunesse régionaux a éliminé une source importante de financement des organismes de lutte au décrochage scolaire.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer