Une Saint-Valentin bien spéciale

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Andréanne et Jean-Luc ont prononcé leurs voeux le 25 janvier dernier à Cuba. Leurs enfants, Samuel et Anaïs, étaient présents.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Pour Andréanne Simard et Jean-Luc Bélanger, la Saint-Valentin revêt un caractère bien particulier cette année. Pas simplement parce que le couple vient d'unir ses destinées sur une plage de Cuba en compagnie de ses proches, mais parce qu'il s'agit du tout premier 14 février à se présenter depuis qu'Andréanne a sauvé la vie de son amoureux, victime d'un malaise cardiaque.

L'histoire paraît surréelle lorsqu'Andréanne la raconte. Elle s'est cependant bel et bien produite le 3 mai 2015, alors que Jean-Luc, 35 ans, prenait part à une partie de dek-hockey au Cégep de Chicoutimi. Andréanne, maman de deux jeunes enfants, n'avait pas l'habitude d'assister aux matchs de son conjoint, souvent disputés le dimanche soir.

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Andréanne Simard et Jean-Luc Bélanger s'aimaient déjà beaucoup. Après le rendez-vous manqué de Jean-Luc avec la mort, leur amour est encore plus grand.

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Mais ce jour-là, la rencontre sportive avait exceptionnellement lieu à 15h. Elle a donc saisi l'opportunité d'y emmener Samuel, alors âgé de quatre ans, et la petite Anaïs, un an, histoire de leur donner la chance de voir papa à l'oeuvre. Ce qui s'annonçait d'abord comme une partie de plaisir a rapidement tourné au drame. Jean-Luc s'est plaint de difficultés respiratoires. Quelques minutes plus tard, il s'est effondré. Andréanne Simard, qui est contrôleuse financière au Quotidien et au Progrès-Dimanche, détient la certification RCR. Sans hésiter, elle s'est précipitée au sol pour porter secours à son homme.

«Il était complètement parti. Il avait perdu conscience. J'ai mis la petite par terre. J'ai lâché un cri. Les gars se sont occupés des enfants et les ont emmenés dehors», raconte Andréanne, qui a fait preuve d'un sang-froid remarquable dans les circonstances. En attendant l'arrivée des ambulanciers, la jeune femme de 30 ans a pratiqué des manoeuvres de réanimation, mettant en pratique les techniques de massage cardiaque apprises dans le cadre de sa formation de secouriste. Pendant des minutes qui lui ont semblé des heures, elle a tout fait pour maintenir son amoureux en vie.

«Au début, je faisais des compressions et de l'insufflation. À un moment donné, je n'avais plus de pouls. J'essayais juste de pomper son coeur pour qu'il reste en vie. Je le voyais par terre et je savais qu'il ne vivait plus», raconte Andréanne, qui croit que la formation de secouriste devrait être dispensée dans toutes les écoles secondaires.

Les événements se sont bousculés. Quelqu'un a fourni un défibrillateur cardiaque. Au moment de donner le premier choc, les secours sont arrivés. Lorsque Jean-Luc a quitté le cégep pour l'hôpital, les ambulanciers avaient un pouls. Andréanne, qui l'avait maintenu en employant toute la force de son corps, a perdu la carte.

«J'étais en panique. J'ai fait un choc nerveux», raconte-t-elle.

Incertitude

À l'hôpital, Jean-Luc a été plongé dans un coma artificiel pendant 36 heures, une procédure médicale normale suivant un infarctus, le tout dans le dessein de préserver les capacités cérébrales de la victime. Andréanne a vécu cette période d'angoisse dans l'incertitude la plus totale, ignorant complètement si son complice des 12 dernières années conserverait des séquelles de l'accident.

«Je savais qu'il allait vivre, mais je ne savais pas s'il redeviendrait comme avant. J'ai vécu l'enfer. Je me suis demandé si j'avais tout fait pour le sauver», raconte Andréanne, très émue en prononçant ces mots.

Au bout de 36 heures, Jean-Luc s'est réveillé et a obtenu son congé de l'hôpital deux semaines plus tard. Aujourd'hui, il se porte à merveille.

Selon les explications fournies par Andréanne, son amoureux n'a pas été victime d'un infarctus. Le malaise serait plutôt d'origine «électrique» et Jean-Luc vit dorénavant avec un stimulateur cardiaque doté d'un défibrillateur intégré. Il continue de faire du sport, mais de façon plus modérée.

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