Palace Arvida: Karine Trudel demande 1,6 M$

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La députée néodémocrate de Jonquière, Karine Trudel, a demandé 1,6 million $ à Patrimoine Canada pour la rénovation du Palace.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

La réouverture du Théâtre Palace Arvida n'aura pas lieu en 2016. Le scénario le plus optimiste permet de croire au début des travaux avant la fin de l'année, mais comme l'état du bâtiment, autant à l'extérieur qu'à l'intérieur, est lamentable, tout indique que le chantier s'échelonnera sur plusieurs mois.

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La députée Karine Trudel

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Députée fédérale de Jonquière, Karine Trudel a soumis, à la fin décembre, une demande de subvention pour la réfection de la salle de spectacle à Patrimoine Canada. La représentante du NPD a réclamé une aide financière totalisant 1,6 million$ pour la revitalisation du bâtiment fermé depuis octobre 2014. C'est 50 pour cent de l'enveloppe globale requise. La nouvelle députée veut rencontrer la ministre Mélanie Joly au cours des prochaines semaines pour lui expliquer le projet dans le détail et la sensibiliser à l'importance de l'immeuble pour le milieu.

En entrevue, Karine Trudel, munie d'une véritable brique comportant tout le dossier du Palace, signale qu'un délai d'analyse de neuf mois s'applique pour le traitement des demandes de subventions soumises à Patrimoine Canada. Dans le présent dossier, la politicienne espère que «le bébé naîtra prématurément».

«Je vais le présenter à Mme Joly. Je veux lui expliquer et lui montrer les photos. Je ne lâcherai pas ce dossier. La rénovation du Palace, ce n'est pas un caprice. Les citoyens ont besoin de cette salle qui joue un rôle d'importance. Il y a des artistes qui ne veulent plus venir se produire ici. Il faut agir rapidement, d'autant plus qu'Arvida va célébrer ses 90 ans en mai», rappelle Karine Trudel.

Selon l'élue, Ottawa ne soutiendra pas le projet de modernisation du Palace, évalué à 3,1 millions$, si Saguenay n'offre pas de garanties. Jusqu'ici, la Ville ne s'est pas engagée.

«Le fédéral va demander à la Ville si elle va avancer l'argent. Il faut s'assurer que les fonds soient disponibles», met en relief la représentante de Jonquière aux Communes, rencontrée à son bureau du Carré Davis.

«La Ville doit investir 1 million$ et le provincial 350 000$», poursuit la députée.

Impatience

Pendant ce temps, les membres de la Corporation de développement économique et culturel d'Arvida (CDECA) s'impatientent. Les impacts de la fermeture prolongée du Palace, dont la construction remonte à 1927, se font sentir et les commerçants perdent espoir.

«C'est tout le ''night life'' du secteur qui en souffre. On veut que les restos fonctionnent et que de nouveaux viennent s'installer. Avec l'absence du Palace, c'est plus difficile. Diffusion Saguenay nous dit qu'ils sont actifs dans le dossier. On n'est pas tenus au courant», fait valoir Cynthia Gagnon, propriétaire du commerce Caprices et Délices et présidente de la CDECA.

Le conseiller Carl Dufour est lui aussi las de voir ce joyau d'Arvida maintenu hors du circuit culturel saguenéen.

«J'ai été très explicite lors du conseil d'arrondissement hier (mardi). J'ai interpellé le président de l'arrondissement, Bernard Noël, le président de la commission des arts et de la culture, Jonathan Tremblay, et les conseillers qui siègent à l'exécutif. Je me sens comme une balle de ping-pong dans ce dossier-là. J'ai besoin d'aide. Il faut que le Palace soit une priorité pour 2016 et ça prend une volonté politique et des subventions», charge le conseiller.

Des airs du Capitole de Québec

Les travaux requis pour le Théâtre Palace Arvida le plus souvent rapportés par les médias depuis sa fermeture concernent surtout la structure de l'immeuble. Or, le projet global de refonte vise le réaménagement complet de la salle, à laquelle on aimerait donner l'aspect et l'ambiance feutrée du Capitole de Québec.

La députée néo-démocrate Karine Trudel, qui mousse ce dossier à Ottawa, a eu des discussions avec Pierre Mazurette et Claude Simard, respectivement président et directeur général de Diffusion Saguenay, à ce chapitre. Elle est au parfum des ambitions caressées par l'organisme pour ce lieu de diffusion unique reconnu pour son cachet vieillot et sa formule cabaret.

«Il faut continuer à offrir cette salle aux citoyens. Les travaux qui sont requis sont majeurs. La scène est finie, le plafond s'effrite et on ne peut plus installer d'équipement pour les spectacles», fait valoir Karine Trudel, qui veut rencontrer la ministre Joly d'ici deux mois «pour lui expliquer le projet et lui montrer des photos».

La députée réitère également le caractère impératif du privé dans ce dossier. Le Progrès-Dimanche a fait état, l'an dernier, de la possibilité de vendre une partie du nom de la salle de spectacle à une compagnie, possiblement une institution financière, une option envisagée par Diffusion Saguenay.

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